Panique à bord + Edit

Ce matin, ouverture des yeux à 5 heures du matin. Lever 6 heures. Prise de sang 7 heures. 8 heures, au travail. Au début, tout allait bien. J’étais occupée. Puis, à compter de 10 heures, la panique commence à m’envahir. Roploplo touch en puissance et direction les toilettes tous les quart d’heures, vérifier mes fonds de culotte. Charmant. Mes collègues et boss vont finir par croire que j’aime à me caresser les seins.

13 heures. Je fonce vers chez moi, persuadée que j’aurai les résultats dans les deux heures à venir. L’infirmière a dit « cet après-midi », mais je les ai la plupart du temps vers 14h. Je mange. Je repars, sans les résultats. Je panique. Bouffées de chaleur dans le tram, bouffées de chaleur au bureau. Et là, dans 2 minutes, je reçois un client alors que je n’aurai toujours pas les résultats.

Et pourtant, je n’ai jamais été aussi confiante. J’ai donc peur de la chute. Preuve de ma confiance extrême en winners 7 et 8, j’ai papoté avec l’infirmière ce matin, qui m’indiquait que Leclerc (à bon entendeur) se prépare à commercialiser des tests de grossesse à un euro. Ca va en faire des psychoteuses se ruant à Leclerc, ça. Bref, en partant, elle me dit : « à très bientôt, puisqu’on va se revoir ». Je lui ai répondu : « oui, on se voit lundi ». Avant, jamais je n’aurai osé marquer une telle confiance.

18 heures. Je sors de mon rendez-vous. Je n’ai toujours pas reçu de mail. Je vais les appeler. Palpitations à 200…

18h10 : Je les ai appelé. Du fixe. La dame m’entendait pas. J’ai dû raccrocher. Du portable. Je ne captais pas, la communication a été coupée. Je rappelle. Je tombe sur un type pas sympa du tout qui me dit qu’ils ont beaucoup de boulot. Je m’emporte, je lui dis que ça ne sert à rien de s’enerver. Il me demande mon nom et me dit qu’effectivement, le mail est en cours de validation, et qu’il va le valider en direct. Il me dit, c’est bon, c’est parti d’un air de gros c*****. Genre, sous-entendu : « tiens, reçois ce mail qui t’annonce un négatif dans la gueule ». Finalement, je le sens mal.

18h15 : j’actualise toutes les secondes ma boîte mail. Je vérifie mes spams. C’est juste inhumain. Ma sérénitude m’a quitté. Je ne me sens plus du tout sure de moi. Les signes peuvent être des faux signes. J’ai appris une naissance aujourd’hui. Je prenais ça pour un signe. Imbécile !

Résultats : 5 ui. C’est mort.

Comme je suis toujours au taf, Brad a appelé le centre pour savoir ce qu’on fait car sur la feuille, il est indiqué « test douteux à recontrôler ». Le centre nous rappelle plus tard car Super Doc n’est pas là. Ils vont demander à quelqu’un d’autre. Ils disent qu’en principe, ce n’est pas bon, mais comme je suis bizarre… ils vont demander à quelqu’un d’autre. De mon côté, je dirai que c’est plutôt un reste d’ovitrelle ou une fausse couche précoce car ça ne me chatouille plus dans le bas ventre. Putain, la chute va être dure. Elle l’est déjà.

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Plus dure sera la chute…

Un article très décousu, à l’image de mon état d’esprit. La panique commence à m’envahir.

Récapitulons. J’ai fait 2 FIV, négatives. A chaque FIV, plusieurs winners, 3 ont pu être congelés pour FIV 1 au stade J5 voir J6. Trois transferts d’un winner à la fois (car faut pas courir le risque d’une grossesse gémellaire, on sait jamais) qui n’ont abouti à rien, si ce n’est à me faire désespérer. A la deuxième FIV, on me transfert deux winners tout frais, de beaux beaux blasto d’après leur note. Rien.

Et là, j’en suis à faire un TEC avec deux des trois winners restants de la deuxième FIV. Et je crois que ça peut, que ça va marcher. Tu te dis : « Elle est complètement cinglée la fille ou bien ? » J’y crois comme je n’y ais jamais cru, je me fais mes films, je me projette (tout en me limitant un peu quand même) malgré tous ces échecs précédents. Je me dis que ça ne peut pas me faire de mal. A ma première FIV, j’y croyais, mais je n’osais pas y croire, le résultat était négatif. A la deuxième FIV, je m’étais tellement mis dans la tête (à tort) que si ça marchait mon hyperstim empirerait que j’attendais quelque chose qui ne venait pas et j’ai eu tellement mal aussi à cause de cette hyperstim dans les premiers jours que je n’étais pas forcément en « état » de recevoir, d’accueillir mes winners.

Du coup, là avec ce TEC de la dernière chance (de l’avant dernière chance, plus précisément, puisqu’il me reste un winner chez Picard), combiné avec la pompe qui m’a fait ovuler TOUTE SEULE  et les quelques parties de poneys combinées, je me dis : why not ? Du coup, j’y crois, du coup, si je me ramasse, demain, je sens que la chute sera dure. Très dure. J’ai peur.

Je suis à 14 DPO et je me tâte à faire cette prise de sang demain. Je ne veux pas savoir, je suis bien, là, dans l’incertitude. D’autant que j’ai envie de continuer à y croire.

Ces DPO se sont au final, plutôt bien passés. J’ai vécu ultra normalement, si ce n’est que je n’ai pas fait le ménage ce week-end (l’excuse pour pas faire le ménage !). Je me suis plongée dans le boulot, car les dossiers s’accumulent et j’ai des délais à respecter.

