Ma vie est vraiment trépidante

Lundi dernier donc, petits saignements après la prise de Duphaston qu’on a fait semblant, Super Doc et moi, de prendre pour des règles pour démarrer le traitement en vue de la fameuse biopsie. Cela fait donc officiellement une semaine que je me shoote matin, midi et soir avec ces fameuses pilules de Provames.

Provames, tu vois, je connais. J’ai déjà fait trois de mes quatre TEC avec ce traitement, qui m’allait plutôt bien, car finalement, un peu comme tous les autres traitements d’ailleurs, j’avoue, j’ai très peu d’effets secondaires (un peu d’irritabilité et de fatigue, peut-être, mais franchement, pas de quoi en faire un fromage).

Sauf que là, c’est pas la même. Je suis énervée H24, un énervement incontrôlable qui me fait réagir au quart de tour et être de mauvaise humeur. Comme si j’avais arrêté de fumer la veille. Même mon collègue a vu que j’étais énervée. Même Brad a dit que c’était « pire que d’habitude » et qu’il voyait bien que « je faisais des efforts pour me contenir ».

Au taf, ça passe plutôt bien parce que finalement, je fais un métier où plus t’es énervée, plus on te trouve performant. Donc, je gueule sur tout et sur chaque chose, et personne n’y trouve à redire. Tant mieux.

En revanche, moi, je suis épuisée d’être énervée. Et ce matin, comme si ça suffisait pas, Provames m’a provoqué un bon mal de bide durant une heure.

Alors pourquoi une telle réaction ? Oh, j’avoue, je ne cherche pas trop. Mais voici à quoi je pense :

– là, je sais que c’est pour du faux, qu’on ne va transférer aucun embryon, donc, je ne devrai selon mon inconscient très intérieur et pas du tout pragmatique ne rien ressentir alors que ce que je ressens quand je suis en mode « traitement », je n’y prête pas attention parce que finalement, c’est dans l’ordre des choses (t’as tout compris ou je recommence ?).

– 6 mois sans traitement ont permis à mon corps à se déshabituer de tout ça, et, il faut qu’il se réhabitue (hypothèse la plus probable),

– mon corps fais des progrès et désormais réagit aux traitements alors qu’avant, cela lui était indifférent (hypothèse la plus espérée).

Voilà voilà un aperçu de ma vie trépidante. Vivement la progestérone (a priori en milieu de semaine prochaine) pour que j’ai vraiment des symptômes de malade. Qu’est-ce qu’on s’marre !

Sinon, mon appel à jouer à Duel Quiz est resté lettre morte (à part toi, V., merci merci merci de pas me laisser en galère d’amis) et je suis très très très déçue. Je vous ai dis : j’ai une vie TRE-PI-DANTE !

Dernière chose, et non des moindres : j’ai beaucoup beaucoup de blog dans mon lecteur et n’arrive pas à vous lire toutes, donc, ne vous vexez pas si je ne commente pas ou ne lis pas certains articles (c’est vraiment rare que je ne lise pas quand même), je n’ai pas le temps (pour de vrai, j’ai vraiment une vie trépidante).

L’effet Perle de lait … ou comment je tente de lâcher prise

Tu connais la pub ? Tu sais… la nana, elle mange un yaourt et elle crispe son visage.

Puis elle dit : « et j’ai goûté Perle de lait, et mon visage s’est transformé » et là, tu la vois avec un visage hyper détendu.

Bref. J’ai eu mon effet Perle de lait à moi, et franchement, non seulement mon visage a changé (parait-il qu’il s’est éclairé), mais ma vie aussi.

Mon effet Perle de lait a commencé quand j’ai pris conscience qu’il fallait que je vive ma vie sans la faire dépendre de notre désir d’enfant et de la PMA. Autrement dit, ça ne sert à rien d’attendre un congé maternité qui ne viendra pas. Donc, j’ai pris les devants, j’ai donné ma démission et j’ai appris à dire non. J’ai dis non à mes anciens boss. Et je suis partie, vivre mon challenge professionnel, vivre ma vie. Etre à son compte m’a changé la vie : plus de compte à rendre, à part à mon banquier, organiser ma journée comme je l’entends, et sérénité d’esprit. Même si je cours toujours, même si le stress du métier est toujours là, je suis heureuse le matin de me lever pour travailler.

