Privilèges et devenir du blog

Cela fait des semaines que j’aimerais vous parler de Petit Bout, que je commence des articles et ne les finit pas. C’est clair, je n’y arrive pas. Oui, je pourrais vous parler de lui, individuellement, durant des heures, mais faire un article sur mon petit garçon, je ne sais pas, je n’y arrive pas. Petit Bout est un chouette petit garçon, pas forcément sage mais tellement trop mignon, point barre. Pour en savoir plus, venez nous voir. Ou abonnez-vous à mon compte twitter (@marivaloose) que j’ai créé sur la pression de La Reine et de La Chouette (et que je suis accro maintenant, c’est vraiment malin, j’ai envie de mettre des # partout, au s’couuuurs).

Du coup, si je ne parle pas trop de mon amour démesuré pour ma progéniture, de quoi vais-je vous parler à l’avenir, puisque j’ai décidé de maintenir ce blog ? Et bien, comme d’hab : de moi (j’aime trop parler de moi). De ma vie trépidante (faudra vous en contenter), de mes sentiments, de ce qui me passe par la tête, de mes bitchages sur BS (j’en ai un gros, là, faudra même peut-être que je le fasse en privé), ou de mes bitchages tout court, de nos futurs essais pour redevenir parents, aussi, pourquoi pas. Et je vais commencer maintenant (à parler, pas de nos essais, faut suivre un peu !).

Comme je le disais à deux de mes lectrices assidues, je me sens clairement PRIVILEGIEE. Tellement que j’en suis ivre de bonheur (enfin, presque. En parlant d’être ivre, je recommence doucement à picoler, et je suis super déçue : comme je prend soin de ne boire qu’un verre et jamais à jeun, l’alcool ne me fait aucun effet, à part la délicieuse sensation de boire un verre de rosé frais ou une bonne bière, ce qui est déjà pas mal… bref, je ferme la parenthèse, où en étais-je ?). Je me sens et suis privilégiée. Privilégiée en premier lieu parce que je tiens, après 3 années d’infertilité et des médecins dubitatifs sur notre « cas », ma progéniture dans mes bras. Enorme privilège. Tout le monde n’a pas cette chance, et j’ai bien cru passer à côté.

Privilégiée en deuxième lieu parce que ma grossesse a peut-être été fort désagréable (nausées et vomissements tout le long, fatigue intense durant 9 mois, et j’en passe, écho des 12 SA déroutante et inquiétante), elle s’est plutôt bien passée médicalement parlant : pas de phlébite (ma hantise), pas de poche des eaux qui fuit (ma deuxième hantise, j’ai même appelé une fois ma maternité pour m’en assurer, haem), pas d’alitement, et surtout, pas de menace d’accouchement prématurée (MAP). Avec un accouchement de rêve, en prime. Tout ne se passe pas forcément aussi bien. Il y a des MAP très stressantes (et je pense forcément à notre amie Zabou, vers qui vont toutes mes pensées, mais aussi à mon amie M., qui a vécu une grossesse juste horrible).

En troisième et dernier lieu, je me sens privilégiée car aujourd’hui, je tiens dans mes bras un petit garçon en pleine forme (c’est rien de le dire). Pas de malformations malgré une suspicion à l’écho des 12 SA (je ne remercierai jamais assez Ptbichon d’avoir su trouver les mots, à ce moment là).

Quand nos voisins, un jeune couple d’une trentaine d’années tout juste, nous ont annoncé leur grossesse, nous étions très contents en pensant que ça ferait un petit copain/copine pour notre Petit bout. Toutefois, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un pincement au coeur à propos de cette grossesse « facile » (en C1 ou C2), alors que ce sont des gens vraiment bien, qu’on apprend à connaître de jour en jour (ils viennent d’emménager). Et puis, lui, angoissait beaucoup pour l’écho des 12 SA… et puis, à cette écho, ils n’ont « pas bien vu » l’une des mains. D’écho en écho, au final, il s’avère que leur petit bonhomme possède une main sans les trois doigts du milieu. On en discutait l’autre jour, et ils sont très heureux que ce ne soit « que » ça, qu’il n’y ait pas une malformation plus importante voire une maladie. N’empêche, tu veux forcément que ton gosse soit parfait, et savoir à l’avance qu’il lui manque trois doigts, ben, moi, ça me ferait chier. C’est con, hein ? Eux aussi, je pense que ça les fait chier, mais ils sont avant tout hyper contents que le bébé aille bien et toujours aussi enthousiaste de sa venue au monde. On leur a dit qu’on était aussi très contents pour eux (on va pas enfoncer le clou non plus), et c’est vrai, mais je suis aussi admirative de leur comportement. Et je me dis que ce n’est pas parce que eux n’ont pas galéré avant que tout est tout rose pour autant, ou que tout est facile. Rien n’est jamais facile.

