Dilemme du week-end

Comment ça va ? J’attends l’écho de lundi pour savoir si tout va bien ou si tout va mal ou entre les deux.

Et j’ai de quoi m’occuper : boulot (parce qu’il faut bien bosser un peu), cadeaux de Noël, envolée de cartes de vœux, et… je vous annonce, au cas où vous seriez passé à côté, l’ouverture de la Boutique des idées fertiles. (clique, clique sur le lien !!!). Cette boutique vient tout droit du cerveau de Miliette, qui a organisé l’ouverture et la gestion de cette boutique (et c’est un sacré boulot). Les créateurs font don de leurs créations, ainsi que (pour le moment) des frais de port éventuels (d’où l’intérêt de limiter les créations à des objets petits et légers), et le produit de la vente est directement reversé à l’association BAMP !, qui oeuvre pour que l’infertilité ne soit plus tabou, qui communique sur le sujet, informe, et soutient les personnes infertiles (comme moi). En à peine quelques jours, plusieurs créatrices ont envoyé des créations uniques et originales (et superbes !) et plusieurs d’entres elles ont déjà été vendues. Bref, ça marche, et dès que j’aurai trouvé le moyen d’insérer une bannière sur mon blog, j’en serai heureuse (je sais pas pourquoi, ça ne veut pas… ouin.).

Si vous êtes intéressées pour offrir vos créations, un mail : laboutiquedesideesfertiles@gmail.com

Si vous êtes intéressées pour vous offrir nos créations : cliquez ici.

A part ça, j’ai un dilemme.  Mes nausées et vomissements se sont un peu atténuée (comprendre la journée ça va mieux). Toutefois, le soir, et parfois le matin, c’est toujours l’enfer. Vomissements chaque jour, et obligée de me coucher très tôt car je ne supporte plus d’être « éveillée ». Dans quelques jours, c’est Noël. Et je n’en peux plus (je suis à plus de 13 SA). J’ai demandé à mon doc traitant de me prescrire Donormyl, et après vérifié le médicament qu’il ne connaissait pas pour traiter les vomissements de grossesse, il a accepté. Bon. Donc, lundi, ou même aujourd’hui, je peux être en possession de ce médicament qui parait-il soulage. Sauf que je me demande si c’est bien sérieux de le prendre à 13 SA… je  me demande si je ne devrai pas attendre que les nausées cessent d’elles-mêmes (vu qu’elles ont bien diminué, on peut espérer qu’elles disparaissent)… J’aimerai donc avoir l’avis de celles qui sont passées par là ou de nos amies médecins sur le sujet. Car en même temps, toute ma vie est impactée par ces nausées : je bouffe non stop (c’est un miracle que je ne sois pas encore obèse), et malheureusement, les fruits et légumes ne sont pas acceptés par mon système digestif (non mais sérieux !), je ne peux me concentrer sur une tâche plus d’une heure, ma maison devient un vrai capharnaüm, tout prend du temps, et à partir de 17 heures, je vis un enfer. Et bientôt, c’est Noël.

Comme aujourd’hui, c’est parait-il le début des vacances de Noël, je vous souhaite à tous et à toutes d’excellentes fêtes de fin d’année.

Les perles des PMettes (1)

Je commence ici une série d’articles très attendu par toi, Foule en Délire ! Les perles dites à des PMettes… Et dont le côté complètement foufou ne sera probablement compris que par des PMettes (quoique, si t’es un peu censé dans ta tête, tu devrais comprendre…).

Il y a d’abord les phrases classiques, que toutes PMettes a entendu une fois au moins dans sa vie :

Pars en vacances, et ça va marcher, tu verras

Ou :

Je connais une fille qui connaît la femme du meilleur ami du cousin de la tante du copain de Bidule, et bien, ils avaient abandonné apres 3 FIV et comme par hasard, elle est tombée enceinte !

Formidable, mais si j’attends que ca m’arrive, tu sais que je serai vieille et moche… Et à court d’ovocytes.

