Ma naturo et moi

Excusez de la piètre qualité de cet article (décousu, sans humour), mais… il fallait que ça sorte.

Il y a 6 jours, je me prenais une bonne énième claque in my poire. Même pas peur. Certes, le temps avance pour moi. 31 ans, Brad bientôt 35… Certes, les couples autour de nous copulent et se reproduisent sans grande difficulté (sauf exceptions). Certes, certes, certes. Toutefois, je me fais la promesse qu’un jour je serai mère. Par n’importe quel moyen. Brad n’est pas encore prêt pour passer à l’étape de l’adoption (mais le sera-t-il un jour ?), donc, cette voie là ne me paraît, pas pour le moment, envisageable. Cependant, utopiste que je suis, ou tout simplement trop naïve, depuis quelques temps, et depuis un certain rendez-vous (je vais y venir), je crois en mon corps. Une ovulation naturelle pourrait très bien revenir, et même si j’ai une trompe bouchée, la dernière écho démontre bien que je peux ovuler du côté gauche, non bouché. Ce sera certainement un peu plus long voilà tout. Par ailleurs, il nous reste encore deux FIV remboursées et, je pense, des tonnes d’examens à faire (rendez-vous le 23 avril pour faire le point avec Super Doc). Voilà où on en est.

Côté « dans ma tête », voici comment je vois les choses : nous sommes heureux en amour. Nous sommes heureux tout court. Nous avons une maison que l’on rénove petit à petit, un beau métier chacun, un salaire chacun et un si gentil chien. Nos proches sont toujours « là » et même si les grossesses se succèdent parmi nos soeurs respectives (je sens que la belle-soeur va nous annoncer le 2ème là, le radar « femme-enceinte » s’est mis en marche), même s’ils sont plein de maladresses de fertiles, on peut toujours compter sur eux, indéfectiblement. Bref, comme le disait une copinaute qui se reconnaîtra assurément, le bonheur ne doit pas être la destination, mais le chemin pour y arriver<3. C’est tellement ça. Depuis donc quelques jours, je m’efforce de garder cela en tête. Je suis heureuse, même sans bébé, la plupart du temps, et bébé sera un plus.

J’avoue que je me suis fais aidée pour faire ce petit chemin dans ma tête. Par par un psy, non. Je suis allée voir… tadamm… une naturopathe. Ben, mon vieux, ça c’est quelque chose. Elle réorganise toute ta façon de penser, et d’ailleurs, quand tu la vois, t’as tellement envie d’être aussi apaisée qu’elle que tu dis oui à tout ce qu’elle te dis. La consultation a duré 2h30 environ, on a passé en revue ma manière de vivre, de manger, mes accidents, opérations, maladies. Sur cette base et quelques questions, elle m’a concocté un programme à suivre, une sorte de coaching, tout en me disant de ne pas me stresser si je n’arrivais pas à tout faire… elle l’a d’ailleurs écris dans mon programme :

Un humain tombe environ 2000 fois avant de savoir marcher et pourtant nous tenons tous debout. 

Elle m’a aussi écris (et ça, j’aime le relire) :

Soyez consciente de vos qualités et de ce que vous êtes.

Son programme est un mélange de conseils alimentaires (là, je pense que je vais galérer), de phytothérapie, d’exercice de respiration, de conseils en tout genre…

Je pense que là où je vais galérer c’est d’abord pour trouver le temps de tout faire (ouf, ma démission vient à point). Ensuite, c’est pour la bouffe. Moi qui croyait manger plus ou moins équilibré, c’est loupé ma vieille. J’associais mal les aliments, et puis, comme je suis dans la première phase, il va falloir que j’apprenne (mais attention, petit à petit) à me passer de chocolat (arghhhhhhhhh !) et de desserts en tous genre (re-arghhhhhhh !). Je ne me stresse pas, si je n’y arrive pas, ce n’est pas grave. J’aurais fais au mieux.

Il faudrait également que je trouve le temps de faire su sport, et du sauna infrarouge, et enfin de la relaxation dynamique. Et ma naturo fait tout ça. Elle ne m’a pas poussé à la consommation, c’est moi qui ait demandé comment faire pour ceci, pour cela, et… le sauna permettrait de détoxifier mon corps et la relaxation à lâcher prise. Avec mon boulot qui me prend environ 10 à 12h par jour, autant dire que c’est ingérable. Donc, je vais prendre les choses une par une et à terme, essayer de respecter au mieux leprogramme.