Sur les signes, je n’ai pas grand chose.

8 et 9 DPO : ma soeur entre à la maternité. Elle m’envoie des textos sur l’avancement de son accouchement (qui n’avance pas d’ailleurs) entre deux contractions et je suis ça en direct live, la journée, puis le soir, puis le lendemain… jusqu’à l’accouchement 32 heures plus tard (My God). Le soir de la naissance de ma filleule, je fonce à la maternité, et là, je craque. La petite est trop chou, je peux même la prendre dans mes bras et je me dis que cet instinct maternel, je l’aurai, c’est certain. Quand ce sera mon tour. Je sors de là contente et frustrée en même temps, mais très heureuse pour ma soeur et pour moi. D’être marraine d’une aussi jolie petite fille. Autant dire que je n’ai pas trop pensé DPO pendant ce temps.

10 DPO : j’ai commencé à avoir mal aux ovaires. Moui bon, ça me fait ça à chaque coup donc… aucune importance. Au pire, mes règles se préparent. En plus, le matin, j’ai fais une session shopping avec ma mère pour mon anniversaire où je me suis dénichée : une jupe bleue claire ESPRIT, une tunique et un t-shirt de la même marque. Sans vouloir faire de pub. Je suis quand même bien crevée de ma semaine.

11 DPO : j’ai l’impression que mes règles se préparent, un peu mal en bas du ventre. Je suis de mauvaise humeur, mais je continue d’y croire. Envers et contre tous. Na. Je passe trois heures à la maternité admirer ma nièce/filleule. Trop belle.

12 DPO : le week-end est fini. On se remet au boulot. C’est un peu dur car insomnie la nuit dernière. Toujours des douleurs en bas du ventre, mais sinon RAS. Pas mal aux seins. Le roploplo touch commence. On sait jamais, sur un malentendu, je pourrais avoir mal à la poitrine…  même si on ne me donne pas de progestérone. Je veux avoir mal. Je me tâte un peu trop souvent les seins et me dit qu’heureusement que je ne partage pas mon bureau. Je commence aussi à scruter mes fonds de culotte. Qui restent impeccables (je ne prends pas de progestérone, j’ai dit !).

13 DPO : dans la nuit, sensation étrange. Je le dis ou pas ? allez, je me lance… J’ai rêvé  (je ne sais même pas de quoi je rêvais) et je me suis réveillée en train d’avoir… un orgasme ! Puis ensuite assez mal en bas du ventre, puis je me rendors. Truc de fou. Pas d’insomnie cette fois, ouf. Le roploplo touch continue de plus belle, et quand j’appuie bien fort sur un côté de mon sein gauche (uniquement le gauche, notez, j’ai « un tout petit peu » mal). Ça compte, ça ? Comment ça non ? Sinon, quasiment plus de douleurs de règles. Et les fonds de culottes toujours pas tâchés.

14 DPO : le roploplo touch est à son summum. Environ toutes les heures. Ou toutes les minutes. Des mini, mini douleurs sur le côté du sein gauche. J’imagine comme quand on a ses règles, mais je ne peux qu’imaginer car je n’ai jamais mes règles. Je mets ça sur le compte du traitement car je continue à être « pompée ». Presque pas mal au bas-ventre, mais impression d’avoir une sensation pesante vers là. Psychologique, sûrement. N’empêche que je n’ai toujours pas mes règles et que je suis à la moitié de la journée. Du coup, j’espère ! je sais que les règles peuvent parfois tarder et c’est d’ailleurs surement ce qui arrive. N’empêche qu’en attendant, j’espère et ça fait du bien.

Et puis, bordal, pourquoi la roue ne tournerait pas, pour une fois et pourquoi le train ne viendrait pas me chercher ? Je m’arroge le droit d’y croire, au moins jusqu’à demain, 12h (date présumée de l’envoi par mail des résultats de prise de sang).

Comme je me refuse de pleurer au boulot, j’ai prévu de partir du boulot à 11h30, arriver chez moi pour l’ouverture du mail, pleurer, manger rapidos et repartir au boulot, les yeux secs.

Coïncidence ou pas, bon signe ou pas, je me suis rendue compte à ma très grande surprise que l’an dernier, le 27 mars, je faisais une prise de sang (négative) pour ce qui fut ma dernière tentative de stimulation simple. J’ai bien evie de renverser la vapeur, demain. Faire du 27 mars une belle journée.

J’avoue que j’ai assez bien supporté l’attente car très peu de signes, très peu de symptômes et je ne les cherchais pas (enfin, presque). J’avoue que je supporterai demain nettement moins bien un résultat négatif. J’avoue que je suis en train de devenir un peu folle à y penser, alors j’évacue ici, avant de me replonger dans mes dossiers. J’avoue enfin que j’ose espérer de toute mes forces un joli positif. Pour une fois. Please.

 

 

Bilan d’une trentenaire désabusée

Enfin, l’année des 30 ans est finie. Ouf. Soulagée. Une page se tourne. Car le bilan des 30 ans est foireux.

2 FIV et 3 TEC plus tard, toujours pas enceinte. Ma sœur, elle, qui est bien plus jeune, qui est soit disant OPK, arrive à procréer « par surprise ». Malheureusement, un seul miracle par famille, dirait-on. La bonne nouvelle c’est que ma nièce donc, va naître aujourd’hui ou demain (déclenchement demain, au pire). Et j’ai vraiment hâte ! Oui, car j’ai changé. Je ne jalouse pas les bébés, je les adore. Je deviens moins aigrie. Je positive. Que se passe-t-il ? Lâcherais-je enfin prise ? Un peu, sûrement, pas complètement, sans doute (la preuve plus tard).

