Le cycle de la Loose

Un cycle pareil, ça ne s’invente pas.

Tout d’abord, quoi de neuf depuis mon dernier article ? Et bien, rien de bien folichon. Je viens de passer une dizaine de jours assez déprimants, entre crises de larmes (mais pourquoi je ne garde aucun winners ? et si ça continue, est ce que je serai maman un jour ?), doutes (on va vite arriver aux 4 FIV remboursées, que va-t-il se passer ensuite ?), engueulades avec Brad (tu ne m’aides pas pour le ménage, la bouffe, y’a pas que toi qui fait des horaires de ouf et c’est pas toi qui te tapes toutes ces putains d’hormones) et boulot-boulot (ça fait du bien de penser aux problèmes des autres, et puis de toute façon, je n’ai pas le choix, avec tous ces non-évènements PMA, j’ai pris du retard).

Que du bonheur, en somme.

Durant ces 10 jours, comme convenu avec Super Doc, j’ai gardé la pompe, donc, toujours sous traitement, mais en mode jemenfoutiste parce que, dans ma logique (qui ne me semble pas mauvaise), si 8 winners ne se sont pas implantés, pourquoi le 9ème déciderait de faire autrement ? Mon chiffre porte-bonheur, c’est le 7, pas le 9.

C’est samedi soir que la loose a commencé. Je vis ma journée en mode déprime car engueulade avec ma mère, et mes parents m’agacent pour des raisons annexes. Bref. Le soir, on rentre d’un dîner chez eux, plutôt sympa malgré ma déprime et c’est le moment de changer la pompe. En théorie. Parce qu’en pratique, je m’aperçois que j’ai OUBLIE (oui, oublié !) d’aller chercher le produit à 400 boules qui permet de me donner les bonnes hormones qu’il faut. My God. Je vous rappelle que Madame la Pompe m’injecte des hormones toutes les 90 minutes. 23h, un samedi soir, je fais quoi ? Et bien, je m’énerve toute seule 10 minutes, et je vais me coucher, sans la pompe. Pas plus stressée que ça (que pouvais-je y faire ?).

Le lendemain, aucune des pharmacies de garde que j’appelle ne répondent (c’est ouf, ça !) et de toute façon, je doute qu’elles aient mon produit spécifique en stock. Je demande conseil à Miss inFertility, un brin stressée tout de même, qui me dit que selon elle, c’est pas bon d’enlever si longtemps la pompe et que quand ça lui arrive, elle a toujours le reste des traitements précédents dans le frigo. Je vous vois avec vos gros yeux, là, alors j’explique. Le produit que je mets dans ma pompe, c’est une solution reconstituée (comme Menopur, pour les initiés ou comme Pergoveris [oui, j’ai testé tous les traitements]). Quand je prends le produit reconstitué dans ma seringue pour l’injecter dans ma pompe, il reste toujours dans la fiole un tout petit reste de solution reconstituée. Que je conserve sagement (pas au frigo, moi !) dans l’attente d’un recyclage.

Comme je ne peux pas savoir quelles solutions reconstituées sont les plus récentes, je prends tous mes fonds de fioles et je les mets dans un. Et je m’injecte ça. Même pas peur. Enfin, si un peu. J’ai demandé à Brad de m’emmener d’urgence à l’hôpital s’il voyait un truc chelou, et une heure après m’être recollée une pompe bricolée, je me suis sentie fébrile, des vertiges, avant de m’apercevoir que tout ça n’était que psychologique… Note pour plus tard : tout est dans la tête. C’est agaçant, mais c’est vrai. Enfin presque.

Ce matin, je me suis rendue à mon rendez-vous écho-prise de sang, stressée à mort. Super Doc m’a rassurée : pas de traitement pendant 12h ne devrait pas avoir d’incidence (bon, je lui ai pas dis pour la solution reconstituée pour les 12 autres heures et le fait que je me suis prise pour un petit chimiste…). Bon à savoir. On fait l’écho qui montre un joli follicule… A GAUCHE !!!! ouiiiiii !!!! Du côté de la bonne trompe pas bouchée. Je suis toute euphorique et j’explique à Super Doc que c’est bien la première fois que j’ovule à gauche. Elle me dit en rigolant que j’ai intérêt à avoir des rapports dans les jours qui arrivent. Nous y reviendrons.