Je suis cependant très heureuse que Petit bout puisse avoir un copain du même âge ou presque plus tard. Mais je crois que je ne manquerai pas de lui inculquer certaines valeurs, et notamment l’idée que le monde n’est jamais parfait, n’est jamais tout beau, ainsi que la tolérance et la solidarité, toutes ces valeurs que j’ai apprises et vécues à travers notre infertilité. Je ne veux pas lui voiler la face et faire comme BS (bitchage en vue !) qui zappe de chaines à la télé lorsqu’il y a des images de guerre qui passent aux info (véridique).

Bref, je voulais simplement faire passer le message : je me sens privilégiée, vraiment. Allez, je retourne parler de Petit bout et me plaindre sur Twitter.

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Vis ma vie de MILK (1)

Après avoir dépeint les difficultés de mon nouveau statut (difficultés qui me sont propres, hein, y’a des bébés qui font leurs nuits au bout d’une semaine et qui n’ont jamais de coliques), il faut quand même que je vous dise… il y a des bons côtés à être Maman. Sérieux. Même que je me suis transformée en MILK. Plusieurs indices me font dire ça.

Tu sais donc que tu es une irrécupérable MILK quand :

  • tu te surprends à parler du caca de ton gamin avec ta copine MILK préférée (consistance, couleur, fréquence, la totale bien sûr). Il paraît qu’on dit « selles » d’ailleurs. En parlant de selles (de cheval ?), Petit bout n’est pas qu’un serial téteur. C’est aussi un serial chieur. On l’appelle Lucky Luke avec son père : il chie plus vite que son ombre.
  • tu te dis que l’allaitement c’est fini fini.  D’ailleurs, tu honnis l’allaitement, tu te dis « plus jamais ça », « si j’en ai un deuxième, ce sera direct le biberon ». Tu te prépares (mentalement, uniquement) à préparer le sevrage, et en fait non, tu n’y arrives pas. Je ne suis toujours pas parvenue à acheter le lait artificiel, c’est dire.
  • Tu penses de manière très sérieuse que ton bébé pourrait faire une carrière dans le mannequinat tellement il est beau.
  • Quand il dort (sur le ventre, en plus, bouuuuuuuh) et que tu le sens très immobile, tu le touches avec le doigt pour voir s’il bouge et s’il est toujours vivant. Ca irait si je faisais ça une fois l’an, mais ça m’arrive plusieurs fois par jour.
  • Tu te fais une soirée pizza/bière/film avec ton mec, et que ça te mets en joie, voire que tu es euphorique avec cette soirée. La soirée du siècle.
  • Tu pars deux jours en week-end :  le coffre de la voiture est plein et on dirait que tu pars deux mois au regard de tout ce que tu as emporté pour ton bébé. Par contre, toi, tu as oublié la moitié de tes affaires.
  • Tu entends dans ta tête en boucle : « ah les crococo, les crococo, les crocodiiiiiles, sur le bord du Nil ils sont partis n’en parlons plus ! …. ».
  • Tu restes en pyjama jusqu’à des heures indécentes et l’heure de ta douche a été décalée de 8 heures le matin à 21 heures le soir. Même que ça t’arrives de zapper ta douche.
  • Quand ton bébé dort, ou qu’il te sourit, ou qu’il fait « areuh », tu penses tour à tour : « il est trop beau, j’ai envie de pleurer, il est surdoué et précoce car il fait déjà des sourires et parle ». A ce rythme, dans un mois, il marche (il a un mois et demi actuellement).
  • T’es tellement fatiguée que tu as failli mettre de la crème destinée à hydrater tes tétons (rapport à l’allaitement) sur les fesses de ton bébé. Et ça te fais marrer.