L’anniversaire de mes 30 ans m’avait fait dire que je ne fêterai plus jamais mon anniv’ en grande pompe. Effectivement, ça ne me dit plus rien. L’an dernier, pour mes 30 ans, (si tu suis), j’avais décidé de caler ça en juin pour profiter du beau temps, j’avais passé la journée à tout préparer,  à cuisiner, à décorer… Le soir venu, j’étais crevée, triste aussi (échec de FIV quelques jours avant), et ma sœur m’annonçait qu’elle était sûrement enceinte. Après ce fiasco, plus envie de retenter. Donc, le fêtage d’anniversaire se limitera à un dîner en namoureux ce soir et à un dîner avec mes parents et ma sœur (et ma nièce !) post-prise de sang (histoire de se consoler).

Au boulot, personne ne savait que c’était mon anniversaire. Je me la joue incognito, et ceux qui le savaient ont dû l’oublier. Et Boss n°1 et n°2 n’en ont rien à péter. Sauf que ma Lolotte, elle, elle le savait. Lolotte est une amie très chère que j’ai rencontré par nos anciens blogs interposés, que j’ai rencontré in the real life et qui me lit, et que j’adore (je dis pas ça parce qu’elle me lit hein). Et Lolotte, qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle m’a fait livrer un joli bouquet au boulot. Tout le monde pensait que j’avais un namoureux transi… la secrétaire m’a appelé pour que je vienne prendre le bouquet et tout le monde attendait de savoir qui c’était. J’ai donc lâché que c’était mon anniv’, du coup tout le monde me l’a souhaité ! Trop fort ! Comment ensoleiller une belle journée ?

Si je n’ai pas pu être Maman avant mes 30 ans, ni pendant mes 30 ans, si je n’ai pas pu être enceinte pour mes 30 ans, ou durant mes 30 ans, peu importe. Cette page se tourne, et je compte bien être enceinte pendant les 31. Je l’ai décidé. Et ce sera comme ça et picétout !

Cependant, pour ce TEC, c’est pas encore gagné. Certes, à force de vivre tout ça, je deviens blasée et je prends de la distance : moins stressée, et plus détendue. Du coup, comment je me sens à 7 DPO  ? Étrangement, comme si je n’avais jamais fais de TEC : aucune douleur nulle part, pas de douleurs de règles ou de chatouillement de l’utérus, les roploplos on ne peut plus normaux (because pas de progestérone) et aucune fatigue particulière. Presque en forme (j’ai dis « presque » parce que je suis quand même un peu crevée, rapport au boulot). Je viens de réaliser également que vu que je n’ai pas de progestérone, il n’y a aucune raison pour que je n’ai pas mes règles, avant la prise de sang. Du coup, ça me soulage presque car je pourrai anticiper le négatif. Pour moi, avoir ses règles et beaucoup moins traumatisant que le fameux « négatif » post-prise de sang.

Enfin, cette nuit, j’ai très mal dormi. J’ai rêvé que tout était foutu parce que je prenais pas de progestérone… (clin d’œil à Miss Infertility). Que Super Doc m’engueulait. Bref, la sale nuit quoi. Gros cauchemar, je me suis réveillée transpirante. Ce matin, ça cogitait dans ma petite tête (un peu trop), alors j’ai fais ma PMette blonde. J’ai appelé le centre PMA, j’ai eu ma secrétaire préférée (je la reconnais à la voix) et je lui ai balancé : « Bonjour, j’ai fait mon transfert lundi, j’ai une question un peu débile… ». Elle me dit : « Non, il n’y a pas de question débile ! » (tu sais que je t’aime, toua ???). Purée. Une PMA comme ça, ça se lâche pas. Bref, je lui ai demandé si c’était normal qu’on ne m’ait pas prescrit de progestérone avec mon protocole, et ouiiiiiiii, tout va bien, lorsqu’on fait un TEC avec une « vraie » ovulation, dans mon centre, ils ne prescrivent pas de progestérone. Le peu de science que je sais me dis que c’est logique : vu que tu as une ovulation, tu sécrète ce fameux corps jaune et donc, la progestérone nécessaire à ton utérus. Tout est fait pour imiter au mieux une grossesse naturelle, quoi. Je peux vous dire qu’en psychoteuse professionnelle, je suis sou-la-gée. Même si certaines ont de la progestérone en cycle naturel comme me l’a montré mon googlage intensif de deux minutes, et bien, dans mon centre non. Et j’ai confiance en mon centre. Classé parmi les 6 meilleurs selon la classification mystère publiée l’an dernier.

EDIT : je n’ai peut-être pas été transparente, mais… j’adore le jour de mon anniversaire ! Je me fais chouchouter par Brad qui va me concocter un joli repas, et m’offrir son joli cadeau, c’est mon jour, quoi. Les pieds sous la table. Zenitude assurée !!!

En mode Cocotte

Point de suspens, c’est officiel : je couve deux winners (j’en suis venue à détester le mot « embryons », donc, pour moi, ce sera mes winners ou mes warriors. Pas de discussion possible). Ce ne sera que mon 6ème transfert et mes 7ème et 8ème embryons. J’ai envie d’y croire, 7 est un chiffre qui me porte chance. Mais je ne peux que rester lucide : une prise de sang négative serait la juste logique des choses, et la probabilité la plus certaine.