Je file au travail, et accumule les mésaventures. Je ne peux pas souffler, sauf pour manger vite fait, en lisant les blogs de mes copinautes. Pendant ce temps, je reçois mes résultats de prise de sang et un appel de la clinique.

Prise de sang : LH à 22,5; Progestérone à 2,7 et Estradiol à 507.

Coup de fil de la clinique que je découvre à 16h30:

Bonjour Mme Marivalou, voici les consignes pour le déclenchement : Ovitrelle cet après-midi, pour un transfert samedi. 

Quoiiiii ??? WTF ? « Cet après-midi ? ». Je les rappelle en disant que je travaille, que Ovitrelle est dans mon frigo, et comment je fais ??? Ils vont demander à Super Doc. En attendant, je m’organise et rentre chez moi pour 17h45 (le truc qui m’est jamais arrivé…). Super Doc a dit de faire Ovitrelle dès que possible, mais que ce n’était pas grave si je la faisais ce soir. Ce sera 18h, donc. Vu que j’étais déjà partie. Là, ça va se compliquer car d’habitude, c’est Brad qui manipule Ovitrelle. Moi, je subis. Je dis : « tu fais bien attention hein » mais je ne fais rien. Là, il faut agir. J’agis en conséquence. Sauf que pour la première fois depuis mes nombreuses expériences d’Ovitrelle, IL Y A UNE BULLE ! Oh Bordal. Je suis donc les instructions pour enlever la bulle qui disparaît (ouf). Et je m’injecte la chose.

Brad rentre et va direct au lit… non pas pour faire une partie de couic couic avec sa chère et tendre (moi), non. Pour dormir. Brad est malade. Le jour où j’ovule quasi-naturellement du côté gauche, Brad est malade. Le jour où le truc qui arrive jamais arrive, Brad est malade. Il a cependant dit qu’il allait essayer. J’essaie de ma rassurer en me disant qu’on l’a fait hier. Mais merde, ça aurait été bien d’avoir une chance au naturel en plus de cet embryon congelé. Nous verrons, donc. J’ai envie de dire, après tous ces coups de loose : advienne que pourra.

Transfert prévu pour samedi, donc. Ca tombe bien, je prends une semaine de vacances à compter de samedi. Timing pârfait. J’aurai préféré dimanche, quand même, histoire de faire le ménage à fond samedi. On va pas chipoter. Brad se chargera du ménage. Moi, je me ménage.

Concernant enfin mon état d’esprit, il s’est amélioré. Nettement. En allant à la clinique (30 à 40 minutes de trajets beacause embouteillages), je me suis dis deux choses.

Chose positive number One : je crois aux cycles. J’ai eu mon cycle de bonheur de quatre années, à compter de 2006 :

2006 : demande en mariage de Brad, préparation du mariage

2007 : mariage, réussite du plus dur examen de ma vie

2008 : entrée à l’école, voyage de noces fabuleux

2009 : fin de l’école, diplômée et entrée dans ma belle profession.

Puis, j’ai eu mes 4 années de loose :

2010 : finalement,je fais une profession de marde, qui me stresse et qui ne me laisse ni vie sociale, ni vie familiale possible. Mon poids est à – 10 kgs et je ne vais pas super bien.

2011 : les travaux dans notre maison s’éternisent, ras le bol, et mon métier ne me laisse toujours aucun répit.

2012 : découverte de l’absence d’ovulation, de la trompe bouchée, entrée en PMA

2013 : une FIV et trois TEC plus tard toujours rien.

STOP ! à partir de 2014, il doit y avoir des choses positives. Je fais abstraction de ma deuxième FIV ratée et du TEC tout aussi foiré. Ils n’existent pas. J’entame mon ccyle de bonheur cette année,  épicétou !!!