Non, ce n’est pas QUE du bonheur !

Prologue : si j’avais lu cet article avant de tomber enceinte, ou même enceinte, je me serai maudite moi-même. Alors, oui, je suis consciente de ma chance extraordinaire d’avoir un enfant, surtout de la manière dont il est arrivé dans nos vies, je remercie chaque jour la vie de ce cadeau magnifique qu’elle m’a donné (car Petit bout est en bonne santé, normalement formé et formidablement beau)… mais j’aimerai aussi parler de ce dont on ne parle pas assez, parce qu’au final, « ce n’est pas que du bonheur ». 

NON, l’arrivée d’un enfant ce n’est pas tout rose. Et pourtant, j’étais prévenue, entre ma frangine qui a fait une dépression post partum et mes copines qui ne m’avaient rien caché de difficultés à élever un enfant. Je comprends mieux les dépressions post partum de celles qui s’idéalisaient la maternité.

NON, je ne fais pas une dépression post partum (ouf). Même pas un vrai baby blues (pour le moment). En revanche, Brad, si. Et c’est pas une blague. Au moment de reprendre le boulot après 5 semaines à m’épauler, toutes ses angoisses ont resurgi. Brad a la phobie des transports, mais une phobie assez présente, qui, dernièrement, s’était étendue au train. On savait qu’il avait quelque chose, mais, n’arrivant pas à décrocher un rendez-vous avec un thérapeute compétent (et c’est pas une blague), on avait laissé un peu le truc en suspens… sauf que les angoisses ont resurgi avec force au moment, pour lui, de reprendre le travail. Comme Brad est conscient de son problème, il a fait le nécessaire. Il est devenu copain de gougoutte de Miliette (en vrai, il est sous anti dépresseur, donc, c’est vachement plus hard que les gougouttes, non ?) et a décroché un rendez-vous chez un thérapeute compétent « qui ne prenait plus de nouveau patient mais bon, vous venez de la part du docteur R. » (qui aurait deviné que les psychiatres ont trop de boulot au point de ne trouver PERSONNE susceptible de prendre en charge Brad ??? Je me suis trompée de job…).

OUI, je suis fa-ti-guée. Et c’est peu dire. Parfois, je pleure en même temps que Petit bout. Ah, on est beaux ! Ou je pleure parce que je suis obligée de manger sur mon gamin. Ou froid. Ou à des heures improbables. Ou parce que je voudrais dormir.

Pourquoi la fatigue ? D’abord, au début, Petit bout ne dormait que sur nous. C’était pratique. Du coup, nous, on ne dormait pas. Ou peu. Maintenant, il dort dans sa nacelle (youpiiiiii) ou dans un lit parapluie sans problème (son petit lit à  est à l’étage et notre chambre en bas, donc, hors de question de le mettre dans sa chambre tant qu’il ne fait pas ses nuits) (oui, en fait, je reviens sur ce que je disais, il ne veut plus dormir dans un grand lit… ). Seulement, Petit bout est un serial téteur. Ouaip. Comprendre : il prend le sein hyperrrrrr souvent. Notamment 3/4 fois la nuit. Parfois, je me demande si mon nichon n’est pas le prolongement de sa bouche. Ou si pour ses deux mois, je lui offrirai pas une tétine en forme de téton. Sérieux.

L’allaitement, parlons-en. Quelle vaste blague. Ok, c’est super cool de donner de bonnes vitamines à ton gamin (en vrai, je regrette rien du tout). Sauf qu’il y a des spécimens comme moi qui ont la peau des seins super sensible (et c’est pas une blague). Conséquences : des crevasses à faire palir ma SF dès la première semaine, des douleurs permanentes aux tétons (oui, oui, aux tétons !) après plusieurs semaines d’allaitement, et ce malgré les diverses crèmes essayées. Des engorgements (oh, ça, c’est encore ce qu’il y a de plus soft). Et des ampoules aux nichons. Oui, oui, oui. des ampoules ! (j’ai voulu essayer la tireuse électrique, je me suis crue dans l’amour est dans le pré et j’y suis allée comme une grosse bourrine). Et un bébé qui tète TOUT LE TEMPS.

