Le 101ème

Quelle ne fut pas ma surprise de constater, il y a quelques jours que WordPress me félicitait d’avoir publié mon 100ème article. Ma première réaction fut de me dire que WP avait vraiment la tête dans le cul ou un peu trop fait la fiesta la veille. Jusqu’à ce que les copinautes s’amusent à commenter mon article… Vous m’avez bien fait rire… Mon « M » ne voulait rien dire, c’est juste mon téléphone qui a écrit tout seul cet article, dans ma poche (oui, je sais, je suis formidable). J’ai cependant adoré vos trips, surtout toi Fivplus4, bravo, s’il y avait un prix du commentaire le plus chelou, je crois que tu le gagnerais haut la main.

Du coup, j’en profite un peu pour vraiment réfléchir à mon blog. Rien à voir avec les récents évènements, je tiens à le dire. Cet article, ça fait déjà bien quelques jours/semaines que je le prépare. Peut-être les évènements tragiques des derniers jours ont renforcé mon besoin d’écrire, ça oui.

Réfléchir à l’avenir de ce blog, mais pourquoi ? Parce que j’ai écris 100 articles, et qu’une page se tourne. J’ai ouvert ce blog alors que je galérais à tomber enceinte, parce que je suis un profil « atypique » de PMette (entre la pompe, les FIV avec des J5 plus beaux les uns que les autres qui ne s’accrochent pas, malgré 6 transferts et 8 J5, la trompe bouchée, etc) et que je ne trouvais aucune information sur le net sur mon « cas », que je me disais que je ne devais pas être la seule… et puis ce blog s’est transformé en exutoire. Et aussi m’a permis d’échanger avec d’autres PMettes et même des C1 ou des non PMettes sensibles à l’infertilité. J’ai fais des rencontres virtuelles merveilleuses (coucou vous) et une seule rencontre réelle encore plus merveilleuse (coucou toi). J’ai continué à partager mon aventure avec mes amies bien réelles de toujours (coucou ma Scrib et ma Flo). Aujourd’hui, le but ultime a été atteint. Une page de PMA se tourne, donc. Mais mon aventure à moi continue, peut-être même avec la PMA. Mais cette peur plus forte que tout, ce sentiment de peut-être ne jamais devenir maman ne sera plus jamais là.

Et c’est ce sentiment là qui m’a fait ouvrir ce blog. Cette souffrance terrible de me dire… peut-être que non, je n’aurai jamais d’enfant. Ce sentiment là est définitivement derrière moi et donc, même si je galère par la suite à avoir un (autre) enfant, même si la PMA n’est peut-être pas derrière moi, je ne ressentirai plus jamais cette souffrance de ne pas connaître la maternité.

Pour cette raison, et après beaucoup beaucoup de réflexion, j’ai décidé d’aller conter fleurette ailleurs. Sur la suite de ma vie trépidante, sans me censurer. Sur ma vie avec Petit bout, sur notre vie à tous, sur mes angoisses, mes joies, mes peines, et probablement sur notre parcours pour avoir un deuxième. PMA ou pas.

La suite des aventures, c’est par là :

https://ilssemarierenteteurent1enfant.wordpress.com/

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La séparation (attention, article en vrac et décousu).

Qu’on se le dise, j’aime à savoir que je suis une Maman zen qui sait allier boulot / bébé / vie de couple sans problème. La vérité est tout autre.

On repassera pour la zénitude. D’abord, à la moindre décision à prendre pour Petit bout, je panique. En ce moment, c’est l’arrêt (ou pas) de l’allaitement mixte. Voilà plus d’un mois que j’expérimente l’allaitement mixte, et c’est super. Sauf que : mes réserves de lait sont fluctuantes, et c’est un véritable casse-tête pour en avoir assez pour Petit bout, et encore, je suis même pas sure qu’il en ait assez (c’est bien ça mon souci). Du coup, je pense le sevrer totalement ce week-end, d’abord parce que je le sens plus trop trop, que j’entre dans une phase où j’ai besoin de me réapproprier mon corps, et que je me dis qu’une maman bien dans sa tête, c’est ce qu’il y a de mieux pour mon gosse (ça, c’est la petite voix raisonnable). Et puis, il y a aussi la petite voix pleine de doute qui s’interroge (je vous ai déjà dis qu’on était plusieurs dans ma tête ?) : l’allaitement, c’est quand même vachement bien pour bébé, à tous points de vue, il  adore ce contact avec moi, il adore tellement, qu’il le réclame la nuit aussi, et puis moi aussi j’aime l’allaiter maintenant que je ne souffre plus. Oui mais bon, mon sein, c’est pas un doudou. Alors voilà, à écouter et vous retranscrire toutes les petites voix qui raisonnent en moi, je crois que je viens de prendre la décision d’arrêter les 3 tétées que je lui donne… mais je suis pas à l’abri de changer (encore) d’avis.