Chose positive number two : que ma prise de sang soit positive ou négative, il y aura forcément une bonne nouvelle : soit une grossesse, soit une démission. Mais dans tous les cas, ça marquera le début du reste de ma vie. Si je démissionne, cela signifie que je serai à mon compte dès septembre. Qui dit installation à mon compte, dit plus de travail, peut-être, mais au moins je bosserai pour moi, et dit surtout : LIBERTE !

Car j’ai réalisé une chose. A cause de mon boulot certainement, et à cause aussi de mon parcours PMA, j’ai l’impression de ne pas vivre ma vie, d’être en mode « pause » dans l’attente d’un mieux. Je ne peux plus vivre comme ça. Je veux vivre ma vie, être acteur et ne pas la subir. Ca commence donc par une évolution professionnelle, indispensable et nécessaire. Etre son propre patron, ne plus devoir être réactif à la seconde, ne plus se prendre des remontrances, devoir gérer les dossiers des boss et les miens de front, ne plus se justifier, être libre, en somme.

 

Publicités

Tac, tac, tac…

keep-calm-wait-and-see

Alors, alors, ce rendez-vous à faux J1, ça donne quoi ? Ben, déjà, comment te dire… mes règles ne sont toujours pas arrivées… je le dis à Super Doc d’emblée, mais lui dis également que je n’ai que je n’ai arrêté Duphaston qu’il y a 5 jours, donc, que je ne m’alarmais pas outre mesure…

 « Ah bon ? », elle me fait ? Et bien, oui, c’est ce que j’ai dis à la secrétaire… « La secrétaire m’a dit au contraire que vous aviez un retard important de règles, donc, je voulais vous faire une écho, mais là, pas besoin, vos règles devraient arriver… ou pas. ».

Aaaaah, non, mais si on ne peut plus se fier aux secrétaires, on fait quoi ? Je lui avais pourtant dit que j’avais un retard de quelques jours seulement… bref, on n’a pas dû se comprendre… Résultat, Super Doc était ennuyée et ne voulait pas m’avoir fait venir pour rien. Elle m’a donc dit de poser la pompe, et que ce n’était pas grave que je n’ais pas mes règles « à part gaspiller du produit ». Moi, perso, je considère que ce n’est pas « gaspiller », car ça habitue mon corps à recevoir des hormones de manière normale, comme toutes les femmes normalement constituées.

J’ai donc patienté jusqu’à ce que l’infirmière spécialisée en « pompe » puisse me la poser. Comme ce n’est pas une première, et même si on ne m’avait rien dit, j’avais apporté mon produit avec moi et mon chèque de caution et on a pu faire ça vite fait (même si je ne me rappelle plus très bien de la manip, ils fournissent avec un livret explicatif très détaillé).

Elle m’a posé le « pod » sur mon ventre, enclenché la manip, et j’ai entendu le TAC du déclenchement (ouille !!!) quand l’aiguille se plante dans ton bide pour… 3 jours. Oui, car maintenant, je suis tranquille pendant 3 jours, et vendredi matin, je refais toute la manip pour « recharger » Madame la Pompe de produit.

Désormais, toutes les 90 minutes, j’entends le doux « tac, tac, tac… » de la pompe qui m’injecte ses hormones. Voilou. Sauf que (je ne suis jamais contente), J1 n’est toujours pas arrivé. Et j’ai peur que J1 n’arrive jamais en fait… Wait & see, c’est ça ? Je commence à m’inquiéter quand ? Dans 5 jours, quand ça fera 10 jours d’arrêt après Duphaston, j’imagine.

Ca, c’était le charabia technique du jour. Passons aux potins du jour.

J’arrive à la PMA, donc, hier matin, à l’aube (7h30), j’ai les lentilles pas vraiment en face des trous et je vois arriver une fille faire la queue derrière moi. Je (crois) la reconnaître, et je lui fais un grand sourire. Sauf qu’elle me répond pas et se met à côté de moi pour attendre son tour. Euh. Bon. J’ai dû me tromper. Ah ben, oui, j’ai sûrement du me tromper car la nana en question, elle habite à 90 bornes de chez moi, si ma mémoire est bonne (on était dans la même promo en fait). Si ça se trouve, c’est sa sœur… En même temps, ça doit faire, quoi… 4 ans qu’on s’est pas vues ?