Et l’effet Perle de lait a continué : je me suis inscrite au yoga. Ah le yoga.  Une heure et demie par semaine, et ça me fait un bien fou. Je fais du yoga Kundalini, basé sur des « chants » et sur la respiration. Sérieux au début, j’étais morte de rire de m’entendre chantonner des paroles incompréhensibles. Puis maintenant, je me concentre sur les paroles et je sens le bien-être m’envahir, comme dit la dame. Je suis tellement détendue que je profite de ce cours pour évacuer tous mes gaz naturels (heureusement, je pète en silence, oufffff).

Tout ça pour dire que j’ai eu mon effet Perle de lait. Que je suis heureuse. Que je vois bien que je peux être heureuse même sans enfant. Mais que pour le moment, le deuil n’est pas fait, je veux être maman.

Je n’ai pas totalement lâché prise, mais je suis sur la bonne voie. Difficile de lacher totalement prise quand on fait un métier un peu stressant, quand la PMA est partout, quand les femmes enceintes et les bébés sont autour de vous. Mais, désormais, je vis bien tout ça. Preuve en est. Un couple d’amis très proche (quasi meilleur ami de Brad) nous a informé en VIP de leur grossesse du deuxième en C1. VIP car ils en ont parlé à personne, sauf à nous, car ils étaient très mal par rapport à notre propre histoire et redoutaient un peu notre réaction. Brad, comme d’hab, était super heureux pour eux. Et… j’avoue que moi aussi. Pour la première fois, j’étais contente, sans arrière pensée, pour ma copine fertile (d’habitude, je réserve cela à mes copines infertiles ou qui ont galéré pour avoir un bébé…). Je ne sais pas si c’est parce qu’elle a toujours été à l’écoute quand j’en avais besoin, qu’elle ne juge pas et ne sort pas des « préjugés » à tout va. Mais le résultat est là. Je me réjouis du bonheur des autres avant de penser à ma petite personne, et ça, c’est juste magique.

Déception

Débriefing avec Super Doc. 10 mn, clé en main. Je n’ai pas posé toutes les questions que j’avais préparées puisqu’elle nous a, sans que je le demande, dis qu’il fallait explorer d’autres pistes. Ce qui ne va pas chez nous ? L’implantation embryonnaire. Or, en l’état actuel de la science, impossible de savoir pourquoi les magnifiques embryons que nous produisons soit arrêtent leur développement, soit ne s’accroche pas.

Mon utérus est très joli, parait-il, en tous cas, aucune trace d’adénomyose ou autre endométriose. Les analyses sanguines poussées n’ont rien révélé. Donc, Super Doc dit que nous devons désormais explorer toutes les nouvelles pistes. La FIV IMSI en est une (même si elle n’a pas paru hyper convaincue), la biopsie ML en est une autre. 

Je lui ai tout de même annoncé, sans sans joie, le retour de mes règles. Elle était très contente, mais elle m’a confirmé que tout ça est très fluctuant, et que ça pouvait s’arrêter du jour au lendemain, ou continuer… puis, avec ma trompe en moins, et le très mauvais spermo de Brad, la FIV reste d’actualité. Pas de bébé couette pour nous, donc. Snif. 

Le programme des réjouissances : attendre ou provoquer mes règles fin septembre. Puis, démarrer un « faux cycle » de FIV avec provames et de la progestérone, afin de simuler une FIV en octobre. Faire le prélèvement de muqueuse utérine, l’envoyer à ML, et au vu des résultats que l’on devrait avoir pour novembre, faire une FIV IMSI. Ce qui nous ramène à…. décembre. Pas de nouvelle tentative avant. 

J’avoue que c’est moi qui ai demandé à faire toutes les analyses nécessaires avant, mais là, ça me gave clairement d’attendre encore trois mois pour avoir une petite chance de tomber enceinte. 

Brad, lui, est patient et ne manifeste aucune impatience. Il faut faire ce qui doit être fait. Les hommes… 

D’ailleurs, j’ai oublié de demander à Super Doc un examen de la fragmentation de l’ADN de ses spermatozoïdes ainsi que de la décondensation de la chromatine. Dans la mesure où on se dirige vers une FIV IMSI, qu’est-ce que cet examen peut bien nous apporter ? Devrait-on le faire, selon vous, lectrices expérimentées ? Je sèche. 

Alors, pour patienter, je positive :

Décembre, c’est mieux car cela me laisse le temps de gérer, sans la PMA à côté, mon installation professionnelle, mon déménagement, la décoration de mon bureau (très important), et accessoirement, tous le fratras administratif. 