Et puis, il y a les phrases chocs quand enfin, tu tombes enceinte :

Spéciale cacedédi a Dame Lapin :

Ah, mais finalement, ça va, c’est allé vite !

Ouais, 3 ans et 3 FIV plus tard, sans compter les TEC, c’est sur, c’est allé « vite »… On doit pas avoir la meme définition du temps qui passe, les fertiles et nous.

Ca y est ! T’es enceinte ?! Mais profiiiiite !

Oui, la tête dans la cuvettes 4 fois par jour, je profite a fond. T’inquiète.

On a également les « je sais vraiment pas pourquoi tu stresses ». Spéciale dédicace à Miliette et sa belle-sœur :

Faut pas stresser. C’est en stressant que ça se passe mal… Et bébé ressent tout.

Ok, alors, je dois arrêter de respirer, aussi, non ? Et tu fais comment pour pas stresser quand t’as un parcours d’infertile ou de FC derriere toi, hein ? HEIN ?

D’ailleurs, un Hommage aux belles sœurs, car elles sont formidables. Quand Brad annonce la grossesse à sa sœur :

J’ai envie de pleurer !

Ah, t’es si contente que ca ?

C’est surtout que je serai a l’étranger pour la naissance, ouiiiiinnnnn !

Hum. Je me disais aussi. Heureusement, on n’a pas besoin de toi pour mettre au monde ce bébé, si on arrive jusque là, on est sauvés.

Enfin, les perles des perles :

Arrête de stresser, s’il arrive un truc, et bien vous recommencerez et puis c’est tout…

C’est à dire que j’ai mis 3 ans à avoir une accroche, contrairement à toi qui t’es faite engrosser sans même y penser, alors non, s’il arrive un truc, comme tu dis, je le prendrai pas bien. Personne d’ailleurs. Pas même toi, en fait.

Ma préférée:

Franchement, si c’est pour passer ta grossesse à stresser, faut trouver d’autres solutions… Je sais pas moi, adopte !!!

Je suis restée sans voix…

Pensées pour moi-même, bien moins philosophiques que celles de Marc-Aurèle

Je me suis fais rare ces derniers temps, tant sur mon propre blog que sur les blogs des coupines, et je m’en excuse. Toutefois, cela m’a fait un bien foufou. Plus penser en mode PMA, ô joie. Je savoure ma pause, j’avoue.

Sauf des jours comme aujourd’hui où, après avoir croisé 10 ventres ronds dans la journée, je n’en puis plus. Je suis bien contente pour toutes celles à qui la PMA réussit, mais je ne peux m’empêcher de me dire (vilaine voix !) que ça ne m’arrivera pas à moi. Pas après autant d’essais. Je suis très heureuse pour vos annonces de grossesse, que chacune monte dans le fameux train, mais je ne peux m’empêcher de penser que bientôt, je serai seule à quai. Du coup, gros pincement de coeur en pensant que vous êtes toutes montées dans ce fameux train et que moi, je n’ai même pas encore acheté mon billet.

En effet, d’une infertilité expliquée (pas d’ovulation), nous passons à une infertilité inexpliquée (pas d’accroche en FIV) et ça, c’est dur. Les derniers examens (prise de sang pour détecter d’éventuels facteurs V ou autres gènes ou anti-corps vilains) se sont tous révélés plus que normaux. Seul le MSOME a révélé une indication pour une IMSI au prochain essai. Mais, on doit encore faire le point avec Super Doc dès que l’on voudra reprendre les essais. Pour le moment, il n’est pas question de reprise. D’une part, parce que je suis en pleine mutation professionnelle, en pleine installation, et que ce n’est pas le moment avec les vacances, toussa toussa, d’autre part, parce qu’après deux mois de pause, je ne me sens toujours pas prête à encaisser un nouvel échec. Dans la mesure où rien n’a fonctionné jusqu’ici, je ne vois pas pour quelle raison ça fonctionnerait la prochaine fois. Je rappelle : 8 winners transférés à J5. Zéro accroche. Hého.