Je lui ai dis que je tentais a priori une troisième FIV (elle dit « Faïve », elle… Mdr) pas avant septembre. Selon elle, c’est parfait car les bienfaits de mes nouvelles habitudes ne viendront qu’avec le temps.

En bref, je ressors de ce rendez-vous enchantée, avec plein de conseils à appliquer, d’argent à dépenser aussi, et résolument POSITIVE. Je ne sais pas non plus si je vais pouvoir respecter tous ces conseils (pas de charcuterie, non mais oh, pas d’alcool, et j’en passe !), mais j’aurai essayé. Dans tous les cas, je ne pourrais commencer que mardi car dès aujourd’hui, nous sommes chez mes jolis parents (beaux-parents), et que chez eux, charcuterie, vins et fromage sont rois. Sauf ce vendredi saint, nous aurons du poisson. Ouf.

Pensées pour moi-même

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Parfois, j’ai peur. Une angoisse me prend, incontrôlable, et m’envahit, grossit, grossit… Cette angoisse, même si elle diminue, ne me quitte jamais, ne s’efface jamais, ne me laisse pas en paix. Et si la vie ne nous donnait jamais d’enfant ? Et si on continuait à regarder les autres faire des bébés, élever des enfants, se plaindre de leurs gosses sans qu’il nous soit donné un jour d’avoir nous-même un enfant ? Je sais, on peut refaire sa vie avec des « et si ». Mais celui-là ne me quitte pas.

A la veille du rendez-vous post FIV 2 négative avec Super doc, j’ai la trouille. J’ai la trouille d’arriver au bout de nos 4 essais de FIV et de jamais avoir la chance d’être Maman. J’ai la trouille de vivre encore d’innombrables fois tout ce que j’ai vécu cette dernière année : les traitements, les restrictions, l’espoir, la chute. Il nous reste trois embryons au frais, donc, deux TEC en perspective. Je sais que je vais y croire, sans trop y croire. J’ai peur que tout ça me détruise et me consume.

J’ai peur de ne jamais donner à Brad la joie d’être Papa.

Car soyons clair, tout ça, tout ce ramdam pour avoir un bébé qui hurle, c’est de mon fait. Il y a 5 ans, j’ai perdu 10 kilos. Un peu plus, même. Presque anorexique, la fille. Le truc, c’est que je ne me nourrissais pas assez, avec le recul, cela me semble clair. Pourquoi alors que je suis une gourmande invétérée ? Pour avoir le contrôle sur quelque chose j’imagine. J’avais peur de moi, de mon futur métier que j’apprenais, peur de la mort qui a emporté ma Grand-mère chérie. Bref, pendant plusieurs années, j’étais en sous-poids, maigre comme un clou. Puis, lorsqu’on a détecté mon problème d’anovulation, électrochoc, je me suis réveillée (ouf) et en un an, j’ai repris mes 10 kilos. En mangeant plus, tout simplement. Il n’en demeure pas moins qu’avec cette perte de poids, mon corps s’est mis en « pause » niveau ovulation et que je n’ai plus jamais ovulé. Du coup, même si j’ai une trompe bouchée, je me dis que si un jour j’avais la chance d’ovuler, mes chances d’avoir un bébé pourraient augmenter… Mais il se peut que ça revienne jamais. Demain, je demande à Super Doc.

Pour augmenter mes chances de régler ce problème, j’ai testé : ostéopathie et manger les bonnes vitamines. Peut-être pas assez de médecines douces ? En lisant à droite à gauche, je m’aperçois qu’à mon stade beaucoup ont testé l’acupuncture, la sophrologie et autres homéopathies… Je sais, je devrai essayer. Mais je suis tellement fatiguée de tout ça. De vivre FIV. En même temps, faire une « pause » est un supplice car plus d’espoir. Bordel, j’ai 31 ans dans un mois, et toujours aucun enfant et pas de bonnes perspectives pour l’avenir. Tout ça me fiche une trouille bleue.