Toutefois, j’y crois parce que :

1. Je suis obligée. Si je n’y croyais pas, je ne le tenterai pas. Gaspis d’énergie.

2. On n’a jamais testé la pompe comme mode de stimulation pré-TEC, alors peut-être que cela rend mon utérus beaucoup plus accueillant. Peut-être que la pompe fait que dans mon utérus, on te sert du bon thé chaud avec des jolies pâtisseries afin de donner envie aux winners de s’y installer. Super Doc m’a confirmé aujourd’hui que si mon ovulation n’est pas naturelle, car induite par la pompe, le fait d’ovuler sans aide prouve que le traitement est efficace. Du coup, je me dis, au pire, si les 4 FIV foirent, on peut toujours réessayer les stim simples et être patients pour que j’ovule du côté gauche (et non du droit comme à chaque fois). Espoir, espoir…

3. Aujourd’hui, jour du transfert, j’ai reçu un joli, joli faire-part de la naissance d’un bébé né de « l’espoir, de l’amour et de la science ». C’est un signe ?

4. Je suis sûrement dingue.

Ce matin, le labo m’a appelé : « Bonjour Madame Marivalou, on a bien dégelé un winner, le transfert se fera à 14h15 ». Moi : « Euh non, c’était deux embryons ! » Le labo : « Aaah. Oui. Bon. J’en dégèle un autre alors ». « Oui,merci et n’oubliez pas hein ». Non mais bordal ? Ils t’appellent 3 jours avant pour te demander combien t’en veux et ils font même pas ce qui leur est demandé ? Du coup, au moment du transfert, alors que j’avais les jambes écartés, le biologiste entre, tend la pipette et dit : « Madame Marivalou, voici VOS embryons », avec un grand sourire. « C’est moi que vous avez eu au téléphone ». Je lui souris, en mode ultra détendue, même en position gynéco et explique à Super Doc l’histoire des winners et tout le monde rit, ah ah ah, c’que c’est drôle, c’qu’on est détendu… en attendant, on le fait ou non le transfert ? Oui, on le fait. Super Doc m’a fait ça, hop hop hop, je n’ai rien senti. Limite, j’ai du mal à croire que deux winners sont à l’intérieur de moi-même…

Voilà, voilà, prise de sang prévue le 27 mars. Un jeudi. Bof. C’est moche, j’aurai le résultat au boulot, je vais pleurer (ou hurler) dans mon bureau, ça va être top top. En même temps, je préfère un jeudi qu’un lundi. Vu que je ne peux pas me permettre de prendre de demie-journée… (soupir).

Mais voilà. Miss psychotage is back, et ce pour deux raisons.

1. Le traitement à suivre. Super Doc m’a dit de faire le reste d’Ovitrelle (donc 15 clics pour ceux qui suivent) ce soir et de continuer la pompe. Aucune indication sur d’éventuels ovules de progestérone, rien de rien. Et (non, mais quelle bêtasse, je vous jure), je n’ai pas pensé à demander… Rah ! Je me donnerai des baffes. Je pense que comme je suis sous pompe, je n’ai pas besoin de progestérone. Ce qui n’est pas pour me déplaire car du coup, je n’ai pas mal aux seins et aucun symptôme qui fait croire à une grossesse. Toutefois, à chacune de mes FIV/TEC j’avais ces p***** d’ovules. Alors quoi ? Super Doc aurait oublié de me les prescrire ? Ou, plus raisonnablement, n’en aurais-je pas besoin ? Je ne sais pas. Mais je penche pour la seconde solution… Merci à « celles qui savent » de m’éclairer.

2. Le boulot. Je devais y retourner post-transfert. Du coup, j’avais rien dit à mes boss. Je fais un job où on n’a pas vraiment d’horaires et tu fais un peu ce que tu veux… tu vois ? Du moment que tu bosses 50 heures par semaine, c’est cool. Sauf que Brad s’est fâché et m’a enjoint de rester à la maison pour me reposer, faire des trucs chouettes comme il dit (entre autres choses, choisir mon cadeau d’anniversaire, héhéhéhé). Comme je ne suis pas non plus une accro au boulot et que je sais où sont mes priorités, j’y suis allée ce matin et suis partie à 12h, après une heure de boulot intensif et une heure de réunion (intensive aussi). Mais je n’ai mis que la secrétaire au courant de mon absence vu que Boss n°1 était en rendez-vous extérieur et que Boss n°2 était ultra méga occupé. Je n’ai pas écris de mail ni envoyé de texto, pressée par le temps (j’ai mangé en 10 mn top chrono ce midi). J’aurais dû. Boss n°1 n’a pas arrêté de m’envoyer des mails de choses à faire cet après-midi, dont le dernier disait : « Je suis absent demain mardi 18 mars, pensez à faire ceci et à faire cela dans tel dossier ». Haem. Oups. J’ai renvoyé un email en disant que c’était prévu (c’est vrai) et que j’espérais qu’il ne m’avait pas trop cherché cet après-midi, que j’avais mis la secrétaire au courant, etc. Point de réponse. Du coup, je culpabilise.

Tu vas me dire : qu’est-ce que tu en as faire, puisque si les deux prochains TEC sont négatifs, tu démissionnes ? Ben, croyez le ou non, bien que mes boss aient souvent parfois abusé, je n’ai pas envie qu’ils aient une mauvaise image de moi et qu’ils croient que je m’en fiche du boulot. D’autant que durant les deux prochaines semaines, hors de question de partir à 20 heures passées. Je ferai mon boulot, ce sera peut-être intensif, mais le soir, je pars « tôt » (en sachant que, pour « tôt », comme dit Brad, c’est « tard » pour les autres). C’est abusé, vous croyez ? Z’ont qu’à me virer. Ou me convoquer pour me dire que j’abuse (pour la demie-journée prise).