Et puis, Petit bout ne fait pas ses nuits. C’est d’ailleurs très énervant d’entendre l’entourage déçu quand je répond (c’est eux qui posent la question, pourtant) que non, Petit bout ne fait pas ses nuits. « Oh ma pauvre » (oui bon, ça va, y’a pire comme situation). A les entendre d’ailleurs, ce n’est pas chose normale de ne pas faire ses nuits à 3 mois. J’en ai parlé à ma pédiatre qui m’a rassurée, ELLE : il est tout à fait normal qu’un bébé ne fasse pas ses nuits à 3 mois, bordel de m…. CQFD. Et je me fous de tous les autres bébés qui eux, ont fait leurs nuits à 2 semaines, 1 mois, 2 mois, etc. Voilà voilà. Et pitiéééééé, ne me dites pas que le passage au biberon lui permettra de faire ses nuits : cela n’a rien à voir. Bon, un peu s’il est calé, mais je pense plus que Petit bout se réveille car c’est un hypersensible en demande de calins (et oui, j’ai essayé de lui faire des calinous plutôt que de lui donner la tétée la nuit… des fois ça marche, des fois fois ça marche pas). Heureusement, j’ai dans mon entourage ma super copine MILK enceinte en C1 2 fois, tellement sympa qu’on dirait une ex-PMette (je suis même pas ironique), Angel, qui me dit, parlant de son premier : « tu sais, quand j’ai repris le boulot, il ne faisait toujours pas ses nuits, c’est normal, ne t’inquiète pas ». MERCI !

En parlant d’hypersensibilité de Petit bout, j’en viens au vrai sujet de l’article (ben , on n’est pas rendu si j’arrête pas de faire des digressions) : la séparation. On va vu la séparation d’avec mon sein. Maintenant, la vraie séparation. Physique.

Que je vous explique. On a eu une place en crèche. Mais pas n’importe qu’elle crèche. Une crèche familiale. La crèche familiale, en gros, ça veut dire que ton gamin est « gardé » par une assistante maternelle à son domicile, qui s’occupe de lui comme si tu l’employais elle. Elle a en général un agrément pour 3 gamins. Mais, elle est employée par la crèche. Ce qui suppose : surveillance +++ (la directrice et une puéricultrice passent assez souvent les voir, elles ont des formations (là, la mienne a demandé une formation « écharpe » pour Petit bout et parce qu’elle a deux nourrissons… du coup, je vais réessayer à mon tour l’écharpe, comme ça, je l’aurai moi en peau à peau, et il sera sur le côté avec Nounou car Nounou ne doit pas remplacer Maman), il y a des sorties avec les enfants, et une fois par semaine, les enfants participent à des ateliers en collectivité). Bref tout ça est très réglementé, un peu trop à mon goût puisqu’elle n’a pas l’autorisation de faire dormir Petit bout sur le ventre. Ce qui m’a fortement contrarié car on lui a dit : « la maman fait ce qu’elle veut, mais vous, vous ne lâchez pas, vous ne le faites pas dormir sur le ventre ». Sous-entendu, je n’ai pas assez insisté quoi. Genre. J’ai attendu un mois et demie de non-sommeil, j’ai attendu d’être sûre qu’il sache se retourner en cas de besoin, de voir qu’il tournait bien la tête d’un côté puis de l’autre pour le faire dormir sur le ventre à un mois et demie. Et aussi parce que j’avais tout essayé : le cocoona, l’emmaillotage, etc… A partir du moment où je l’ai fait dormir sur le ventre, il ne se réveillait qu’une à deux fois dans la nuit. Et si j’ai pas dormi la première nuit, j’ai pu enfin dormir par la suite plus de deux heures d’affilée (alléluia). Alors oui, je vais souvent vérifier qu’il respire encore, qu’il n’a pas son nez collé au drap. Et je me passerai bien des propos rapportés par ma Nounou qui, elle, est un peu désespérée et craint de ne pouvoir le faire dormir.

A part ça, Nounou est géniale. Très gentille, les enfants l’adorent, elle ne vit que pour ses gosses (à elle) et ceux qu’elles gardent. J’ai une totale confiance en elle, son intérieur est très sympa, il y a des jeux à l’extérieur, un petit jardinet et à l’intérieur, une salle de jeux. Elle trouve Petit bout très beau, et est très enthousiaste sur tout et j’adore les gens comme ça (elle est peut-être poisson, j’ai remarqué que nous, les poissons, nous sommes toujours très enthousiastes). L’adaptation commençait mardi, et on a fait trois jours (elle ne travaille pas le mercredi, et j’essaierai de garder mes mercredi pour Petit bout, car putain de boréal de merde, j’ai pas attendu trois ans mon gosse pour donner tout mon salaire à ma nounou, je préfère travailler moins, gagner moins, et profiter de mon fils).