Il est probable qu’on fasse les deux TEC qui nous restent, puis ensuite, FIV 3. Peut-être une pause entre les deux. Depuis la FIV 2, j’essaie de toujours de manger équilibré, mais j’avoue que j’ai réintroduis les boissons alcoolisées, en dépravée que je suis. Oui, parce qu’arrêter la clope, je trouve ça déjà surhumain. Alors, laissez moi encore quelques petits plaisirs de la vie. De toute façon, je me bourre pas la gueule non plus, ah ah.

Vous allez me dire : « attends, mais oh, p’têt que l’un des TEC va marcher »

Et je vous répondrai : alors, ça fait 6 embryons tous beaux et super Warriors (J5 voire J6) qu’on m’insèrent dans l’utérus et pas un n’est fichu de se « nider ». Alors, franchement, j’y crois moyens aux trois petits embryons congelés… d’autant qu’ils sont bien moins beaux que les autres puisqu’ils sont plus lents, apparemment, niveau évolution. Et moins beaux. Alors, je sais, il faut que j’y crois car ça ne va pas marcher sinon, donc, j’y croirais, mais en même temps, c’est si dur d’y croire véritablement quand on a déjà eu 5 échecs (sans compter les stims simples). Je pense surtout que cette fois-ci, je vais tenter d’oublier que je fais un TEC. De toute façon, ce sera pas pour tout de suite puisqu’il va falloir déclencher mes règles puis suivre le traitement de stimulation artificielle (des cachets) avant le transfert. Disons dans un mois environ. Ce qui présage un transfert pour mon anniversaire, ouais, super, je suis méga heureuse.

A part cette trouille, je vais plutôt bien. Une tristesse sous-jacente ne me quitte pas, mais je vais bien. Je crois. J’espère.

Et le miracle ne fût pas…

Point de suspens, le couperet est tombé samedi : « Négatif ».

 Ca me fait penser à une chose : je ne sais même pas ce qu’il peut y avoir indiqué lorsque la prise de sang est positive… aucune idée, jamais vu. Bref.

 Samedi, 12h, j’encaisse. Brad est déçu, mais aussi solide qu’un roc (merci mon chéwi). Après le déjeuner, je vais prendre un bain, et je pleure, je pleure… je pleure toute la journée. Je pleure encore d’ailleurs. J’annonce la nouvelle à Maman, ma sainte Maman adorée, qui me propose un ciné le lendemain. Merci Maman. Et Merci à Guillaume Gallienne pour ce merveilleux film.

 Aujourd’hui, quatre jours après, je ne peux pas dire que ça va « mieux ». Oh non non non. J’ai les yeux qui se remplissent de larmes à la moindre occasion, je hais mon corps, je hais mon utérus et je hais 99 % de la population sur terre (1% sur 6 milliards, il reste quand même du monde à aimer, vous inquiétez pas). Je suis tellement mal que je n’arrive pas à bosser correctement. Pas à bosser tout court en fait. Deux jours que les dossiers s’accumulent sans que j’avance. Deux jours de psychotage intensif.

Pour résumer, je ne surmonte pas l’épreuve, je ne « recommence » pas à vivre, je survis, c’est tout. Je mange, je dors, je travaille, mais j’ai l’impression amère d’être comme « anesthésiée ».

 Ce qui me vient à l’esprit ? Pourquoi aurais-je plus de chance pour les prochaines FIV ? Pourquoi ça marcherait alors que jusqu’à présent rien n’a fonctionné malgré nos « superbes » embryons arrivés à J5.

 Bordel de merde, qu’est-ce qui cloche chez moi pour qu’aucun des 6 embryons super warriors (soit-disant) transférés depuis juin 2013 ne s’accroche ???

 Et puis, c’est pas comme si je n’avais pas tout essayé. Deux ans que j’ai arrêté de fumer. Durant les traitements, pas d’alcool et je fais attention à manger équilibré. Peut-être trop de sucre ? j’évite au maximum le sucre, mais par pitié, ne m’enlevez pas mes carrés de chocolat le soir…J’ai tenté l’ostéopathie. Il me reste les séances de psy, l’acupuncture, la sophrologie, le yoga… pfffff, je n’ai même plus d’énergie pour tout ça.

Je cherche inlassablement la méthode, le truc qui fera que ça fonctionne la prochaine fois.

Pour le moment, je mène une vie de dépravée : mousse au chocolat à midi (oui, j’ai osé !), apéro et vin tout le week-end (enfin, le soir), pas de sport. J’ai pas repris la clope, c’est déjà ça.

