Relaxation dynamique et opération déculpabilisation

Je l’ai déjà dis, j’ai été voir une naturopathe fin avril et je suis ses conseils, peu ou prou, depuis le mois de mai. Résultat : je me sens mieux. Je ne respecte pas ses conseils à la lettre (sinon, adieu vie sociale et joies de vivre), mais je respecte ceux qui me plaisent.

Pour accompagner ces conseils et mettre un max de chances de mon côté, j’ai entamé des séances de relaxation dynamique avec Mme Naturo. Et purée, ce que c’est bon ! D’abord, quoi que c’est la « relaxation dynamique » ? Un peu antinomique, n’est-ce pas ? En fait, la relaxation dynamique est une technique de relaxation basée sur des exercices de respiration et de gestion de la pensée. La relaxation dynamique, qui fait partie du domaine plus vaste de la sophrologie, assure une détente physique et psychique. Vraiment. Et ça marche. Je veux dire, non, je ne vais pas tomber enceinte grâce à ça, mais oui, cela m’aide à me relaxer et à laisser une place à mon enfant. A le visualiser (ce que je suis incapable de faire). Parce que pour lui laisser une place, pour qu’il vienne se nicher dans mon corps, il faut aussi qu’il sente qu’il y est le bienvenue.

On a pas mal discuté avec Mme Naturo. Elle m’a dit : « Vous venez d’accoucher de votre premier bébé, votre « petite entreprise ». Maintenant, vous allez être prête pour accueillir votre second bébé, et on va vous y préparer ». C’est pas faux. Avant, ma vie était trop pleine. Aujourd’hui, je lui laisse la place de venir.

Comment se passe les séances ? Comme une séance de relaxation classique : tu t’allonges, tu fais ce que Mme Naturo te dis de faire (respirer longuement, imaginer telle ou telle chose) et tu te réveilles une heure plus tard, étrangement apaisée, n’ayant pas vu le temps passer.

Prochaine étape ? L’hypnothérapie. J’ai un contact, y’a plus qu’à.

A la suite de mon précédent article, j’ai tout de même évolué. On a eu une grosse dispute avec Brad vendredi soir, puis samedi encore… Encore et toujours le même problème : sa consommation de clopes. Et son hygiène de vie. On a, après cette dispute, beaucoup discuté aussi, et j’ai compris certaines choses.  Résultat : j’ai décidé d’arrêter de me culpabiliser pour tout. Je vais profiter de la vie jusqu’à cette prochaine FIV, boire, manger, rire, sortir. Je le faisais déjà, j’avoue, mais toujours avec une arrière pensée culpabilisante. Or, avec Mme Naturo, on a travaillé sur la culpabilité ces derniers temps (tiens donc !). Et je vais aussi arrêter de soumettre Brad à ma condition d’arrêt de clope. On a parlé, et, effectivement, le manque est très présent chez lui et le stresse énormément. Arrêter tout court serait peut-être encore plus désastreux pour ses bébètes, vu le stress engendré. Cela n’empêche qu’il pense avoir divisé par deux voire trois sa consommation (fumant des cigarettes roulées, il ne savait pas combien il en fumait par jour…). Aujourd’hui, il en fume moins de 10 (une moyenne de 7) + la cigarette électronique. J’en reste là. J’espère qu’il n’augmentera pas et qu’il continuera ses efforts. Mais, soyons sérieux, s’il est vrai que la clope a un effet négatif sur la fécondation toussa, je ne pense pas que le fait qu’il en fume 10 par jour puisse complètement ruiner nos chances. Je pense que si ce petit bébé doit s’accrocher, il s’accrochera. Et le fait d’accepter tout ça (il m’a fallu un week-end de crises et de larmes) ne sera que bénéfique pour une future accroche.

Me voilà fin prête pour attaquer FIV 3 à la rentrée après un été à profiter de la vie 🙂 Je prendrai rendez-vous, peut-être cette semaine, pour un rendez-vous de mise au point avant FIV 3 avec Super Doc. Forte dans mes baskets, la peur au ventre, mais forte. Soutenue par Brad. Lui qui ferait fera  un merveilleux papa (ses qualités de père ne sont plus à démontrer, vu son comportement avec sa filleule, ma filleule et tous les gosses de nos amis).

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Mon cas est atypique (ou déséspéré, c’est selon)

Pfiou. Je viens de passer quelques jours riches en émotion. Après mon dernier article, qui paraissait enjoué, et qui m’a valu nombres de commentaires félicitatifs (merci, mes chaussures sont trop petites, désormais), j’ai passé deux jours à déprimer, au bord des larmes, au fond du gouffre, me disant qu’avec tous ces échecs (6 embryons, 5 transferts, et je compte pas les quelques essais de stimulation antérieurs), je n’étais pas normale, et je n’arriverai jamais à avoir d’enfant. J’ai même pleuré en rentrant du boulot, crevée, et Brad, solide comme un roc (mais comment il fait ?) m’a consolée comme il a pu (pour un mec pas démonstratif, chapeau) en me disant qu’on allait y arriver un jour et que si la Sécu rembourse 4 FIV, ce n’était pas pour rien. Mouais.

P**** d’hormones, qui te font aller très haut puis très bas.