Décembre, c’est mieux car ça laisse encore trois mois de rab à Brad pour réduire encore plus la clope, voire arrêter (et ça y est, il est motivé ! Il reste toujours à 7 clopes par jour  l’heure actuelle, mais, il s’est découvert une passion pour sa cigarette électronique…, bref, il VEUT arrêter, mais progressivement, sans stress). J’attends de voir !

Décembre, c’est mieux car ça me laisse encore plus de temps pour me mettre au sport, au yoga, et avoir une vie saine (mais pas trop quand même, le vin et les rillettes se languiraient de moi). 

Décembre, c’est mieux, un point c’est tout. Mais, bordel, que c’est loin !

Alors voilà

Alors voilà. Nous sommes rentrés de vacances, et dans notre troisième et dernière semaine de repos (enfin, pour moi, c’est plutôt une semaine mi-vacances, mi-boulot), mais qu’importe. Ne m’en veuillez pas, mais voilà deux semaines, voir plus, que je n’ai pas lu vos blogs, donc, j’ai du en louper des choses… Je me mettrai à jour, petit à petit. Cette coupure bloguesque m’a fait un bien fou. Nous arrivons à notre quatrième mois hors PMA et je me sens revivre. Prête pour repartir. Reposée. Sereine.

Durant ces vacances, j’ai bien sûr pensé à notre mal d’enfant, à notre parcours, mais peut-être moins souvent, et jamais triste. J’ai lâché prise. Surtout durant la deuxième semaine. Plus de régime de naturopathie, apéritif tous les jours, charcuterie, fromages, pizzas et gluten au programme.

Alors voilà. La première semaine a mis mes nerfs à rude épreuve. Nous étions dans la famille de Brad. Qui dit famille de Brad, dit soeur de Brad que nous appellerons Jennifer (ben oui, Brad, Jennifer…). Jennifer m’a tout simplement « saoulée ». Radio langue de putes est lancée. Jennifer a un avis sur tout, surtout en politique (ne jaaaaamais parler politique avec sa belle-soeur, note pour plus tard) et surtout pour tout ce qui concerne sa Pitchoune (adorable) de deux ans. Il faut aussi vivre en fonction du rythme de Jennifer, et surtout de sa Pitchoune. Le tout, sans moufter. Parce que si t’es pas contente, c’est pareil. Moi qui suis une fille adorable et d’un caractère plutôt calme et pacifique (non ? mais euuuuh), j’ai réussi à bien m’engueuler avec elle deux fois en cinq jours. La bonne nouvelle, c’est qu’ils partent bientôt vivre dans un pays lointain (en mars). La mauvaise, c’est que le départ est prévu pour mars et qu’en attendant, Jennifer, son mari et Pitchoune réquisitionnent toute l’attention de Joli Papa et Jolie Maman, mes beaux-parents, et que Brad est orphelin jusqu’en mars. Exemple : finalement, Brad ne fêtera pas son anniversaire avec ses parents comme prévu, ni le Jour de l’an, d’ailleurs, priorité est donnée à Jennifer qui habite la Capitale (donc à plus de 500 kms de chez nous). Peu importe, nous n’avons pas besoin du soutien de notre famille, nous (et heureusement que la mienne est là).

Alors voilà. La deuxième semaine a été beaucoup plus… calme. Cela a débuté par un week-end festif, entre amis, où l’on a visité un village célèbre dans notre région (Lolotte, si tu me lis… oui, c’est ce village là !), où l’on a bu du putain de bon vin, où j’ai inscrit un ami sur un site de rencontres (qui me dira merci quand il aura trouvé l’âme soeur), où l’on a ri.

Puis, en amoureux, nous sommes partis pour le Pays Basque, au milieu de nulle part, dans le petit chalet de mes parents. Premier voisin : une vache. Premier village où il y a une boulangerie : 5 kms. Vue de la terrasse :

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Le programme a été : repos, bonnes bouffes, dégustation de fromages, randonnées, lectures et séries pour les soirées. Le bonheur. Nous nous sommes retrouvés, ressourcés.