Je m’endors, il se réveille, il tète, je lui fais faire son rot, par miracle, j’arrive à le rendormir sans m’endormir moi même, je me rallonge, je m’endors, et 5 minutes après, il se re-réveille pour la prochaine tétée. Aaaaaaaah !

Pourquoi je continue ? Parce qu’en fait, il y a aussi plein d’avantages à allaiter. Si si. Vraiment. Par exemple, tout le monde pense que j’ai fait un régime vu que j’ai retrouvé ma ligne (il me reste 1 ou 2 kilos à perdre pour retrouver mon poids d’avant grossesse) en très peu de temps, et ce alors que je mange encore plus que lorsque j’étais enceinte. C’est grisant, même. Autre exemple : mon ventre est presque redevenu à son état d’antan. Sans effort. Bon, j’ai un petit bidou, mais rien qui pendouille. J’ai dis presque, hein, faut pas déconner non plus.

Autre avantage : certes, tu dors peu à cause de la fréquence des tétées, mais « tu tiens ». Tu sais pas comment (les hormones), mais tu tiens malgré tes 12 heures de sommeil en… une semaine. Et quand tu dors une heure entière, t’as l’impression de faire une nuit complète. Sommeil ultra réparateur, donc.

Et puis, tu donnes plein de bonnes choses à ton mioche en l’allaitant, sans effort (ou presque), sans te ruiner en lait synthétique, et sans vaisselle. Et ça, c’est vraiment pas négligeable. Toutefois, comme il y a trop d’avantages à allaiter, j’attends les deux mois du Petit bout, et j’arrête progressivement. Oui parce que c’est pas tout ça, mais vu comment je suis à bout au bout d’un mois et demi, je vais pas non plus cumuler reprise d’un boulot stressant et allaitement. Je suis pas encore dingue, et j’aimerai qu’une des deux entités de notre couple ait tout de même le moral.

Ce qui est rigolo aussi avec les nouveaux-nés, c’est le sommeil. On s’est grave marré. On continue d’ailleurs. Comme je le disais et que je radote parce que j’ai deux neurones, au début, Petit bout nous prenait pour son lit. Toute la famille nous disait que ce n’était pas normal, patati patata, et tous les professionnels étaient unanimes : « c’est normaaaaaaaaal Mme Marivalou » ! Bon, ok, c’est normal, mais en attendant, je fais quoi, moi, pour lui faire comprendre que je suis pas un matelas ? On a tout essayé. Cocconababy : essayé. Ca a marché deux heures. Vous allez me dire que j’ai ainsi pu dormir deux heures. C’est pas faux.

L’emmaillotage : essayé. Je conseille. Au final, c’est ce qui a le mieux marché, durant plusieurs semaines (au moins 2, c’est dire). Petit bout hurlait, on l’emmaillotait, ça le calmait, on le mettait dans sa nacelle, on le promenait un peu et pfiou, il s’endormait (enfin, c’était pas si facile que cela à chaque coup). Pour emmailloter facilement, je vais faire de la pub, mais je conseille la couverture miracle de Red Castle.

Les positions : sur le dos, sur le côté, sur le ventre. Le seul truc qu’on a pas essayé, c’est le poirier. Mais c’est un peu difficile de le faire tenir. Résultat : il dort sur le dos, mais pas longtemps. En journée, le ventre, c’est super, il dort beaucoup plus longtemps, et, comme il est sujet à des coliques assez fortes, cela le calme (oui, il a toutes les qualités ce Petit bout). Et comme je suis une mère indigne qui ne dort plus, comme il a fait des progrès, j’ai décidé de le faire dormir sur le ventre la nuit aussi. Haaaaaaaaaan. Je sais, c’est pas bien. Première nuit sur le ventre, hier. Dans son lit, avec rien autour, juste le matelas, je le pose en plein milieu. Et je le regarde. Longtemps. Je m’assoupis… je me réveille en sursaut : Petit bout n’a pas bougé d’un poil, il a l’air paisible… un peu trop paisible, non ? Du coup, je le tâte du doigt, pour voir s’il bouge… ouf, il bouge. Conclusion, même s’il se réveille toujours toutes les deux heures à partir de minuit pour manger, la position ventrale me paraît prometteuse pour qu’il fasse ses nuits. Et pour cause ! Il a déjà fait une nuit !!! Ouiiiiii. Cependant, comme c’est un casse bonbon comme sa mère, il s’est gouré dans les heures, et nous a fait un joli 18h-minuit non stop. J’ai quand même cru revivre, faute d’avoir dormi.