Alors, en attendant d’être prête, je fais d’autres choses épanouissantes. Mon taff m’épanouit à mort. Sans dec. Dans trois jours, je suis à mon compte. Comme une grande, pour de vrai de vrai. Et je suis tellement dé-bor-dée, que je n’ai fais que quelques rares démarches. En revanche, j’ai trouvé un super bureau. Point négatif : il est tout petit. 12 m². Points positifs : tout le reste ! A savoir : le confrère qui me le loue est très sympa, a une bonne réputation, le bureau a déjà des rangements, et il n’est pas cher alors que tout est compris. Niveau situation, il a l’avantage d’être un tout petit peu plus proche de chez moi, sans être éloigné de mes autres lieux de travail (oui, je sais, ma vie est compliquée). Bref, je suis méga enthousiaste, méga contente. Et mes boss ont « insinué » qu’ils allaient me regretter. Ah ah ! Bon, ils ne sont pas allés jusqu’à le dire franchement, mais… j’ai aimé l’allusion.

Du côté de Brad, on en est au point mort : il a réduit à 6/7 cigarettes par jour + la clope électronique, mais augmente sa consommation en soirée. Bref, je suis un peu dubitative, mais il m’a promis, alors… j’attends. Patiemment. En réalité, je suis mauvaise langue : dès ce week-end, il commence un traitement à base de vitamines préconisés par la naturo, et si ça ne le fait pas encore réduire, il m’a dit qu’il allait réfléchir à d’autres solutions. Mais j’ai tellement peur que ce ne soit que paroles, paroles, paroles…

A partir de juillet, je suis « censée » avoir plus de temps pour moi. J’ai donc décidé de continuer plus intensivement à prendre ma vie en main. Je suis toujours plus ou moins les conseils de ma naturo, et j’ai perdu 3 kilos. J’ai la super ligne, quoi, même si je garde un joli petit ventre (c’est ma morphologie !). Je me sens très bien dans mon corps, et j’ai même repris le sport à raison d’un footing hebdomadaire (bon, ok, là, ça fait deux semaines que j’ai zappé, mais une installation, ça coute du temps !). Je fais aussi de la relaxation une fois tous les 15 jours, et je compte commencer le yoga en septembre. J’aimerai le coupler avec des séances d’acupuncture, d’ailleurs. Bref, je me zenifie durablement, et comme dit ma naturo, j’essaie de donner une place à ce bébé à naître (enfin, pour l’instant, je laisse une place à mon boulot, point, on verra en juillet, si j’y arrive). J’ai honte, elle m’a donné plein d’exercices à faire, de respiration, de visualisation et je ne suis parvenue à trouver le temps d’en faire aucun. Boulot + vie sociale débridée avec l’été, la Coupe du Monde, les pots de départ = une Marivalou dépravée, tendance alcoolique MAIS qui ne pense plus à la PMA.

Plus sérieusement, la relaxation me fait un bien fou. La naturopathie aussi. Même si les glaces et le chocolat me manquent. Et j’avoue que je ne respecte pas tous les jours, j’aime toujours les pizzas et les apéros.

Bref, je me perds dans des réflexions sans queue ni tête, je crois qu’aujourd’hui est un jour SANS. Après plusieurs semaines AVEC, je ne m’en plains pas.

Je crois également (pour vous dire que cet article est vraiment décousu) qu’en septembre, ou quand je verrai Super doc, je demanderai à faire la fameuse biopsie qu’elle ne m’encourage pas à faire. Histoire de ne pas regretter.

 

Trop LOL l’IRM

Je vous ai pas raconté… J’ai testé, pour vous, l’IRM pelvienne. Heureusement, programmée un samedi (ce que je conseille à toutes… sauf à prendre une demie-journée, au moins).

Samedi donc, je me lève, pas trop tard, au doux son du réveil. Je me rappelle alors que je dois faire un « lavement rectal ».

