#Article de PB – Ames sensibles s’abstenir

J’ai longtemps hésité avant de venir me plaindre sur mon blog. Peur que ça me porte malheur, peur de blesser mes amies PMettes qui galèrent… Et puis, c’est mon blog avant tout et je ne force personne à me lire, encore moins à commenter. Alors… let’s go.

Depuis l’annonce, j’angoisse. A mort. Peur de la fausse couche. Oui, je sais, je n’ai pas d’antécédents, mais si, quand même. J’ai un petit utérus et ma grand-mère, qui avait le même utérus, a fait plusieurs fausses couches (merci Mémé, je me serai bien passée de cet héritage). Je fais des trucs de psychopathes : genre, je vais lire sur le net des témoignages de fausse couches, pour voir à peu près quand ça arrive, comment… une chose est sûre, ça peut arriver n’importe quand. Et tu peux t’en apercevoir, soit à l’écho, soit en ayant de violentes pertes de sang. Et le fait d’avoir des symptômes ne veut pas du tout dire que tout va bien, car les symptômes peuvent rester trèèèèès longtemps présents. Du coup, je suis dans l’angoisse. C’est quand même drôle. Avant, quand une PMette décrochait son billet, je me disais « tout va bien aller pour elle, c’est sûr » et je me demandais pourquoi elle était si angoissée. Maintenant, j’angoisse à l’idée de perdre ce que je suis en train de toucher du doigt. Brad, pragmatique, me dit : « et s’il arrive quelque chose, alors ? On recommencera, voilà tout ». Ah oui. D’accord Chéwi. Ca paraît simple vu comme ça.

Depuis l’annonce, je suis malade. A en crever. Rien ne me soulage. Je vomis 1 à 2 fois par jour, exclusivement de la bile, et je ne me console pas en perdant du poids car le seul remède un tout petit peu efficace que j’ai trouvé, c’est de boulotter tout le temps. Je mange non stop. Et comme la plupart des aliments (dont les fruits et légumes, pas de chance) me dégoûtent, je mange des choses très bonnes pour la ligne : Yop et Candyup (vive la régression), pain de mie avec Kiri ou fromage frais à tartiner, biscottes, gâteaux. Récemment, je me suis mise à a soupe et aux bouillons.

L’homéopathie ne me soulage pas, pas plus que le Dompéridone ou les gélules de gingembre. Hier, j’ai testé l’acupuncture et après, je n’ai pas vomi (ni cette nuit, youpi !). Brad est parti me chercher un bracelet d’acupression sur les bon conseils de Miliette. Je doute, mais je teste TOUT.

Je me trimballe dans toute la maison avec mon saladier à dégueulis. Je bosse à moitié de chez moi, et dix fois moins qu’avant.

Depuis l’annonce, je ne dors plus. Je m’endors très tôt et les nausées me réveillent entre 1h et 5h du matin. Je migre dans le salon, et commencent la série de vomito. Je regarde des films, des documentaires, parfois je me rendors, ou je mange. Bref, j’ai une vie nocturne très active.

Depuis l’annonce, j’ai dis stop au sexe. Incompatible avec les nausées. Brad n’insiste pas, je crois qu’il a secrètement peur de faire du mal à notre petite Victoire. Victoire, c’est le nom que je lui donne, à ce petit rien dans mon bidon, pour lui donner envie de s’accrocher. De rester là.

Depuis l’annonce,  je ne réalise pas. Je me protège. J’ai peur d’une sacrée mauvaise nouvelle à la prochaine écho. J’essaie de ne pas y penser.

En me relisant, j’ai l’air désespérée. Je ne suis pas si angoissée que ça. Mais parfois si. Alors si exprimer mes angoisses peut m’aider, je le fais.