Et cette semaine s’est terminée, dimanche, par la plus belle des surprises (pour moi, j’entends). Non, je ne suis pas enceinte. Mais, oui, j’ai eu un J-1 naturel. Stupéfaction. La scène. On est tous les deux, au milieu de la pampa, un dimanche matin, j’ai mal au bide depuis le matin. Mes parents arrivés le vendredi soir sont partis au village accueillir des amis pour le déjeuner. Le soleil brille. Pas une serviette hygiénique, pas un tampon dans toute la maison, et encore moins dans mon sac (avoir mes règles pendant les vacances, de manière non programmée, c’est tout nouveau pour moi !). Malgré tout, je m’en fichais, j’étais heureuse. Du vrai sang provenant (peut-être ?) d’une ovulation naturelle, pour un peu, j’en aurai presque encadrée ma culotte. Depuis, je suis redescendue sur terre. Ce cycle est peut-être un accident, peut-être cela ne veut rien dire, et cela ne résout pas notre infertilité, les 95 % d’atypie, la trompe bouchée, l’absence de nidation. Peut-être cela ne se répétera-t-il jamais, peut-être n’aurais-je plus de J-1. Mais bordel, je m’en fous. J’ai eu un J-1 pour la première fois depuis l’arrêt pilule il y a trois ans ou presque, mon corps s’est remis en marche, je fonctionne !!! J’ai réussi mon pari : me réapproprier mon corps, et je le sens, ce corps, je le sens.

Les causes ? Je n’en sais rien, et je m’en contrefous. Probablement une accumulation de tout : la démission, l’installation, la naturopathie, la relaxation, le bien-être. Peut-être même rien de tout ça. Mais, je dois me rendre à l’évidence. Maman, toi qui disais que tout se résoudrais après mon installation, dont je me moquais gentiment, Mea culpa. Non seulement, tu avais raison, mais en plus, tu as eu la délicatesse de ne pas me dire « je te l’avais dis » quand je t’ai annoncé, dans la minute, la nouvelle. Et tu m’as dis : « Ok, je te prends des protections au village. Mais c’est génial ! Faut qu’on fête ça ! ».

Les suites ? Je n’en sais pas plus. Cela ne résout pas notre problème d’infertilité, mais cela change beaucoup de choses. Nous devions faire le point en vue d’une FIV 3 avec Super Doc dans deux jours, et bien, je lui larguerai mon scoop et elle me dira ce qu’on fera. Probablement une FIV, mais avec un autre traitement, et plus tard. Peut-être des analyses, que sais-je.

Et maintenant ? Maintenant j’attends de savoir ce qu’en dira Super Doc. Et j’attends de voir si, fin septembre, un nouveau cycle s’annonce, et le cas échéant, sa durée. J’ai l’impression d’être emplie d’une joie de vivre intense. Je file souvent aux chiottes pour constater que je ne rêve pas. Je fais tout l’inverse des autres. Mais j’m’en fous. Je suis heureuse.

Relaxation dynamique et opération déculpabilisation

Je l’ai déjà dis, j’ai été voir une naturopathe fin avril et je suis ses conseils, peu ou prou, depuis le mois de mai. Résultat : je me sens mieux. Je ne respecte pas ses conseils à la lettre (sinon, adieu vie sociale et joies de vivre), mais je respecte ceux qui me plaisent.

Pour accompagner ces conseils et mettre un max de chances de mon côté, j’ai entamé des séances de relaxation dynamique avec Mme Naturo. Et purée, ce que c’est bon ! D’abord, quoi que c’est la « relaxation dynamique » ? Un peu antinomique, n’est-ce pas ? En fait, la relaxation dynamique est une technique de relaxation basée sur des exercices de respiration et de gestion de la pensée. La relaxation dynamique, qui fait partie du domaine plus vaste de la sophrologie, assure une détente physique et psychique. Vraiment. Et ça marche. Je veux dire, non, je ne vais pas tomber enceinte grâce à ça, mais oui, cela m’aide à me relaxer et à laisser une place à mon enfant. A le visualiser (ce que je suis incapable de faire). Parce que pour lui laisser une place, pour qu’il vienne se nicher dans mon corps, il faut aussi qu’il sente qu’il y est le bienvenue.

On a pas mal discuté avec Mme Naturo. Elle m’a dit : « Vous venez d’accoucher de votre premier bébé, votre « petite entreprise ». Maintenant, vous allez être prête pour accueillir votre second bébé, et on va vous y préparer ». C’est pas faux. Avant, ma vie était trop pleine. Aujourd’hui, je lui laisse la place de venir.

Comment se passe les séances ? Comme une séance de relaxation classique : tu t’allonges, tu fais ce que Mme Naturo te dis de faire (respirer longuement, imaginer telle ou telle chose) et tu te réveilles une heure plus tard, étrangement apaisée, n’ayant pas vu le temps passer.

Prochaine étape ? L’hypnothérapie. J’ai un contact, y’a plus qu’à.