Comme j’ai du mal à rester coucher et en même temps à m’injecter un produit dans les fesses au moyens d’une espèce de pompe, je demande à Brad de m’aider (top glamour pour commencer le week-end). Brad, qui a eu d’ores et déjà la joie de tester ce genre de lavement, me dit, au moment de me le faire : « Allez, courage, c’est un mauvais moment à passer ». (mais pourquoi il dit ça ?!). Il appuie sur le truc qui injecte dans mes intestins, via mon joli anus, un liquide.

Je reste couchée quelques minutes, et Brad me dit que je peux me lever, là, c’est bon, les 3 minutes minimum sont passées. Je fais la fière, genre, ben ça va, je vais bien, à peine envie d’aller aux chiottes, mais j’y vais quand même, histoire de me « vider » et d’être toute propre de l’intérieure. Il est 8h45. S’ensuit ma plus longue histoire avec mes chiottes, d’une durée de 30 minutes, ponctuées de terribles maux de ventre et de vidage intensif. J’entends Brad me demander si ça va. Je le maudis.

Au bout de 30 minutes, je me sens littéralement vidée, je prends une douche et je file faire l’IRM. La secrétaire m’accueille, grand sourire, je lui dis que j’ai rendez-vous, oui oui, j’ai bien fait le lavement, une vraie partie de plaisir, ah ah qu’est-ce qu’on s’marre, j’ai bien pris mon anti histaminique, toussa toussa.

On me fait attendre. Puis on m’installe dans une petite pièce où je dois tout enlever, revêtir une blouse, mais je dois quand même garder mes chaussettes. Au top du glam.

J’arrive ensuite dans la pièce de l’IRM. La technicienne m’installe, m’explique tout et me dit que je vais devoir me mettre un produit dans le vagin via une seringue de gavage (me disais bien aussi que j’avais pas apporté tout ça pour rien). Allez, après avoir rempli le cucu, on rempli le minou. Charmant. Une fois fait, on m’installe, allongée, un casque sur les oreilles pour entendre de la musique et c’est parti. Je me détends, presque prête à m’endormir quand le son de l’IRM retentit. On aurait dit qu’un marteau piqueur était dans la pièce d’à côté. Apparemment, c’est normal tout va bien. Le truc dure environ 10-15 minutes, on m’a même mis des « lumières » de couleur en fond pour me divertir. La prochaine fois, je demanderai un film, tant qu’à faire.

Je sors de là, je me rhabille en passant par la case « toilettes » et j’attends encore que le radiologue (qui en fait est UNE radiologue) m’appelle pour me donner les résultats. Résultats : tout paraît normal, pas de traces d’adénomyose ou d’endométriose, juste des ovaires assez gros, avec plein de follicules, mais en rapport avec ma pathologie.

Biiiiennn. Me voilà à moitié rassurée. A la fois, je suis contente de voir que tout est nickel, à la fois, nous n’avons toujours aucune piste pour savoir ce qui cloche chez moi. L’utérus a l’air ok, la vascularisation est bonne.

Brad quant à lui doit faire ses analyses pré-IMSI mercredi prochain, le 14 mai, donc on aura les résultats début juin. Et il doit toujours arrêter de fumer, ce qui n’est pas gagné.

Pour le reste, Brad est pas facile à vivre en ce moment (stressé, préoccupé). Quant à moi, je fais une pause bienvenue avec la PMA. Depuis que nous avons commencé « tout ça », nous n’avons pas fait de réelles pauses. Un mois de « rien » seulement entre le dernier TEC de la première FIV et la deuxième FIV et pour le reste, nous avons tout enchaîné. Je ne voulais rien lâcher, j’étais incapable de faire une pause. Aujourd’hui, c’est mon corps qui me le réclame aussi bien que mon esprit. Je suis en pause, et bordal, ce que c’est bon ! Plus de prises de tête, je bois, je mange, je baise et je travaille (un peu) à mon rythme et plus au rythme de la PMA. Je me réapproprie mon corps,  j’ai perdu deux kilos, sûrement en trop, et j’ai même, pour la première fois hier, repris un peu le sport. Je me sens bien en dedans de moi. Je me sens bien tout court.