Edit de 19 heures : Après avoir relaté la situation prise de chou « professionnel » à une de mes meilleures amies qui fait le même job que moi, voici sa reaction : « Non mais arrête de te prendre la tête pour ça, t’as prévenue la secrétaire, c’est ok, et s’ils sont pas contents, c’est pareil ». Ok, me voilà quasi sereine. Merci à mon amie J. (qui ne me lit pas).

Mon cas est atypique (ou déséspéré, c’est selon)

Pfiou. Je viens de passer quelques jours riches en émotion. Après mon dernier article, qui paraissait enjoué, et qui m’a valu nombres de commentaires félicitatifs (merci, mes chaussures sont trop petites, désormais), j’ai passé deux jours à déprimer, au bord des larmes, au fond du gouffre, me disant qu’avec tous ces échecs (6 embryons, 5 transferts, et je compte pas les quelques essais de stimulation antérieurs), je n’étais pas normale, et je n’arriverai jamais à avoir d’enfant. J’ai même pleuré en rentrant du boulot, crevée, et Brad, solide comme un roc (mais comment il fait ?) m’a consolée comme il a pu (pour un mec pas démonstratif, chapeau) en me disant qu’on allait y arriver un jour et que si la Sécu rembourse 4 FIV, ce n’était pas pour rien. Mouais.

P**** d’hormones, qui te font aller très haut puis très bas.

Hier soir, je suis sortie du travail vers 21 heures, après une réunion-débat-envuedesmunicipales qui avait lieu sur mon lieu de travail. Je rentre en tram, jusqu’à un arrêt où est stationnée ma tuture. Sauf que tuture, hier soir, avait bouffé toutes ses batteries et ne voulait plus démarrer (non, même pas j’ai laissé mes phares allumés, même pas même pas… ah si, en fait… euh…). Brad est venu à ma rescousse, il est allé cherché des pinces, les a branché de sa voiture à ma tuture pendant que je l’éclairais comme je pouvais avec mon téléphone (je suis une intellectuelle, moa, pas une manuelle…). Ouf, elle a redémarré. A la maison à 22h30, on crevait la dalle… Dodo tard, quoi… pour un réveil à 5h45 pour voir Super Doc aux aurores! My God.

Ce matin, en mode « La journée commence, là, ? t’es sûr ? ».

Je récapépète : je suis à 10 jours de « pompe » (de stim, si tu préfères).

Pour une fois, très peu d’attente à la PMA (merci les RDV à l’aube), je papote avec l’infirmière (je suis VIP, je l’ai déjà dis ?) et je passe dans le bureau de Super Doc pour l’écho. Super Doc regarde l’écran, moi, je vois qu’il y a des trucs (je commence un peu à discerner les trucs, comme quoi,  au bout de deux ans d’écho, tout arrive). Mais je ne sais pas encore ce que veut dire ce que je vois… donc j’attends.  Elle me dit : « Bon. Echo très atypique ». Mouiiiiii ?! C’est à dire ???

« Et bien, vous avez un endomètre très épais ». Je lui dis que c’est plutôt positif ça, d’autant que j’ai plutôt un endomètre fin d’habitude. Elle me dit : »Oui, certes, mais on a l’impression que c’est plutôt un endomètre post-ovulation ». What ??? Repaet please ? Marche arrière ?

Je lui dis « J’aurai ovulé toute seule ? ». Elle rigole, me dit que ce serait bien la première fois que j’ovule sans son aide, mais que tout est possible. Elle me dit qu’à gauche, il n’y a rien, aucun follicule, et à droite, un gros follicule ou un gros kyste (ah bon) et d’autres petits follicules ou kystes. Ah bon bon bon. Mais euh, comment fait-on pour savoir ? On attend les résultats de prise de sang ! Okay.

Puis, je l’interroge sur mont aux étrange de LH à 10 (surtout quand je vois Bounty qui dit qu’elle ovule à LH 10…) alors que d’habitude, celui-ci est plutot de 0. Elle me répond qu’on ne peut pas s’y fier, le taux de LH en lui-même ne veut rien dire, il va, il vient, c’est associé à l’estradiol qu’il peut être interprété, et mon estradiol était bas donc bon.

Je repars du Centre un peu hallucinée : je ne sais pas si je dois me réjouir ou non… Super doc m’a dit que le secrétariat m’appellera dans la journée, soit pour tout arrêter, soit pour continuer, soit pour déclencher. Toutes les options sont possibles. Et étrangement, je suis zen. L’habitude, sûrement.

A midi, je reçois mes taux. ‘Tention, y’a du lourd !

LH : 35, Progestérone : 4,3 Estradiol : 523.

Boooooon. J’attends le coup de fil, suis pas médecin, hein.

Coup de fil du secrétariat : « alors, il semble que vous ayez déjà ovulé, vous deviez être ce matin en pleine ovulation ». Allons bon. Merdouille. On a fait couic couic que samedi, saloperie (on travaille beaucoup alors hein on peut pas tous les jours). Bon, pas grave me dis-je, on fait un TEC pas une stim, j’avais oublié. Elle me dit qu’il est encore juste temps de faire le TEC. Que le transfert se fera lundi. Que ce soir je fais 10 clics d’Ovitrelle (10 clics ??? Quoi que c’est ??? Help me !!! je fais toujours le stylo entier, moi !!!), que je ferai le reste le soir du transfert et que je garde la pompe. Allons bon. Qu’est-ce que c’est que ce protocole de malade ??? Pourquoi dix clics d’Ovitrelle ce soir et le reste lundi ? Alors que j’ai déjà ovulé POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS DES ANNEES TOUTE SEULE !!!! Vos observations éclairées seraient je l’avoue les bienvenues. Et la pompe, je la garde toute ma life, ou bien ?

