Trop LOL l’IRM

Je vous ai pas raconté… J’ai testé, pour vous, l’IRM pelvienne. Heureusement, programmée un samedi (ce que je conseille à toutes… sauf à prendre une demie-journée, au moins).

Samedi donc, je me lève, pas trop tard, au doux son du réveil. Je me rappelle alors que je dois faire un « lavement rectal ».

Comme j’ai du mal à rester coucher et en même temps à m’injecter un produit dans les fesses au moyens d’une espèce de pompe, je demande à Brad de m’aider (top glamour pour commencer le week-end). Brad, qui a eu d’ores et déjà la joie de tester ce genre de lavement, me dit, au moment de me le faire : « Allez, courage, c’est un mauvais moment à passer ». (mais pourquoi il dit ça ?!). Il appuie sur le truc qui injecte dans mes intestins, via mon joli anus, un liquide.

Je reste couchée quelques minutes, et Brad me dit que je peux me lever, là, c’est bon, les 3 minutes minimum sont passées. Je fais la fière, genre, ben ça va, je vais bien, à peine envie d’aller aux chiottes, mais j’y vais quand même, histoire de me « vider » et d’être toute propre de l’intérieure. Il est 8h45. S’ensuit ma plus longue histoire avec mes chiottes, d’une durée de 30 minutes, ponctuées de terribles maux de ventre et de vidage intensif. J’entends Brad me demander si ça va. Je le maudis.

Au bout de 30 minutes, je me sens littéralement vidée, je prends une douche et je file faire l’IRM. La secrétaire m’accueille, grand sourire, je lui dis que j’ai rendez-vous, oui oui, j’ai bien fait le lavement, une vraie partie de plaisir, ah ah qu’est-ce qu’on s’marre, j’ai bien pris mon anti histaminique, toussa toussa.

On me fait attendre. Puis on m’installe dans une petite pièce où je dois tout enlever, revêtir une blouse, mais je dois quand même garder mes chaussettes. Au top du glam.

J’arrive ensuite dans la pièce de l’IRM. La technicienne m’installe, m’explique tout et me dit que je vais devoir me mettre un produit dans le vagin via une seringue de gavage (me disais bien aussi que j’avais pas apporté tout ça pour rien). Allez, après avoir rempli le cucu, on rempli le minou. Charmant. Une fois fait, on m’installe, allongée, un casque sur les oreilles pour entendre de la musique et c’est parti. Je me détends, presque prête à m’endormir quand le son de l’IRM retentit. On aurait dit qu’un marteau piqueur était dans la pièce d’à côté. Apparemment, c’est normal tout va bien. Le truc dure environ 10-15 minutes, on m’a même mis des « lumières » de couleur en fond pour me divertir. La prochaine fois, je demanderai un film, tant qu’à faire.

Je sors de là, je me rhabille en passant par la case « toilettes » et j’attends encore que le radiologue (qui en fait est UNE radiologue) m’appelle pour me donner les résultats. Résultats : tout paraît normal, pas de traces d’adénomyose ou d’endométriose, juste des ovaires assez gros, avec plein de follicules, mais en rapport avec ma pathologie.

Biiiiennn. Me voilà à moitié rassurée. A la fois, je suis contente de voir que tout est nickel, à la fois, nous n’avons toujours aucune piste pour savoir ce qui cloche chez moi. L’utérus a l’air ok, la vascularisation est bonne.

Brad quant à lui doit faire ses analyses pré-IMSI mercredi prochain, le 14 mai, donc on aura les résultats début juin. Et il doit toujours arrêter de fumer, ce qui n’est pas gagné.

Pour le reste, Brad est pas facile à vivre en ce moment (stressé, préoccupé). Quant à moi, je fais une pause bienvenue avec la PMA. Depuis que nous avons commencé « tout ça », nous n’avons pas fait de réelles pauses. Un mois de « rien » seulement entre le dernier TEC de la première FIV et la deuxième FIV et pour le reste, nous avons tout enchaîné. Je ne voulais rien lâcher, j’étais incapable de faire une pause. Aujourd’hui, c’est mon corps qui me le réclame aussi bien que mon esprit. Je suis en pause, et bordal, ce que c’est bon ! Plus de prises de tête, je bois, je mange, je baise et je travaille (un peu) à mon rythme et plus au rythme de la PMA. Je me réapproprie mon corps,  j’ai perdu deux kilos, sûrement en trop, et j’ai même, pour la première fois hier, repris un peu le sport. Je me sens bien en dedans de moi. Je me sens bien tout court.

Bien sûr, quand je pense à mes chances potentielles de devenir maman, je reste cependant réaliste. Déjà 8 winners à J5 qui n’ont pas tenus, pourquoi ceux de la prochaine Faïve tiendraient-ils davantage ? Même avec le traitement de choc de M*triceL*b sans la biopsie, qui ne représente guère plus qu’un pansement, je ne vois pas ce qui ferait que cette fois, la roue tournerait. Bien sûr lors de cette prochaine Faïve, je serais beaucoup plus positive. Mais franchement, pourquoi cela fonctionnerait plus ?

Dans mon petit carnet, en attendant, je note les examens à suggérer à Super Doc en plus. Pour le moment, il y a « biopsie de l’endomètre ? » en sachant qu’elle n’était pas open pour m’en faire une tout simplement parce que c’est très invasif et que j’ai déjà eu une cœlioscopie qui a révélé un utérus normal et que la vascularisation est bonne (j’ai fais deux écho Doppler), et que lors de la prochaine Faïve, elle compte me donner le traitement de choc préconisé par ML. Il y a aussi recherche de la fragmentation de l’ADN des spermatozoïdes de Brad, mais peut-être le test pré-IMSI révèlera cela ( je l’ignore en fait). Voilà, voilà.

Toutefois, depuis quelques jours, j’ai réalisé que depuis presque deux ans et demie, pas une fois je n’avais lâché prise. Pas une fois, je n’étais plus dans le contrôle. Je profite de cette pause pour changer cela. Ou en tous les cas, je fais de mon mieux. Je vous lis toujours, je commente beaucoup moins. Chaque jour, je me félicite pour une chose positive. Je suis consciente de mes qualités et je ne les dévalorise pas. Hier, j’ai fais pour la première fois depuis un an ou deux un footing de 30 mn (je me félicite moi-même pour ce footing d’ailleurs, mouahahah). Je fais toujours l’amour mais pour le plaisir, pas pour le « au cas où ». Je me fous royalement de mes boss qui ont accepté de me laisser partir le 30 juin prochain. Je bois des verres de vin et mange sainement, mais pas que. Je pense à moi. Je suis dans un cycle TOUT POUR MA GUEULE et oh la la que ça fait du bien.