L’adaptation chez Nounou a donc permis de découvrir ou de confirmer que Petit bout est un hypersensible. Comme ses parents, rien d’étonnant. Donc, le changement, c’est pas son truc. J’étais toute contente le premier jour d’adaptation, me disant que j’allais enfin pouvoir « faire des choses ». Sauf qu’il a pleuré quand je l’ai laissé et que j’étais mal. Alors voilà. Je me prenais pour une maman moderne qui sait faire la coupure avec son gosse, et je me retrouve à le laisser à une autre femme, complètement paniquée à l’idée qu’il ne soit pas bien. Bien sûr, tout s’est bien passé, et j’ai pu le laisser jeudi et vendredi avec moins d’appréhension, voyant qu’il appréciait de plus en plus la maison de Nounou. Petit Bout est très curieux, donc, il regarde tout avec curiosité. Après, je peux pas dire que ce soit un enfant facile… quand il a faim, tout le quartier est au courant, et il sait (déjà) se faire comprendre. Mais c’est un enfant très attachant et souriant. Quand il veut.

Plus que deux jours d’adaptation, et jeudi, je reprends pour de vrai le boulot (ce mois ci, j’essayais de bosser en même temps que je m’occupais de Petit bout, mais c’était pas bien facile). J’appréhende un peu car je vais devoir faire ma semaine de 50 heures en 4 jours, ou alors rapporter du taf le week-end… Pas le choix, je n’ai pas de secrétaire (faudrait déjà que j’arrive à me payer ah ah), et les gens ne voient pas l’utilité de me payer pour le service rendu une fois sur deux. Mais enfin, je vais renouer avec le monde des actifs ! Parler à mes collègues (on parle beaucoup chez nous). Manger avec des vrais gens. Dire autre chose que gouzi gouza. J’ai même déjà une soirée professionnelle de prévue. Et tout ça, en coupant la semaine par un jour dédié à Petit bout, rien que moi et lui. Et mes dossiers.

D’ailleurs, je ne regrette pas d’avoir pris un mois « sans solde » (comprendre sans indemnité) pour m’occuper de Petit bout. Fin août, à 2 mois, c’était vraiment trop tôt. Là, c’est bien : j’ai hâte, même. Je ne sais pas comment font celles qui prennent un congé parental, mais faire le ménage/les lessives/aller au parc, ce n’est clairement pas mon truc. D’abord parce que j’arrive pas plus à faire le ménage (LOL). Et ensuite parce que je crois que j’ai besoin d’action.

J’angoisse toujours de ne pas avoir assez de sous pour Petit bout (mais quelle idée de se mettre à son compte, sérieux), mais je me dis que c’est compensé par le fait que je n’ai plus envie de pleurer chaque fois que je vais au boulot (oui, j’en étais parfois à ce stade, avant) et qu’une maman épanouie professionnellement vaut mieux qu’une maman à l’aise financièrement.

Il se peut donc que j’ai moins de temps pour écrire à l’avenir. Toutefois, je reste ici. On se débarrasse pas de moi comme ça.

Améliorer le quotidien de la PMette

Super projet !

La reine de la PMA

Avant de devenir une affreuse MILK qui s’ennuie sur les bancs dans les parcs à l’ombre, j’ai été et je me sens toujours un PMette.
Alors quand Clara, jeune étudiante en design, m’a contacté en décembre dernier pour me parler de son projet autour de l’infertilité, j’ai d’abord été surprise, puis je me suis dit que c’était super que la jeune génération s’intéresse à l’infertilité sans y être confrontée (c’est peut-être un effet secondaire de la Manif pour personne d’avoir fait parler des FIV et d’avoir ouvert un débat autour de la reproduction ?).
Bref, tout ça pour dire que je trouve ça chouette que ça intéresse le commun des mortels de façon bienveillante.

Bonjour la reine,
Je suis en dernière année de design d’objets et je dois mener un projet ainsi qu’un mémoire tout au long de l’année. J’ai choisi, pour ces projets, de m’intéresser à l’infertilité féminine. J’ai…

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La princesse au petit « poids »

Un blog d’une « pompée », nous sommes si peu nombreuses…

Recherche cigogne désespérément...

Je vis un week end comme toute personne « normale » souhaiteraient passer.

Invité à manger hier midi chez ma tante en compagnie de mes parents, nous serons de nouveau attablés ce midi dans la belle famille.

De quoi je me plains ? Pas de cuisine à faire pendant 2 jours. Se laisser vivre. Profiter…
Sauf que c’est tout ce que je ne sais pas faire!

En fait, ce sont des moments qu’il me tarde de vivre pendant la semaine mais quand vient le week end tant attendu, je suis mal.

– Je culpabilise de prendre du bon temps. C’est autant de temps en moins passé à travailler dans la maison.

Une culpabilité peut en cacher une autre…

– Etre invité c’est surtout « beaucoup manger » (plus que d’habitude quoi!).
Non pas que je n’aime pas prendre de bons repas. Au contraire, je suis un ventre sur patte. Manger, j’adore ça! Nous collectionnons…

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Privé

Pour les envies de bitchage, j’ai publié un article protégé par un mot de passe, tout simplement parce qu’il y a trop de détails pour que je puisse le publier en public. Le mot de passe est la date anniversaire de La Reine de la PMA en majuscules, vous pouvez me le demander par mail. Cette date est un peu particulière pour moi, pour nous, et pas seulement parce que c’est l’anniversaire de La Reine. A cette date, alors que ce n’est pas son anniversaire, nous mesurons le privilège et la chance d’avoir notre adorable Petit bout (ca y est, mon côté MILK refait surface).