A la suite de mon précédent article, j’ai tout de même évolué. On a eu une grosse dispute avec Brad vendredi soir, puis samedi encore… Encore et toujours le même problème : sa consommation de clopes. Et son hygiène de vie. On a, après cette dispute, beaucoup discuté aussi, et j’ai compris certaines choses.  Résultat : j’ai décidé d’arrêter de me culpabiliser pour tout. Je vais profiter de la vie jusqu’à cette prochaine FIV, boire, manger, rire, sortir. Je le faisais déjà, j’avoue, mais toujours avec une arrière pensée culpabilisante. Or, avec Mme Naturo, on a travaillé sur la culpabilité ces derniers temps (tiens donc !). Et je vais aussi arrêter de soumettre Brad à ma condition d’arrêt de clope. On a parlé, et, effectivement, le manque est très présent chez lui et le stresse énormément. Arrêter tout court serait peut-être encore plus désastreux pour ses bébètes, vu le stress engendré. Cela n’empêche qu’il pense avoir divisé par deux voire trois sa consommation (fumant des cigarettes roulées, il ne savait pas combien il en fumait par jour…). Aujourd’hui, il en fume moins de 10 (une moyenne de 7) + la cigarette électronique. J’en reste là. J’espère qu’il n’augmentera pas et qu’il continuera ses efforts. Mais, soyons sérieux, s’il est vrai que la clope a un effet négatif sur la fécondation toussa, je ne pense pas que le fait qu’il en fume 10 par jour puisse complètement ruiner nos chances. Je pense que si ce petit bébé doit s’accrocher, il s’accrochera. Et le fait d’accepter tout ça (il m’a fallu un week-end de crises et de larmes) ne sera que bénéfique pour une future accroche.

Me voilà fin prête pour attaquer FIV 3 à la rentrée après un été à profiter de la vie 🙂 Je prendrai rendez-vous, peut-être cette semaine, pour un rendez-vous de mise au point avant FIV 3 avec Super Doc. Forte dans mes baskets, la peur au ventre, mais forte. Soutenue par Brad. Lui qui ferait fera  un merveilleux papa (ses qualités de père ne sont plus à démontrer, vu son comportement avec sa filleule, ma filleule et tous les gosses de nos amis).

Bref, c’est la crise

Je commençais juste à être heureuse, profiter de la vie, c’était trop beau pour continuer. Les cagades continuent chez nous et de plus belle.

Par quoi commencer ? Par le début, tout simplement. Depuis 2 semaines, je bosse comme une tarée. 10 h par jour, 7 jours par semaine. J’ai passé mon week-end ensoleillé dans un tribunal et dans un bureau. Tout ça pour rien puisque le résultat ne fut pas la hauteur. (Autant vous dire que je suis à la masse côté lecture des blogs des coupines).

Puis, lundi dernier, première désillusion. Ma future « associée » me lâche. Oui, elle ne peut pas prendre un local avec moi car le préavis serait de 6 mois (pour une loc) ou de 3 mois (pour une sous-loc) et qu’elle ne sait pas où elle sera dans 3 mois. Gros LOL, là. Car le sous-entendu, c’est : « je ne sais pas si je ne vais pas déménager à 200 bornes, tout lâcher, tout quitter, ma clientèle, mes projets pro, mes amis, pour aller m’installer dans la même ville que mon mec actuel que je connais depuis un mois et demie ». WTF ?!

A l’annonce de cette nouvelle, je n’ai pas réagi. J’étais malade. Elle a profité de ma faiblesse. Je lui ai dis au revoir, puis, j’ai réalisé. ELLE ME LAISSE TOMBER ! C’est pas comme si on en parlait depuis plusieurs semaines/mois. C’est pas comme si on n’était tout de même devenue un peu proches. Première gifle. Plus tard, hier, je l’ai revue. Et je lui ai dis tout le bien que je pensais de cette situation, du fait de tout lâcher pour un mec qu’elle connait à peine, de s’emballer comme ça… Que dans cette ville, elle devrait tout recommencer de zéro, s’adapter aux us et coutumes du barreau (chaque barreau a ses particularités), se refaire un nom, une clientèle, rebosser pour un patron, bref, revivre l’enfer. Se re-enchaîner. Ca n’a pas eu l’air de l’ébranler outre mesure. Moi, en revanche, ma confiance est rompue, et mon amitié, grignotée. Je suis très dure en amitié et je ne pardonne pas comme ça. Elle m’a fait mal, et je crois qu’elle le sait. Pour le reste, je continue à mener mon chemin, seule, mais sûre de ne pas être mal accompagnée.