Ce qui le calme : le grand air.

J’ai passé tout son premier mois enfermé à l’intérieur pour cause de grosses chaleurs et surtout, je l’avoue, parce que sortir, même faire une promenade, me paraissait insurmontable (comment on le transporte, comment je mets le cosy dans l’auto, est-ce qu’il va hurler tout le temps et me faire honte, comment on plie/déplie la poussette, au’scours !).

Et puis… une jolie personne de la blogo a souhaité me rencontrer (punaise, ça n’arrive qu’une fois ce genre de truc quand on est pas parisienne, surtout que la personne en question, c’est vraiment vraiment une jolie jolie personne … que j’ai kiffé en vrai aussi… hein ma Carotte ?!). Bref, Carotte avait l’occasion de passer pas trop loin de chez moi la veille des un mois de Petit bout. Alors, j’ai dis ok. Je suis sortie, pour elle. Et punaise, en conduisant ma bagnole, je me suis sentie revivre. Puis, finalement, c’était pas si compliqué que ça. Et depuis, le grand air calme Petit bout.

Me voilà donc en train de faire deux promenades minimum par jour (faut bien l’occuper quand il dort pas hein)… et même plus puisqu’il a tendance à s’endormir dans le landau… donc, quand il ne veut pas dormir, nous voici à nous relayer à faire des promenades soit dans le jardin (on fait des tours ou des grands 8 dans le jardin à 23 heures… complètement zinzins les parents), soit dans le quartier. Je ne sais pourquoi mais il « sent » lorsqu’on sort de la maison, et pfiout, il s’endort.

Donc, pas une journée sans sortir, sauf lorsqu’il fait trop chaud (on fait les promenades le matin et le soir à ce moment).

Donc, en gros, pour résumé, j’ai opté pour un modèle « chieur ». Vous savez, quand vous allez à la maternité voir des amis, il y a toujours un bébé qui hurle, ou votre copine qui vous confie : « la nana d’à côté, je la plains, son bébé hurle non stop… ». Et bien, ce bébé, c’était le mien.

Enfin, je suis revenue de tous mes principes ou de mes idées. Il était hors de question pour moi de lui donner la tétine, de faire du co-dodo (peur de l’étouffer), je voulais me la jouer un peu parent « bobo », écharpe de portage, tout ça tout ça. Ouais. C’est bien les principes. D’en avoir, je veux dire. Parce qu’au final, la tétine est bien sympa quand ton bébé a un besoin de succion (suffit de pas lui donner systématiquement), l’écharpe, c’est génial quand il la supporte (il a adoré ça les premières fois, et en grandissant, il la supporte de moins en moins), et le co-dodo, bien pratique quand ton mioche te prend pour un matelas. De toute façon, même en ayant peur du co-dodo, on a eu parfois pas vraiment le choix, car je me suis endormie en le berçant… La mère indigne (bis).

Toutefois, OUI, il y a du bonheur dans la maternité. Quand il te sourit (même si c’est pas à toi qu’il sourit, on s’en fiche), quand tu le regardes et que tu te dis qu’il est objectivement très réussi (non, je ne dis pas ça parce que c’est le mien), quand il a besoin de toi pour se calmer, quand il éclate de rire… A un mois et demi, il ne fait pas grand chose d’autre (ah si, comme il est très tonique, il sait bien redresser sa tête pour la changer de côté, même quand il est sur le ventre). Et du coup, tu te rends compte que tu deviens une MILK comme les autres.

Parce que OUI, je me suis surprise à avoir une discussion sur le caca de mon gamin. Parce que OUI, je demande à tout le monde s’il ne trouve pas que mon mioche c’est le plus beau de la terre (et pour le moment, personne n’a démenti).

Mais il ne faut pas idéaliser cette maternité. C’est merveilleux, certes, mais gardons la tête sur les épaules : à compter de l’accouchement, tu es partie pour en chier. Pleurer devient même une occupation quotidienne. Mais tu t’en fous : ton bébé est le plus beau du monde.

Allez, on va faire une promenade !