Entre temps, Super Doc me reçoit, et je vais attendre mon tour au labo pour la pose de pompe. Je jouais sagement à candy cruche, quand je reçois une notif Facebook. Mardeuh, voilà pourtant trois jours que j’ai décidé de ne plus faire un tour sur ce site qui n’est rien qu’un faire-part géant de naissance et de grossesse et de gosses qui grandissent, etc… ! Mais c’est un message, alors je regarde : « Salut Marivalou, je crois que je t’ai loupée tout à l’heure, désolée je ne t’ai pas reconnue de suite, j’avais pas les yeux en face des trous, j’espère que tu vas bien ». Ah ah, je n’avais pas rêvé, c’était bien ma copine de promo !!! On s’envoie deux-trois messages et on se rejoint entre nos deux salles d’attente (oui, j’attendais à celle du labo, et elle dans la salle d’attente « normale ») et on papote…

Et bien, vous savez quoi ? Ca me fait ultra-chier pour elle… ça fait du bien de se sentir comprise, de partager ça avec quelqu’un de « réel », certes, et qui « comprend », mais marde, DNLP n’épargne personne… On a le même âge, et on en est au même stade, avec des infertilités différentes, bien sûr. Et même si j’ai eu l’impression un instant de ne pas être seule au monde, je me suis dis que cette marde touche toujours les meilleurs. Moi pour commencer (héhé). Puis, ma copine de promo, franchement, je l’aimais vraiment vraiment bien, toujours le sourire, très sympathique, vraiment une belle personne.

Et puis toi et toi qui me lis aussi.

Bref. Maintenant, l’ordre du jour est Wait and See… Si les anglais débarquent, tant mieux. S’ils ne débarquent pas, cela veut bien dire que mon système reproductif, mon insuffisance hypothalamique ou ce que vous voulez continue de faire de la Résistance et que mes espoirs pour avoir un jour un cycle naturel s’envolent à tout jamais. Et du coup, je sais pas bien comment ça va se passer pour mon TEC… Wait and See, mais dans le flou. J’aime pas.

Quand J1 n’arrive pas…

Bon, bon, bon. A force d’écrire et de « commenter », vous allez finir par croire que je ne bosse jamais… en fait, si, je bosse, sûrement beaucoup d’ailleurs, mais on va dire que je fais mes « pauses » avec mon blog, ma thérapie. Car depuis que j’écris et que je vous ai, je suis, ou plutôt, je me sens détendue (car Brad, lui, vous dirait que je ne suis pas du tout détendue). La réalité, c’est que si, j’ai pris de la distance par rapport à tous « ça » ( = à tous mes échecs, répétés) et que je m’efforce de faire comme si. De vivre comme si. Même si intérieurement, la souffrance est terrible et la tristesse me submerge. Je ma satisfais pour le moment de petits plaisirs, et c’est déjà beaucoup. Mes derniers petits plaisirs en date :

– Inviter mes parents à dîner et les épater avec nos nems au confit de canard, ma fondue vigneronne et ma tarte au citron à l’américaine.

– Regarder Top Chef en critiquant chaque candidat et m’exclamant sur mes préférés… j’sais pas vous, mais le Steven, là, faudrait qu’il soit un peu positif dans sa life, sinon, il n’arrivera à rien. Surtout qu’il cuisine super bien.

– Regarder une série en dînant avec Brad.

– Boire un verre de vin (ou deux) avec un bon dîner. Oui, je suis un ventre. Oui, j’assume.

– Me dire que nous sommes en mars et que ce ne peut qu’être un bon mois. Définitivement. Ma nièce va naître ce mois-ci et c’est le mois de ma naissance, ainsi que celui d’une de mes meilleures amies.

