En vacances ! (enfin presque)

Je l’ai fait. Non, non, je n’ai pas accouché. Mais j’ai bossé jusqu’à 15 jours avant terme. Et ben, ma foi, je ne le conseille à personne ! J’aurais, je l’avoue, grandement apprécié un congé maternité démarrant 4 semaines avant le terme. 4 semaines, c’est bien. Les 2 dernières semaines ont été fatigantes, éprouvantes, et stressantes. Mais je l’ai fais, et j’en suis fière.

Allez, j’avoue. Je ne pensais pas que c’était si sorcier… en effet, au sein de mes collègues, TOUTES les femmes s’arrêtent à peine 15 jours avant le terme, voire pas du tout lorsqu’elles accouchent avant. Y’en a même qui accouchent quasiment sur leur lieu de travail.

Pour le reste, j’ai quasiment fait tout ce que je voulais ranger, nettoyer, etc… Il ne reste plus grand chose (et en même temps, comme j’ai autant d’énergie qu’un cachalot, faire UN truc prend une journée entière).

Nous sommes à J-14. OMG ! J-14. Et j’ai un peu hâte quand même. J’ai hâte d’être débarrassée des nausées (no comment), du mal de dos, du mal de ventre, du mal de partout en fait, des insomnies, des maux de têtes, des mains engourdies, des bas de contention et des jambes lourdes, et autres hormones en folies qui me rendent triste dès qu’un escargot se fait écraser ou heureuse dès le moindre rayon de soleil. J’ai hâte de faire la connaissance de Petit bout, de vérifier que tout est normal chez lui (on ne se refait pas…), de lui donner de l’amour, de combler son Papa. De souffrir le martyre en essayant de lui donner à manger, de ne plus dormir, de n’avoir plus de temps, de me pisser dessus (oui, je suis consciente aussi des mauvais côtés).

En fait, c’est moins que J-14. Une fois n’est pas coutume, on a tous les éléments pour que l’accouchement se passe sans difficulté. Oui, oui, oui. Ca veut pas dire que ça va bien se passer, mais au moins, ça fait pas flipper.

L’obstétricienne m’a bien rassurée…

Elle m’a tout d’abord félicité pour ma prise de poids (10 kgs à 8 mois et demi passé), en me disant que je devais manger super équilibré (ah oui, et les pizzas, les hamburgers, et les gâteaux, ça compte ?). Quand elle a vu ma tête, elle ma dit : « sinon, vous avez un très bon métabolisme ». On va dire ça. Remarque, en ce moment, mes « envies » du midi me font me goinfrer de tomates crues farcies au thon/mayo, concombre, ricotta (faut que j’en rachète un pot d’ailleurs avant d’accoucher, j’en ai plus). Le soir, je fais moins dans le diète, essentiellement parce que je suis fatiguée, et puis aussi qu’il faut bien se faire plaisir. D’ailleurs, ce soir, c’est hot dogs/ice cream.

Petit bout est bien bas, la tête contre le col (ah voilà pourquoi je passe la moitié de ma vie aux toilettes…), bien positionné, et le col est ouvert à un.

A la question: « avez-vous des contractions ? », j’ai été claire : « je n’en sais rien ». Elle a ri, et dès que je me suis allongée, elle m’a montré ce qu’était une contraction. Ok, ok, donc, j’en ai.

Selon elle, je devrai accoucher la semaine prochaine, max. Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh. Pression. Mes sentiments ? J’ai hâte, certes. Mais pas trop non plus. Pourquoi ? Attends, ça fait deux jours que je peux enfin regarder la téloche en me goinfrant de gâteaux, ce qui m’était pas arrivé depuis euh… la fac. Alors, quand elle m’a demandé si je voulais qu’elle accélère le travail par un geste indolore, j’ai refusé. J’ai dis : « Laissons faire la nature ». (En vrai, je veux continuer à regarder des comédies romantiques en mangeant de la glace, et SURTOUT, je colle les stickers dans la chambre de Petit bout que dans deux jours, avec une amie (moi, je suis pas douée de mes mains, alors je risque de faire des conneries)).

Bref, laissons faire la nature. Mais c’est pour bientôt.

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