Ma vie est vraiment trépidante

Lundi dernier donc, petits saignements après la prise de Duphaston qu’on a fait semblant, Super Doc et moi, de prendre pour des règles pour démarrer le traitement en vue de la fameuse biopsie. Cela fait donc officiellement une semaine que je me shoote matin, midi et soir avec ces fameuses pilules de Provames.

Provames, tu vois, je connais. J’ai déjà fait trois de mes quatre TEC avec ce traitement, qui m’allait plutôt bien, car finalement, un peu comme tous les autres traitements d’ailleurs, j’avoue, j’ai très peu d’effets secondaires (un peu d’irritabilité et de fatigue, peut-être, mais franchement, pas de quoi en faire un fromage).

Sauf que là, c’est pas la même. Je suis énervée H24, un énervement incontrôlable qui me fait réagir au quart de tour et être de mauvaise humeur. Comme si j’avais arrêté de fumer la veille. Même mon collègue a vu que j’étais énervée. Même Brad a dit que c’était « pire que d’habitude » et qu’il voyait bien que « je faisais des efforts pour me contenir ».

Au taf, ça passe plutôt bien parce que finalement, je fais un métier où plus t’es énervée, plus on te trouve performant. Donc, je gueule sur tout et sur chaque chose, et personne n’y trouve à redire. Tant mieux.

En revanche, moi, je suis épuisée d’être énervée. Et ce matin, comme si ça suffisait pas, Provames m’a provoqué un bon mal de bide durant une heure.

Alors pourquoi une telle réaction ? Oh, j’avoue, je ne cherche pas trop. Mais voici à quoi je pense :

– là, je sais que c’est pour du faux, qu’on ne va transférer aucun embryon, donc, je ne devrai selon mon inconscient très intérieur et pas du tout pragmatique ne rien ressentir alors que ce que je ressens quand je suis en mode « traitement », je n’y prête pas attention parce que finalement, c’est dans l’ordre des choses (t’as tout compris ou je recommence ?).

– 6 mois sans traitement ont permis à mon corps à se déshabituer de tout ça, et, il faut qu’il se réhabitue (hypothèse la plus probable),

– mon corps fais des progrès et désormais réagit aux traitements alors qu’avant, cela lui était indifférent (hypothèse la plus espérée).

Voilà voilà un aperçu de ma vie trépidante. Vivement la progestérone (a priori en milieu de semaine prochaine) pour que j’ai vraiment des symptômes de malade. Qu’est-ce qu’on s’marre !

Sinon, mon appel à jouer à Duel Quiz est resté lettre morte (à part toi, V., merci merci merci de pas me laisser en galère d’amis) et je suis très très très déçue. Je vous ai dis : j’ai une vie TRE-PI-DANTE !

Dernière chose, et non des moindres : j’ai beaucoup beaucoup de blog dans mon lecteur et n’arrive pas à vous lire toutes, donc, ne vous vexez pas si je ne commente pas ou ne lis pas certains articles (c’est vraiment rare que je ne lise pas quand même), je n’ai pas le temps (pour de vrai, j’ai vraiment une vie trépidante).