– Projeter un resto d’anniversaire avec ma cousine avec laquelle je peux tout dire et qui ne se choque de rien, même quand je dis que je hais les femmes qui tombent enceinte par surprise, alors qu’elle même a subi une terrible épreuve à la suite d’un tombage enceinte alors que ce n’était pas du tout-du tout attendu.

– Penser à ma future installation professionnelle. Dans tous les cas, il y aura forcément quelque chose de positif cette année : soit les TEC foirent et je m’installe à mon compte (LIBERTEEEEE), soit ils ne foirent pas et je suis la plus heureuse des femmes. C’est ça de tout mener de front, il y aura forcément quelque chose qui fonctionnera.

– Etre fière de mon Brad à moi, qui travaille comme un malade pour un projet  qui lui tient à cœur. Etre fière de lui, pour sa positivité à toute épreuve et pour le roc si solide qu’il est.

– Jouer à Candy cruche dans le tram et dans la salle d’attente de la PMA. Doucement, sans partage sur FB et avec mes 5 petites vies.

– Lire des livres de filles.

– M’acheter des tupperwares Curver sur Ventes privées sans bisphénol A, lavables en machine, micro-ondables et même congelables pour certains, à prix cassés !

Du côté des trucs qui foirent, et que je m’efforce d’oublier vite :

– se rendre compte qu’avec un taff qui te demande d’être disponible 98 % de ton temps, tu n’as plus de chaussures pour quand il pleut, plus de fringues classes, et plus rien à te mettre… et toujours aucun temps pour faire du shopping. Résolution : réussir à acheter des fringus sur internet. Pas gagné.

– un ami qui te prévient le samedi après-midi qu’il viendra encore squatter chez toi pendant au moins deux jours alors que tu ne rêves que de tranquillité et que tu as déjà fais tes courses, et que lors de ces précédents passages chez toi (accessoirement juste après la ponction de la FIV 2…), même pas il te ramène un truc déjà cuisiné ou participe aux frais… les gens n’ont plus de savoir-vivre, ou bien ?

– 4 jours après arrêt de Duphaston, tes règles qui ne viennent pas.

Petite précision : depuis l’arrêt de ma pilule (décembre 2011), je n’ai jamais eu une ovulation spontanée. No règles. Nada. Rien. Le seul traitement qui me fait ovuler : Madame la Pompe ou bien les stim pré-FIV. Du coup, avant de commencer chaque stimulation, Super Doc me déclenche mes règles avec duphaston, histoire d’avoir un point de départ. En principe, j’ai mes règles 3-4 jours après l’arrêt du médoc. Mais, là, rien, nada. Pffff. Ca commence bien si mes ovaires sont récalcitrants. Une fois ça m’était arrivée, je m’étais fais des films en me disant que j’étais peut-être enceinte. Autant vous dire que là, je ne me fais aucun film vu que la probabilité pour que j’ai une ovulation spontanée + qu’un spermatozoïde trouve son chemin + que j’ovule dans la bonne trompe + que l’embryon se nide dans mon utérus pourri est proche de 0,001 %. J’ai donc appelé la PMA pour annuler le RDV, mais apparemment, Super Doc veut me voir quand même pour une écho. J’en profiterai pour faire mon caryotype, et peut-être même qu’on me posera La Pompe en dépit de l’absence de règles ??? L’espoir fait vivre !

Super Doc is back

Super_Doctor_7965

Rendez-vous PMA dit Débrief après échec FIV 2.

Nous arrivons, avec Brad au centre. La secrétaire nous aperçoit et me dit : « Je lui dis que vous êtes là ». Réaction de Brad : « Elle te connaît, ou quoi ? ». Et bien, comment te dire mon Chéri, je suis une super-VIP moi à la PMA. 31 ans dans un mois, deux ans et demie d’infertilité et deux ans en PMA, et toujours pas de bébé. Malgré plusieurs stim et en tout 6 embryons transférés. Je connais TOUTES les secrétaires, je connais même l’infirmière titulaire, bref, je connais tout le monde et OUI JE SUIS VIP DANS MON CENTRE PMA.

Laissez-moi au moins une satisfaction.