Bien sûr, quand je pense à mes chances potentielles de devenir maman, je reste cependant réaliste. Déjà 8 winners à J5 qui n’ont pas tenus, pourquoi ceux de la prochaine Faïve tiendraient-ils davantage ? Même avec le traitement de choc de M*triceL*b sans la biopsie, qui ne représente guère plus qu’un pansement, je ne vois pas ce qui ferait que cette fois, la roue tournerait. Bien sûr lors de cette prochaine Faïve, je serais beaucoup plus positive. Mais franchement, pourquoi cela fonctionnerait plus ?

Dans mon petit carnet, en attendant, je note les examens à suggérer à Super Doc en plus. Pour le moment, il y a « biopsie de l’endomètre ? » en sachant qu’elle n’était pas open pour m’en faire une tout simplement parce que c’est très invasif et que j’ai déjà eu une cœlioscopie qui a révélé un utérus normal et que la vascularisation est bonne (j’ai fais deux écho Doppler), et que lors de la prochaine Faïve, elle compte me donner le traitement de choc préconisé par ML. Il y a aussi recherche de la fragmentation de l’ADN des spermatozoïdes de Brad, mais peut-être le test pré-IMSI révèlera cela ( je l’ignore en fait). Voilà, voilà.

Toutefois, depuis quelques jours, j’ai réalisé que depuis presque deux ans et demie, pas une fois je n’avais lâché prise. Pas une fois, je n’étais plus dans le contrôle. Je profite de cette pause pour changer cela. Ou en tous les cas, je fais de mon mieux. Je vous lis toujours, je commente beaucoup moins. Chaque jour, je me félicite pour une chose positive. Je suis consciente de mes qualités et je ne les dévalorise pas. Hier, j’ai fais pour la première fois depuis un an ou deux un footing de 30 mn (je me félicite moi-même pour ce footing d’ailleurs, mouahahah). Je fais toujours l’amour mais pour le plaisir, pas pour le « au cas où ». Je me fous royalement de mes boss qui ont accepté de me laisser partir le 30 juin prochain. Je bois des verres de vin et mange sainement, mais pas que. Je pense à moi. Je suis dans un cycle TOUT POUR MA GUEULE et oh la la que ça fait du bien.

C’est qui l’patron maintenant ? + Edit

C’est moiiiiiiiiiii !

Je n’ai pas gagné au loto, non, je ne m’apprête pas à vivre une vie de rêve sous les cocotiers, mais… j’ai démissionné ! P*****, le soulagement ! Un truc de malade ! Et mes boss ont tellement bien pris ma démission qu’ils ont accepté de réduire mon préavis à la durée que je voulais… en bref et pour faire court, au plus tard fin juillet, mais sûrement plus probable mi-juillet ou début juillet, je serai LIBRE. Cela signifie que je ferai mon job pour MA pomme et aussi sûrement que je serai encore plus pauvre que maintenant. Mais, je serais libre, sans la pression des boss. My God.

En réalité, je me sens déjà libre… plus que deux mois, certes, pour que cela se concrétise, mais je suis d’ores et déjà contrainte d’effectuer toutes les démarches pour mon installation. En bref, je travaille encore pour eux mais mon esprit est déjà ailleurs. Et ça c’est good !

Venons-en désormais au sujet qui fâche.

Rendez-vous du 23 avril avec Super Doc. J’ai un peu mené l’entretien avec toutes mes questions, affirmations, décisions. J’ai clairement dit que je voulais faire une pause, et qu’on ne souhaitait rien faire avant septembre. Elle m’a dit qu’en effet, c’était très sage et sûrement la bonne décision car mon corps avait probablement beaucoup encaissé. Et psychologiquement aussi. Cependant, je lui ai dis qu’avant la troisième Faïve (ouais, j’aime beaucoup le surnom donné par ma naturo à ces FIV), je voulais essayer de trouver la « cause » de cette infertilité manifeste. Elle est d’accord avec moi, 8 embryons au stade blasto transférés pour zéro grossesse, y’a un truc qui fonctionne pas quelque part. Mais où ?