Pour le reste, je retiens : que depuis le début de la stim, j’étais plutôt détachée. Que j’ai ovulé en 10 jours de pompe (avant, il m’en fallait au moins le double). Que j’ai ovulé sans mon amie Ovitrelle (nananinanèreuh). Que ce soir on fait du poney, on s’en fout, on a rien à perdre. Qu’il faut que je continue à me plonger dans le travail pour ne plus penser à « ça ». Que lundi, on me transfère deux embryons. Que j’aimerai qu’ils soient gentils, et que, pour une fois, ils veulent bien faire un peu plus d’effort et s’accrocher à ma paroi utérine puisque pour une fois, mon endomètre est « bon » (elle m’a pas donné les mm, Super Doc n’aime pas trop donner les chiffres). Que direct après le transfert (et avant aussi d’ailleurs), je serai au boulot. Que de toute façon, le repos n’avait rien changé au résultat les fois précédentes, alors bon.

J’ai quand même hâte d’être au jour du transfert pour avoir le débrief de Super Doc et savoir ce qu’il s’est passé et si je pourrai encore à l’avenir ovuler seule… même avec une trompe bouchée, l’espoir d’un bébé couette renaîtrait alors ? Mouais, te fais pas trop de film ma vieille, car en lisant le résultat de la prise de sang, tu risques de tomber de haut et bien bas (encore une fois).

Tribulations d’une pompette

J’en étais où ? Ah oui, j’attends le J1. Oui, bon, bah, je peux attendre longtemps, hein. Avec mes problèmes d’hypophyse ou d’hypothalamique ou de je ne sais quoi (je ne suis pas médecin), je n’ai pas de cycles, pas de règles naturelles, et même avec Duphaston, souvent je n’ai rien. Donc, on a posé la pompe. La fameuse. Aaaaaah, j’avais oublié les joies de la pompe…

On ne dort plus très bien car, posée sur un des côtés du ventre, tu peux plus vraiment dormir sur le côté où elle est posée. Ça gratte assez souvent, ça démange. Et tu fais attention à tes vêtements : pas de hauts moulants et des hauts plutôt amples. J’avoue, si on est au courant, on la devine (car je n’ai toujours pas trouvé le temps de faire du shopping). Le doux tac tac tac résonne à mes oreilles… même Brad m’a dit qu’il l’entendait… mais il m’a rassurée en me disant que si on ne savait pas que c’était ça, on pouvait prendre ça pour un bruit extérieur… vive la femme du futur quand même !

Premier changement de pompe : un grand moment. Déjà, c’est un peu plus compliqué qu’une injection « normale ». Tu vois le Gonal ? Ben, c’est du pipi de chat à côté. Car le Gonal, tu as un stylo, c’est même pas une piqure. Tu vois le Ménopur ? On se rapproche, car là aussi tu as une reconstitution à faire. J’explique. Déjà, tu as ta télécommande. Tu l’allumes (à savoir qu’elle se met en veille environ 4 ou 5 fois pendant tout le process, car tu n’es pas assez rapide). Bon, ça y est elle s’allume, elle dit que tu t’appelles Marival (car y’a pas assez de place pour indiquer tout ton nom en entier) et que tu as une dose de 20 ui de Lutrelef toutes les 90 mn. Tu appuies sur la touche « next ». Là, on te dis (dans le petit livret, hein, la télécommande, elle parle pas. Pas encore), que tu dois enlever ton ancien « pod » (c’est à dire le truc que tu t’es collé la dernière fois sur le ventre et qui t’injectes du produit). Tu suis ? Ok, j’enlève, tu tapes sur la touche pour enlever. Le pod émet un bip pour te dire qu’il est déconnecté. Et tu t’arraches (oui, c’est bien le mot, « arracher ») le pod et la mini aiguille avec. Sympa. Ça fait un peu mal quand même. Là, tu viens de faire 1/10ème de ce qui t’attends. Ensuite, tu reconstitues ton produit : tu prends le solvant (3,2 mg attention à bien doser !!!!) dans la seringue munie d’une énorme aiguille (mais non, t’inquiète, cette aiguille ne te servira jamais à te piquer) et tu le réinjectes dans la poudre. Et tu éloignes le solvant le plus loin possible, histoire de pas se tromper de « solution » tout à l’heure. Ensuite, tu changes l’aiguille sur ta seringue (oui, oui, il faut changer d’aiguille, tu as bien lu), tu reprends toute la solution reconstituée dedans (d’où l’utilité d’éloigner le solvant pour ne pas t’injecter que le solvant), et… tu tentes de l’injecter dans ton pod. Ce que j’ai fais. Ensuite, une fois que deux bips ont retenti pour te dire que le pod avait compris que tu lui injectais un produit, tu appuies sur ta télécommande qui met en marche le système. Le bordel fait « Tac, tac, tac » pendant super longtemps (une minute, quoi) et EN PRINCIPE, tu peux essayer de te coller ton pod sur le ventre. Sauf que vendredi matin, mon pod, il a fait 10 fois Tac, tac avant d’émettre une sorte de « Biiiiiiiiiiiip » continu et strident… Mais euh ???? Quoi que je fais ??? Je lis vite la notice… NE PAS UTILISER LE POD DEFECTUEUX. Bon, en même temps, je sens bien qu’il y a un problème, vu le bruit que fait le bordel. J’appuie sur les touches de la télécommande pour l’arrêter (ouf, ça s’arrête). Et… je recommence toute l’opération. Sans déconner. Hop, comme ça, 400 € jetés à la poubelle. Purée, merci la Sécu… Bref, je refais tout, j’arrive au même stade et là, le stress monte : ne bipe pas, ne bipe pas, please.