Hier soir, je suis sortie du travail vers 21 heures, après une réunion-débat-envuedesmunicipales qui avait lieu sur mon lieu de travail. Je rentre en tram, jusqu’à un arrêt où est stationnée ma tuture. Sauf que tuture, hier soir, avait bouffé toutes ses batteries et ne voulait plus démarrer (non, même pas j’ai laissé mes phares allumés, même pas même pas… ah si, en fait… euh…). Brad est venu à ma rescousse, il est allé cherché des pinces, les a branché de sa voiture à ma tuture pendant que je l’éclairais comme je pouvais avec mon téléphone (je suis une intellectuelle, moa, pas une manuelle…). Ouf, elle a redémarré. A la maison à 22h30, on crevait la dalle… Dodo tard, quoi… pour un réveil à 5h45 pour voir Super Doc aux aurores! My God.

Ce matin, en mode « La journée commence, là, ? t’es sûr ? ».

Je récapépète : je suis à 10 jours de « pompe » (de stim, si tu préfères).

Pour une fois, très peu d’attente à la PMA (merci les RDV à l’aube), je papote avec l’infirmière (je suis VIP, je l’ai déjà dis ?) et je passe dans le bureau de Super Doc pour l’écho. Super Doc regarde l’écran, moi, je vois qu’il y a des trucs (je commence un peu à discerner les trucs, comme quoi,  au bout de deux ans d’écho, tout arrive). Mais je ne sais pas encore ce que veut dire ce que je vois… donc j’attends.  Elle me dit : « Bon. Echo très atypique ». Mouiiiiii ?! C’est à dire ???

« Et bien, vous avez un endomètre très épais ». Je lui dis que c’est plutôt positif ça, d’autant que j’ai plutôt un endomètre fin d’habitude. Elle me dit : »Oui, certes, mais on a l’impression que c’est plutôt un endomètre post-ovulation ». What ??? Repaet please ? Marche arrière ?

Je lui dis « J’aurai ovulé toute seule ? ». Elle rigole, me dit que ce serait bien la première fois que j’ovule sans son aide, mais que tout est possible. Elle me dit qu’à gauche, il n’y a rien, aucun follicule, et à droite, un gros follicule ou un gros kyste (ah bon) et d’autres petits follicules ou kystes. Ah bon bon bon. Mais euh, comment fait-on pour savoir ? On attend les résultats de prise de sang ! Okay.

Puis, je l’interroge sur mont aux étrange de LH à 10 (surtout quand je vois Bounty qui dit qu’elle ovule à LH 10…) alors que d’habitude, celui-ci est plutot de 0. Elle me répond qu’on ne peut pas s’y fier, le taux de LH en lui-même ne veut rien dire, il va, il vient, c’est associé à l’estradiol qu’il peut être interprété, et mon estradiol était bas donc bon.

Je repars du Centre un peu hallucinée : je ne sais pas si je dois me réjouir ou non… Super doc m’a dit que le secrétariat m’appellera dans la journée, soit pour tout arrêter, soit pour continuer, soit pour déclencher. Toutes les options sont possibles. Et étrangement, je suis zen. L’habitude, sûrement.

A midi, je reçois mes taux. ‘Tention, y’a du lourd !

LH : 35, Progestérone : 4,3 Estradiol : 523.

Boooooon. J’attends le coup de fil, suis pas médecin, hein.

Coup de fil du secrétariat : « alors, il semble que vous ayez déjà ovulé, vous deviez être ce matin en pleine ovulation ». Allons bon. Merdouille. On a fait couic couic que samedi, saloperie (on travaille beaucoup alors hein on peut pas tous les jours). Bon, pas grave me dis-je, on fait un TEC pas une stim, j’avais oublié. Elle me dit qu’il est encore juste temps de faire le TEC. Que le transfert se fera lundi. Que ce soir je fais 10 clics d’Ovitrelle (10 clics ??? Quoi que c’est ??? Help me !!! je fais toujours le stylo entier, moi !!!), que je ferai le reste le soir du transfert et que je garde la pompe. Allons bon. Qu’est-ce que c’est que ce protocole de malade ??? Pourquoi dix clics d’Ovitrelle ce soir et le reste lundi ? Alors que j’ai déjà ovulé POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS DES ANNEES TOUTE SEULE !!!! Vos observations éclairées seraient je l’avoue les bienvenues. Et la pompe, je la garde toute ma life, ou bien ?

Pour le reste, je retiens : que depuis le début de la stim, j’étais plutôt détachée. Que j’ai ovulé en 10 jours de pompe (avant, il m’en fallait au moins le double). Que j’ai ovulé sans mon amie Ovitrelle (nananinanèreuh). Que ce soir on fait du poney, on s’en fout, on a rien à perdre. Qu’il faut que je continue à me plonger dans le travail pour ne plus penser à « ça ». Que lundi, on me transfère deux embryons. Que j’aimerai qu’ils soient gentils, et que, pour une fois, ils veulent bien faire un peu plus d’effort et s’accrocher à ma paroi utérine puisque pour une fois, mon endomètre est « bon » (elle m’a pas donné les mm, Super Doc n’aime pas trop donner les chiffres). Que direct après le transfert (et avant aussi d’ailleurs), je serai au boulot. Que de toute façon, le repos n’avait rien changé au résultat les fois précédentes, alors bon.

J’ai quand même hâte d’être au jour du transfert pour avoir le débrief de Super Doc et savoir ce qu’il s’est passé et si je pourrai encore à l’avenir ovuler seule… même avec une trompe bouchée, l’espoir d’un bébé couette renaîtrait alors ? Mouais, te fais pas trop de film ma vieille, car en lisant le résultat de la prise de sang, tu risques de tomber de haut et bien bas (encore une fois).