On a reparlé biopsie de l’endomètre et M*triceL*b. Elle s’est penchée sur le sujet, a fait des stats et m’a dit qu’au vu de tout ça, elle n’était pas convaincue de l’efficacité du traitement. Selon elle, sur les 10 patientes qui ont suivi le traitement, 9 ont eu exactement le même diagnostic. Elles ont toutes suivi le traitement préconisé (le même, à chaque fois) et n’ont pas toutes eu des grossesses. Elle m’a pas dit les chiffres exacts, mais ce n’était pas mirobolant. Du coup, pour ne pas agresser encore une fois mon corps (rappelons que j’ai déjà eu une coelio et une hystéro qui n’ont rien donné : trompe droite indébouchable et utérus petit mais normal), elle me propose de ne pas faire la biopsie mais de me donner le traitement de choc pour cellules tueuses pour la Faïve. Au pire, ça ne fera pas de mal, hein.

On a fait le point sur ma réserve ovarienne : pas de souci de ce côté là. Cool. En même temps, vu que je n’ovule jamais, c’est logique !

On a fait le point sur le spermogramme et… j’ai demandé des investigations plus poussées, donc on va faire un msome (gneuh ?!) c’est à dire euh… disons des analyses plus poussées, voir si une IMSI serait peut-être adaptée à notre cas, mais ça paraît peu probable vu qu’en FIV simple on arrive à avoir des embryons évolutifs jusqu’à J6. Et Brad est invité à arrêter de fumer… La gueule de Brad ! Je le regarde genre « haem… ça fait un an que je te le répète » et il lâche devant la Doc  » bon ça va, on en parle tous les jours… ». La Doc : euh. supjet sensible, je vois. Mais, si ce n’est certainement pas la cause de ces échecs, ce serait tout de même mieux d’arrêter. Donc, Monsieur, on se revoit en septembre, vous aurez arrêté ». Roh la la, je suis trop conteeeeeeeente ! Sauf que depuis le rendez-vous, Brad n’a pipé mot de ce que la Doc lui a dit. Ne m’a pas non plus promis d’arrêter. Bref, je suis dans le flou. Je le laisse dans son coin, réfléchir, mais, en lui écrivant un petit mail, ce matin, je l’ai averti que je ne retenterai pas de Faïve tant qu’il n’aura pas arrêté de fumer depuis au moins trois mois. A lui de voir s’il le veut vraiment ce gosse. Nan mais. Moi j’ai arrêté de fumer, moi je m’enfile traitements sur traitements, écho, prise de sang, rendez-vous, contrainte, hyperstim, pas de café, pas d’alcool post transfert, je fais attention à mon alimentation, et lui, même pas il arrête de fumer ? Faut pas déconner non plus. L’ultimatum est lancé et si toujours rien fin mai, je ferai une piqûre de rappel. A lui de voir.

Enfin, Super Doc m’a demandé de faire une IRM pelvienne (super, j’avais pas testé ce truc là) pour voir si je n’aurai pas de l’adénomyose cachée quelque part. Koikecé ? D’après mes recherches, c’est une forme d’endométriose dans l’utérus en fait. Elle pense que non, car sinon, on l’aurait vu à la coelio, mais elle n’exclut rien. Me voilà partie pour prendre rendez-vous pour une IRM à la clinique. La dame des rendez-vous est en train de dire au téléphone que les délais sont très longs, pas avant le 6 mai pour une IRM. Je dis à Brad : pas grave, on a le temps (au moins 4 mois). Notre tour arrive, et là… elle me propose un rendez-vous samedi. Euh ? Samedi là, de suite là ? Et vous me proposez en plus un jour où je ne bosse pas ? Aurais-je un tout petit peu de chance là ? Je prends le rendez-vous samedi, et la paperasse à remplir, et l’ordonnance des produits à aller chercher et je vois… que je dois faire un lavement rectal une heure avant. Joie ! Ca va être super, je sens… Je fais donc mon IRM demain et je déposerai la radio chez Super Doc qui m’appellera si elle voit quelque chose de suspect.