Ouf, le deuxième coup a été le bon. Tu arraches donc la petite capsule qui protège l’aiguille et les sparadrap et tu te colles ça sur le bide, un peu en haut du nombril à gauche ou droite. Et tu déclenches le piquage de l’aiguille. Et donc, oui, j’ai constamment une aiguille plantée dans mon bide, mais non, ça ne fait pas mal. D’ailleurs, à bien y regarder, c’est pas vraiment une aiguille « classique », elle est toute petite, et transparente.

Ce matin, c’était mon deuxième changement de pod, et tout s’est bien passé. Sauf que je l’ai collé un peu haut par rapport à d’habitude, mais j’imagine que ça n’a aucune incidence. J’espère, hein ?

Ce matin, également, j’ai appelé la PMA car pas de J1 à l’horizon. Aucun J d’ailleurs. Super Doc a dit : vous prenez rendez-vous après 10 jours de traitement, règles ou pas règles. Donc, jeudi. Youpi, j’ai hâte !!!

Toutefois, je reste un peu dubitative. Je crois que je suis une femme extraterrestre. En effet, j’ai reçu mes « taux » d’hormones du jour où on m’a posé la pompe. Je ne sais pas si c’est à cause de Duphaston, ou à cause du manque de règles ou les deux, mais mes taux étaient très très inhabituels. Je m’explique. D’habitude, (Miss Infertility ne me contredira pas), avec mon « problème », j’ai une LH au ras des pâquerettes, genre inférieur à 0,1 (oui, ça exiiiiiste) voir 0,6 quand je suis en grande forme hormonale au début d’un traitement. Et là, des taux de oufffff :

LH : 10,7 (qu’est-ce que c’est que ce taux de malade ? juste avec Duphaston ???) – Progestérone : 2,4 – Estradiol : 38,58.

J’ai un peu beaucoup (carrément) halluciné quand j’ai vu les taux, j’ai googlé un tout petit peu (vraiment à peine, hein), et me suis pas pris la tête (incrédibeule ! je me reconnais plus…). Je me suis dis qu’on en parlerait avec Super Doc quand on se verrait.

Et quand est-ce qu’on se voit, tiens ? Mes rendez-vous écartage de jambes de 10 minutes le matin et mes allers-retour sur la Rocade me manquent un peu. Ce matin, pour le savoir, j’ai appelé en expliquant à la secrétaire ma situation. Vous voyez le topo : « euhh, alors, je vous explique…. ». Réponse du Doc une demie-heure plus tard, via la secrétaire : peu importe que vous ayez ou non vos règles, vous prenez-rendez-vous pour un contrôle écho 10 jours après la pose de la pompe. Bon d’accord. J’ai rendez-vous ce jeudi, donc. Mais, euh, et mon taux de LH ??? Elle a trouvé ça normal ? Personne ne m’a répondu… Du coup, faut vraiment que je pense à demander des explications jeudi.

Je me dis que j’en serai alors à mes 7 et 8èmes embryons transférés sans résultat lors de la prochaine tentative, et qu’il m’en restera encore un (the last, le plus moche). Je me dis que tout ça c’est quand même beaucoup. Que les tensions familiales sont à leur comble en ce moment (ne nous leurrons pas, ils essaient de faire au mieux, mais ils ne comprennent pas, et disent parfois des choses fort blessantes et horripilantes). Genre ma mère qui me dit : « Laisse passer un cycle entre deux traitements… »… Mais JE N’AI PAS DE CYCLES !!!! Donc, oui, j’ai laissé passé un mois entre les deux traitements. Ma soeur qui me reproche de la laisser à l’écart de mon parcours parce qu’elle est enceinte (comment te dire ? Je te mets à l’écart car je n’ai pas tout le temps envie d’en parler, et ce n’est pas parce que tu es enceinte et grosse comme une baleine que je ne t’en parle pas… tu veux que je t’en parle ? alors parlons-en… ah ben, tu culpabilise maintenant ? Ben oui, la PMA, c’est dur). Je me dis que je suis à prendre avec des pincettes, que j’en ai marre d’avoir un ventre ballonné à mort, j’en ai marre d’avoir pris 1,5 kg en moins d’une semaine de pompe. Je me dis qu’après ces deux TEC, s ‘ils foirent comme tous les autres, je démissionne, je m’installe à mon propre compte et ce sera un nouveau départ. J’ai donc hâte d’en finir avec ces deux TEC pour démissionner. Je suis dans une optique nouvelle, désormais. Je continue d’y croire, même faiblement et le négatif sera dur à encaisser, mais je me fixe d’autres objectifs. Mes proches sont persuadés que le jour où je serai à mon compte, mes règles vont réapparaître comme par magie (comme si le stress du boulot les bloquait). Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu ? Ils sont drôles.

Je précise que cette image est visible sur Internet, que ce n'est pas mon bidou qui est là (le mien est nettement moins joli et nettement moins plat).