Mais s’il n’y avait que ça… mais non. Faut toujours que les choses se compliquent. Hier, nous avions rendez-vous avec Jolie Doc, notre biologiste. Qui nous a expliqué en première partie de rendez-vous que nos embryons étaient de vrais winners lors de nos précédentes Faïves. Ils étaient pârfaits, rien à dire, jolis comme tout, etc. En plus, on arrivait à chaque fois au stade blastocyste. Toutefois, ils n’ont pas « tenus ». Alors, Madame, vous a-t-on parlé de M*triceLab ?

Je répète ce que m’a dit Super Doc. Sauf que Jolie Doc pense que je devrais le faire. Bon. Ok, je suis pas contre, mais bordal, mettez-vous d’accord. Je lui ai donc demandé de parler avec Super Doc, un peu, de communiquer et qu’ils me rappellent. Après, j’ai posé des questions. Qu’a donné le test pré-IMSI ? Stupeur. Les résultats n’étaient pas dans le dossier, elle a du aller les chercher et pensait qu’on ne l’avait pas encore fait. Elle va les chercher.

Et là, catastrophe. Je pense que ça ne va rien dire à la plupart d’entre vous, mais en gros, Brad a 1% de spermatozoïde de Grade 1, et 11 % de Grade 2, 30% de Grade 3 et 58 % de Grade 4. Explication : rien ne va. IMSI recommandée. De même que l’arrêt de la clope (bis).

Alors, moi, je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment on a pu passer au travers de ce test pour les deux précédentes FIV (le spermo était normal). Je ne comprends pas non plus comment on a pu avoir autant d’embryons (10 à chaque fois) et autant de blastocystes (4 pour Faïve 1 et 4 pour Faïve 2) en ayant un problème du côté de Brad.

J’ai demandé qu’on fasse des examens complémentaires (fragmentation de l’ADN notamment) pour savoir où on allait. J’ai demandé qu’ils se réunissent bordal, pour parler de notre cas. Qu’ils COMMUNIQUENT ! Ils doivent me rappeler. J’attends toujours. Si j’ai rien la semaine prochaine, je rappelle. Je sais pas qui, je sais pas où mais ça va bouger.

J’en profite pour faire passer un message : si vous connaissez des examens qu’on n’aurait pas fait, n’hésitez pas à me laisser un message. De la même manière, n’hésitez pas à partager avec moi vos expériences. Dame Lapin, HELP !

Brad a sagement encaissé. Sauf qu’il a clairement dit qu’il n’arriverait pas à arrêter totalement la clope. Et je me suis mise en colère. Depuis un mois, il n’a même pas tenté de diminuer. Soit disant, il n’y arrive pas. Je lui ai dis qu’on pouvait attendre, même plusieurs mois, pour lui laisser le temps. Mais non, car en plus il est « pressé ». Bref, Brad déprime. Il ne veut pas arrêter la clope, mais on l’y oblige. Il n’en a pas envie, mais est contraint. Pour lui, il n’a plus de plaisir dans la vie sans la clope (sympa pour moi), et à l’entendre, sa vie est quasi fichue. J’ai peur pour la première fois de le perdre, que cette PMA brise notre couple à jamais, nous sépare. Je ne comprends pas sa réaction, il ne comprend pas les miennes. Je fais tout pour avoir notre enfant, et il continue de cloper.

Hier soir, cela a été la crise. J’essaie de le faire parler, mais lui, ne veut pas parler. Je veux le soutenir, mais il ne veut pas être soutenu. Il est seul avec lui-même et ça me fait mal de le voir ainsi. Ca me fait mal aussi de voir que pour nous, pour notre couple, il est incapable d’arrêter de fumer. Je vais voir comment il gère la chose, à l’avenir, mais j’ai peur d’avoir à lui dire en septembre qu’on ne fera pas de Faïve parce qu’il n’a pas arrêté de fumer.

Quant à ma doc, et bien… je ne sais pas trop quoi en penser. En même temps, c’est elle qui a prescrit ce fameux test alors qu’aucune raison ne portait à croire qu’il y avait un problème de ce côté là. Je vais voir comment elle réagit aux résultats. Si elle me permet de retrouver confiance en elle, tant mieux. Sinon, et bien, je ne sais pas trop quoi faire. Je suis déjà dans une clinique privée, je suis déjà chez les soi-disant meilleurs. L’autre solution serait de consulter à Paris… un peu cher en déplacements…

Bref, c’est la crise et je suis perdue.