On attend une bonne demie-heure et Super Doc nous reçoit. Je m’assois et je ne lui laisse pas le temps de constater la prise de sang négatif, je lui dis tout de go : « C’est que je commence à désespérer », en souriant (je souris toujours… d’aucuns diront que mon humour est spécial.)

Et là, Super Doc fait son show. J’entends, Super Doc nous dit ce qui fait que je suis persuadée que c’est une Super Doc.

En prem’s,  j’ai pu poser toutes mes questions. Et parmi elles : si je fais une hyperstim après la ponction, que mon état s’améliore,  si il y a grossesse, est-ce que l’hyperstim réapparaît forcément? Et bien NON. J’avais tort. Spéciale Mention pour ma Lotte : j’avais tort !

Puis Super Doc prend la parole. Elle ne nous cache pas que nos échecs restent pour elle inexpliqués et que, sur le papier, tout va bien alors qu’in the real life, pas de bébé. On arrive à avoir plusieurs beaux embryons à chaque fois. Il lui paraît clair qu’il faut explorer d’autres pistes. Notre dossier est donc passé en « commission » (entendre, en réunion avec tous le STAFF de la PMA [ quand j’vous dis que je suis une VIP de la PMA!]) et ils ont discuté longuement de « notre cas ». Haem. Rassurant tout ça. Bref, personne ne capte ce qui ne va pas chez nous. Bien, bien, bien…

Super Doc nous propose donc le programme suivant : on fait les deux TEC qui restent, histoire de s’en débarasser  (elle ne l’a pas dit comme ça, c’est moi qui interprète), mais on essaie de faire ces TEC sur un cycle stimulé avec une vraie ovulation et tout et tout. Pas un cycle artificiel. Moi, je dis BANCO hein, pourquoi pas ! Sauf que chez moi et avec ma pathologie un peu spécifique (je n’ovule plus depuis une perte de poids), le traitement miracle pour l’ovulation, c’est la Pompe LUTRELEF. En gros, c’est une pompe que tu as H24, collée à l’abdomen, et qui permet de t’injecter des hormones toutes les 90 mn. Au bout de trois jours, il faut la recharger, sans quoi tu t’exposes à un Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip strident. Et toutes les 90 mn, tu entends ce tic-tac de l’aiguille et tu as l’impression que tout le monde autour de toi l’entend également. Ce qui est faux. Tout le temps que dure la stim, tu dors mal, forcément, et ça te gêne, tu portes pulls larges (ça se voit pas trop, tout de même) et tu pries pour qu’un bip intempestif ne se déclenche pas au beau milieu de ton travail ou quand tu passe les portiques « sécurité ». Voilà,voilà. Ci dessous, une petite photo pour se rendre compte de l’engin.

Lutrelef Je vous présente Madame La Pompe et sa Télécommande.

Donc, on fait les TEC comme ça. Si cela ne fonctionne pas, après, on passe aux choses sérieuses. Déjà, on fait des cariotypes pour voir si tout va bien dans nos ADN respectifs. Ca on le fait en même temps que le TEC, et si c’est mauvais, on stoppera le TEC. Il se peut effectivement que quelque chose cloche, à ce moment, il faudra envisager une FIV spéciale, à Montpellier ou Nantes, bon, bon, bon.

Deuxième chose, avant de faire toute autre tentative de FIV, Super Doc veut prêter mon corps à la recherche médicale (avec notre accord) et faire analyser ma muqueuse par un super centre de recherches spécialisé, situé à Paris. Ca veut dire qu’elle va me  prélever un bout de ma muqueuse (My God), puis l’envoyer à Paris pour que des types en blouse blanche analyse ma muqueuse sous toutes les coutures et voir si y’a un truc qui cloche. Pour ensuite décider d’un traitement approprié. Roh la la, de savoir que ma muqueuse va traverser la France, ça me troue le cul ! Bien sur, le traitement qui me sera donné ne le sera qu’à titre expérimental. Donc, voilà, je suis devenue un objet de recherche.

Quand je vous dis que je suis une VIP !