 Désormais, je commence sérieusement à me demander si un jour je serai enceinte et si un jour je serai Maman à mon tour. La roue tourne parait-il. Mouais. Perso, ça fait deux ans qu’elle ne tourne plus pour nous et qu’elle reste sur le même intitulé : « Looseuse ».

 Rendez-vous 17 janvier avec Super Doc qui va me sortir probablement des statistiques du genre « dans votre cas, vous aviez beaucoup de chance de tomber enceinte (genre 40 ou 50 %) mais il y a une partie qu’on ne contrôle pas… ». J’imagine qu’à cette date, je déclencherai mes règles, et qu’on tentera les deux transferts d’embryons congelés en mars et avril. Sans trop d’espoir.

 Résultat des courses, je me tourne totalement vers d’autres projets. Après ces deux prochains TEC, je ferai une pause de 6 mois, je pense. Le temps de donner ma démission et de m’installer, enfin, à mon propre compte. Tant pis si je n’ai pas la clientèle qui va avec, tant pis si je galère de nombreux mois, au moins, je serai libre, libre, libre, et je stresserai uniquement pour ma pomme.Quitte à ne pas avoir de congé mat (puisqu’il manque le bébé), autant se sentir libre jusqu’au bout.

 Je me laisse encore toute la semaine pour avoir une hygiène de vie détestable, et après promis, je me remets aux fourneaux.

 En attendant, on dit bye bye à Jules et Jim, et on continue de faire « comme si ». Sauf que je n’y arrive plus.

Sinon, je vais devenir dingue

Un article juste inintéressant mais qui fait toute l’utilité de ce blog : besoin de sortir tout ça puis de passer à autre chose. Sinon, je vais devenir diiiingue !

Hier, super journée. Brad est parti à Paris pour les 30 ans de sa soeur (mais c’est pas pour ça que j’ai passé une super journée, hein). Je me suis retrouvée, certes, seule, mais pour la première fois assez en forme pour faire des « choses ». Du coup, avec Maman, on est allées au marché et à Picard, mon magasin préféré. L’après-midi, mon amie Lotte m’a appelé et après avoir discuté de cette FIV, on a parlé de tout et de rien. Ensuite, je suis partie chez mon autre amie LN, et ai fait la connaissance de son bout de chou trop craquant… on a discuté un peu de la FIV et sans entrer dans les détails, elle m’a avoué avoir elle-même subi une fausse couche. Et merde, pourquoi ça arrive toujours aux meilleurs ? Et puis, elle était hyper positive, bref, ça m’a contaminé. Ils m’ont invité à dîner, mais trop crevée, j’ai décliné. Je préférais passer la soirée avec ma télé et mon petit repas de fou que je m’étais préparée (citronnade et noix en tous genre pour l’apéro, tartines de saumon fumé/beurre salé, tartines de fromage chaud et froid (j’en profite, Brad abhorre le fromage :-D), salade pour la bonne conscience, compote et chocolats). My God. Mon ventre gonflé n’était pas dû à mes ovaires en folie, cette fois !

 

Ce matin, DPO 10. Je me réveille en pleine forme… et avec un kilo en moins. Cherchez pas, c’est normal, j’évacue le liquide stocké dans mon bidou, je suis sur la voie de la guérison. Bonne nouvelle pour mon corps, mauvaise nouvelle pour Jules et Jim. Ben oui. Parce que j’en suis persuadée, si ça devait « le faire » cette fois, vu l’hyperstim que je me suis tapée post-ponction, une éventuelle grossesse entraînerait de nouveau une hyperstim. Je me suis posée la question de savoir si c’était systématique, et à vrai dire, je n’en sais rien. Mais, vu que l’hormone HCG sécrétée affole mes ovaires, je dirai que oui. Et vu tous les exemples et témoignages autour de moi, à chaque fois qu’une FIVeuse fait une hyperstim post ponction et que « ça marche », elle fait une hyperstim avant les 10 DPO. Je poserai la question à Super Doc la prochaine fois. Pour en savoir plus sur ce fameux phénomène, je vous invite à lire ce billet d’une blogueuse, juste tellement vrai et parfaitement documenté : ici .