Et voici the Pompe !

Je précise que cette image a été récupérée sur Internet, et que ce n’est pas mon bidou que vous admirez (le mien est beaucoup moins joli et beaucoup moins plat !).

Tac, tac, tac…

keep-calm-wait-and-see

Alors, alors, ce rendez-vous à faux J1, ça donne quoi ? Ben, déjà, comment te dire… mes règles ne sont toujours pas arrivées… je le dis à Super Doc d’emblée, mais lui dis également que je n’ai que je n’ai arrêté Duphaston qu’il y a 5 jours, donc, que je ne m’alarmais pas outre mesure…

 « Ah bon ? », elle me fait ? Et bien, oui, c’est ce que j’ai dis à la secrétaire… « La secrétaire m’a dit au contraire que vous aviez un retard important de règles, donc, je voulais vous faire une écho, mais là, pas besoin, vos règles devraient arriver… ou pas. ».

Aaaaah, non, mais si on ne peut plus se fier aux secrétaires, on fait quoi ? Je lui avais pourtant dit que j’avais un retard de quelques jours seulement… bref, on n’a pas dû se comprendre… Résultat, Super Doc était ennuyée et ne voulait pas m’avoir fait venir pour rien. Elle m’a donc dit de poser la pompe, et que ce n’était pas grave que je n’ais pas mes règles « à part gaspiller du produit ». Moi, perso, je considère que ce n’est pas « gaspiller », car ça habitue mon corps à recevoir des hormones de manière normale, comme toutes les femmes normalement constituées.

J’ai donc patienté jusqu’à ce que l’infirmière spécialisée en « pompe » puisse me la poser. Comme ce n’est pas une première, et même si on ne m’avait rien dit, j’avais apporté mon produit avec moi et mon chèque de caution et on a pu faire ça vite fait (même si je ne me rappelle plus très bien de la manip, ils fournissent avec un livret explicatif très détaillé).

Elle m’a posé le « pod » sur mon ventre, enclenché la manip, et j’ai entendu le TAC du déclenchement (ouille !!!) quand l’aiguille se plante dans ton bide pour… 3 jours. Oui, car maintenant, je suis tranquille pendant 3 jours, et vendredi matin, je refais toute la manip pour « recharger » Madame la Pompe de produit.

Désormais, toutes les 90 minutes, j’entends le doux « tac, tac, tac… » de la pompe qui m’injecte ses hormones. Voilou. Sauf que (je ne suis jamais contente), J1 n’est toujours pas arrivé. Et j’ai peur que J1 n’arrive jamais en fait… Wait & see, c’est ça ? Je commence à m’inquiéter quand ? Dans 5 jours, quand ça fera 10 jours d’arrêt après Duphaston, j’imagine.

Ca, c’était le charabia technique du jour. Passons aux potins du jour.

J’arrive à la PMA, donc, hier matin, à l’aube (7h30), j’ai les lentilles pas vraiment en face des trous et je vois arriver une fille faire la queue derrière moi. Je (crois) la reconnaître, et je lui fais un grand sourire. Sauf qu’elle me répond pas et se met à côté de moi pour attendre son tour. Euh. Bon. J’ai dû me tromper. Ah ben, oui, j’ai sûrement du me tromper car la nana en question, elle habite à 90 bornes de chez moi, si ma mémoire est bonne (on était dans la même promo en fait). Si ça se trouve, c’est sa sœur… En même temps, ça doit faire, quoi… 4 ans qu’on s’est pas vues ?

Entre temps, Super Doc me reçoit, et je vais attendre mon tour au labo pour la pose de pompe. Je jouais sagement à candy cruche, quand je reçois une notif Facebook. Mardeuh, voilà pourtant trois jours que j’ai décidé de ne plus faire un tour sur ce site qui n’est rien qu’un faire-part géant de naissance et de grossesse et de gosses qui grandissent, etc… ! Mais c’est un message, alors je regarde : « Salut Marivalou, je crois que je t’ai loupée tout à l’heure, désolée je ne t’ai pas reconnue de suite, j’avais pas les yeux en face des trous, j’espère que tu vas bien ». Ah ah, je n’avais pas rêvé, c’était bien ma copine de promo !!! On s’envoie deux-trois messages et on se rejoint entre nos deux salles d’attente (oui, j’attendais à celle du labo, et elle dans la salle d’attente « normale ») et on papote…

Et bien, vous savez quoi ? Ca me fait ultra-chier pour elle… ça fait du bien de se sentir comprise, de partager ça avec quelqu’un de « réel », certes, et qui « comprend », mais marde, DNLP n’épargne personne… On a le même âge, et on en est au même stade, avec des infertilités différentes, bien sûr. Et même si j’ai eu l’impression un instant de ne pas être seule au monde, je me suis dis que cette marde touche toujours les meilleurs. Moi pour commencer (héhé). Puis, ma copine de promo, franchement, je l’aimais vraiment vraiment bien, toujours le sourire, très sympathique, vraiment une belle personne.

Et puis toi et toi qui me lis aussi.

Bref. Maintenant, l’ordre du jour est Wait and See… Si les anglais débarquent, tant mieux. S’ils ne débarquent pas, cela veut bien dire que mon système reproductif, mon insuffisance hypothalamique ou ce que vous voulez continue de faire de la Résistance et que mes espoirs pour avoir un jour un cycle naturel s’envolent à tout jamais. Et du coup, je sais pas bien comment ça va se passer pour mon TEC… Wait and See, mais dans le flou. J’aime pas.