Et sinon, rendez-vous en septembre ! Ou plus tard si Brad n’a pas arrêté de fumer ou tardé à le faire.

Dans l’intervalle, elle m’a promis de parler de mon cas lors d’une réunion où tous les doc de la région vont se réunir autour du sujet PMA (médecins, gynéco, radiologues, etc.). Voir si les autres ont d’autres idées. J’approuve. Si quelqu’un pouvait avoir une idée qui permettrait de mettre un nom à nos échecs et trouver des solutions, je prends.

En attendant septembre, me revoilà avec du duphaston à prendre régulièrement, pour que mon corps garde une « imprégnation hormonale » car sinon, je ne fabrique pas d’hormones naturellement. Donc, j’attends de voir si mes règles viennent naturellement le mois prochain (on peut toujours rêver ^^) et dans la négative, duphaston pour les déclencher, environ une fois par mois.

Je vous tiens au courant pour l’arrêt clopesque de Brad (l’espoir fait vivre), mais je risque d’être très occupée dans mes semaines et mois à venir. C’est qui l’patron maintenant ? C’est moiiiiiii !

Edit de 13h08

Réponse de Brad au mail : « je t’ai dis oui pour changer un peu nos habitudes, mais laisse moi un peu de temps pour la clope ». Hourra ! Il va le faire. Reste à savoir quand. Espérons que ça lui vienne vite, hein. Mais oui, mais oui.

 

Mon utérus, ce serial killer

Brad me tuerait s’il m’entendait, mais je n’ai plus qu’à me résoudre à l’inévitable : mon utérus est pourri. On aura tout essayé. Déjà 8 winners à J5 n’ont pas survécu à mon utérus serial killer. Déjà 6 transferts. Bientôt un 7ème, le dernier.

Après, je ferai cet examen de l’endomètre pour que MatriceLab examine mon utérus, me trouve vraisemblablement des cellules agissant en excès et tuant nos winners, et réessayer une FIV avec un traitement adapté (genre, progestérone à gogo, corticoïdes, etc. Réjouissant). Cependant, si cela me donne un nouvel espoir, après toutes mes recherches sur le net, l’espoir est maigre : toutes les nanas qui ont envoyé un bout de leur muqueuse utérine se sont retrouvées avec un diagnostic de cellules tueuses ou autre, elles ont toutes pris le traitement, et je n’ai pas vraiment entendu qu’elles étaient toutes enceinte, après. Ce serait même le contraire. Donc, niveau efficacité, je demande à voir.

Nous devrions savoir également bientôt si nos caryotypes sont bon ou pas. Peut-être ceci expliquera cela. Celui de Brad est arrivé, le mien ne devrait pas trop tarder. Les résultats ne nous sont pas communiqués directement.

Voilà, sinon, en attendant, je broie du noir. Je pleure, un peu. Je travaille, très peu. Je hais la terre entière. Je doute de pouvoir un jour donner la vie. C’est très douloureux.

J’attends désormais les premiers saignements pour appeler Super Doc et voir ce qu’on fait. Probablement, le lancement du dernier TEC du dernier winner. Mais après, j’arrête les frais. Pour quelques temps. Mon utérus est pourri point. Je hais juste DNLP de m’avoir dotée de cet utérus serial killer. C’était franchement pas obligé.

Derniers mots à mes fans : merci pour tous vos messages de soutien. Je ne vous répondrais pas, une par une, pas pour le moment. Pas la force. Mais le coeur y est. Merci pour ce soutien sans faille. C’est important.