Voilà, voilà, donc, malheureusement (c’est nul à dire), je vais très bien, la vie reprend son cours et je me doute de ce que sera le résultat de cette putain de prise de sang de merde. En attendant, je me farcis toujours de la progestérone trois fois par jour, ce qui me donne les seins douloureux, et me rappelle chaque jour que je fais une FIV. Ouin.

 

Next, passons, je m’en remettrai. Ce qui me désespère, c’est qu’après ça, après les TEC qui suivront, il ne nous restera plus que 2 FIV avec notre PMA. Deux FIV et après, quoi ? Solutions alternatives ? On fait quoi après ? On attend un miracle ? On pense à l’adoption ? On renonce ? On souffre en silence et on laisse les gens nous regarder avec pitié ? Les pauvres, ils n’arrivent pas à avoir d’enfants.

 

Toutefois, comme toute FIVette qui se respecte, je continue à espérer à un miracle. Genre : « en fait, tu fais pas d’hyperstim, mais devines quoi ? Tu es quand même enceinte et tu es un cas à part ». Ou : « mon ovulation s’est remise subitement en marche, et un spermatozoïde conquérant a trouvé un joli ovule dans la seule trompe qu’il te reste ». Improbable ? Et alors ? J’ai encore 10 ans pour renoncer à ce genre de petit miracle. J’vous promets, dans 10 ans, je renonce. Mais pas avant. Au moins par fierté et pour dire « Fuck » à Madame The Bitch La Nature.

 

Et bien vous savez quoi ? ça va mieux. Je m’en vais faire des muffins citron qui vont déchirer, car perdu pour perdu, autant se gaver de bonne chose qu’on aime. Je ferai un régime plus tard.

Jules et Jim

Jules et Jim, c’est un film, de François Truffaut. Un des réalisateurs les plus merveilleux au monde.

Jules et Jim, c’est un livre, avant ça.

Jules et Jim, c’est une formidable histoire d’amitié, et d’amour. Une de celles qui vous tirent larmes et rires. Une de celles comme on n’en fait plus.

Jules et Jim, ce sont mes deux petits embryons que j’encourage à s’accrocher. Mes deux petits grains d’espoir.

Nous sommes à DPO (Day post ovulation) 7 et J+2 après transfert. Mon état de santé, ce matin, s’est subitement amélioré. J’ai toujours mes deux kilos en trop, pris après la ponction, mais je marche, je me déplace, et je pourrais même travailler. Faut dire que depuis que je suis arrêtée, et contrairement à ma première FIV, je dors bien. Je mange tôt le soir, (enfin, 20h, 20h30 au lieu des 21h-22h habituelles), je dors vers 23h et me réveille vers 8h. Pas d’insomnies, parfois réveillée par les douleurs, mais plus depuis cette nuit. Bref tout va bien.

Mais je suis bien soulagée d’aller mieux, ainsi, je vais pouvoir faire un peu de cuisine car depuis que je ne cuisinais plus, Brad, crevé lui aussi, me faisait pas vraiment manger équilibré. Hier c’était pizza (j’ai ajouté de la salade, histoire de me donner bonne conscience). Et vendredi, on a prévu de se faire plaisir pour le week-end : on va prendre à emporter chez notre chinois préféré. Mais vous savez quoi ? Même si je me dis que je devrai manger équilibré, je me dis aussi que Jules et Jim ne doivent pas me sentir frustrée. Et puis, si tout est joué, ou presque, autant se faire plaisir. Z’en pensez quoi ? Manger équilibré ? Se faire plaisir ? Dilemme. Moi, j’ai choisi les deux : je fais un mix.

Pour info, hier, j’ai tenté un gâteau au citron – chocolat. Gouté ce matin. Mis à la poubelle juste après. Dé-gueu-lasse. Ca m’apprendra à vouloir changer les recettes.

Pour ce soir, j’hésite : muffins aux courgettes / salade, crevettes aux poivrons et carottes, sauce curry coco, ou oeufs à la piperade ?

Côté boulot, j’ai essayé de reprendre un peu… je traite les mails urgents, mais j’avoue ne pas être motivée pour véritablement travailler. Je me dis qu’il sera bien assez tôt lundi de voir tout ça, et tant pis pour les urgences qui font partie intégrante de mon métier. Mes boss devraient se débrouiller sans moi.

En partant, l’affiche du film.

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