Rétrospective ou comment tout a commencé

Allez, zou, un bond en arrière, une petite introspection, nécessaire pour me présenter et pour vivre la suite.

Je m’appelle Marivalou, et j’ai la chance d’avoir rencontré l’Ame sœur (ce que ça fait gnan gnan) à 18 ans trois-quart (j’y tiens à mes trois quart). Je dis l’Ame sœur parce que, même si je suis tout sauf gnan gnan et plutôt réaliste comme fille (n’oubliez pas qu’un mariage sur deux ou trois finit en divorce), ce jour là, j’ai vraiment rencontré mon Ame sœur. Bon, c’est sûr, au départ, je ne le savais pas… mais plus de 12 ans après (My God, ça fait un bail…), je peux dire qu’il est mon âme sœur. Bref.

Pour la suite du récit, Ame Sœur se prénommera Brad. Non qu’il soit beau comme le Pitt que l’on connaît, mais pour moi, il surpasse Brad. Bref, j’idolâtre mon mec, mais il le vaut bien. Et puis, vous le verrez, même si je l’idolâtre, il a pleiiiiiin de défauts.

Pour moi, ma réussite professionnelle a toujours été importante. Je suis l’aînée et ai toujours eu une facilité certaine dans les études, j’ai donc continué et plus on avance, plus on se dit que merde, il faut avoir un bon job, pour bien gagner sa vie et pour faire ce que l’on aime.

Résultat, j’ai un job (bon ou pas, ça je ne sais pas), je bosse à peu près tout le temps, sauf quand je dors, je ne gagne pas bien ma vie, MAIS (et attention, c’est d’importance), je fais ce que j’aime. La plupart du temps. En tous cas, je m’efforce de m’accrocher à cette idée.

Une fois que j’ai eu ce job, il a fallu s’adapter. Parce que j’ai un job un peu stressant, en fait, qui induit que je dois être au top à peu près tout le temps. Donc, j’ai mis un ou deux ans à m’adapter. Un an et demi. Deux ans en fait.

A partir de là, et sous la pression de l’horloge biologique de Brad, j’ai commencé à avoir envie d’un joli bébé pour venir illustrer mon couple parfait. Bon, allez, j’avoue, Brad en avait cruellement envie, moi j’avais juste la frousse.

Nous sommes en décembre 2011. Mi-décembre, ma plaquette de pilule se termine, je ne la renouvelle pas…  et je tremble face à l’inconnu. Je tremble, mais je suis confiante, je devrai rapidement tomber enceinte… ou pas.

Je peux vous dire qu’on a fait des câlins comme des lapins pendant les fêtes de fin d’année… janvier arrive, pas de règles. Je m’y vois déjà, je m’emballe, je commence à avoir peur… calme ta joie, Pépette, le test de grossesse est négatif, la prise de sang qui s’ensuit aussi.

Commence alors le début des péripéties.

Je consulte ma gynéco, on attend quelques mois, je ne savais pas bien ce que j’avais… puis le verdict tombe. Insuffisance hypophysaire, ou un truc comme ça suite à une perte de plus de 10 kgs. Ben oui, parce que mon job de rêve m’a tellement stressée que, couplé avec des soucis persos, j’ai perdu du poids, je mangeais moins. Bref, j’ai perdu plus de 10 kgs et tout mon système hormonal s’est mis en « pause ». Hum. Elle est la touche start ??? Ou avance rapide ?

Pas encore trouvée.

Mai 2012, je consulte Super Doc, spécialiste de l’infertilité dans le centre privé PMA de ma région. On commence rapidement une première stimulation, mais le problème avec moi c’est que j’ai une grosse réserve ovarienne, donc, beaucoup de risques d’hyperstimulation. Donc, il faut me donner des mini doses pour éviter d’avoir des quintuplés voir des sextuplés. Okayyyyy. Du coup, la stim ne donne rien.

Entre temps, j’apprends que j’ai une trompe bouchée et un utérus malformé. Waou, là, j’ai franchement cru que les enfants, c’était pas pour moi.

Une petite hystéroscopie et coelioscopie plus tard, verdict : la trompe ne peut pas être débouchée. En revanche, mon utérus est petit, mais revenu à la normale.

On passe ensuite (décembre 2012) à autre chose: la pompe. Pour faire bref, j’avais un boitier sur mon ventre qui m’injectais toutes les 90 mn des hormones. Il fallait le recharger en hormones tous les 3 jours. Sur 98% des femmes en insuffisance hypophysaire, ça fonctionne. Pas sur moi. Mes taux d’hormones s’envolaient (trop) et pas de grossesse.

Plusieurs cycles de pompe passent et en mars 2013, on parle de FIV. Pas d’insémination pour moi vu la galère que c’est de me faire ovuler normalement (2 ovulations en 6 mois sous traitement).

Entre temps, j’ajoute que j’ai repris mes 10 kg et le moral qui va avec puisqu’aux dires de tout le monde, je suis superbe. Hmmmm. J’ai de la cellulite, quoi.

Première FIV programmée pour juin. 11 ovocytes récoltés, 10 embryons formés, 4 au stade blastocyste (J5/J6) une petite hyperstimulation, et un transfert d’un seul embryon plus tard… Négatif.

Ouf, il me reste encore 3 embryons congelés. Juillet à novembre 2013 : Trois transferts, tous négatifs.

Décembre 2013 : rendez-vous avec Super Doc. On programme cette deuxième FIV pour janvier. Elle change de traitement. Et je demande à ce qu’on me transfert les embryons deux par deux, parce que franchement, psychologiquement, un par un, c’est trop dur, et je ne suis plus toute jeune désormais (30 ans trois quart!!!), et ce n’est plus ma première FIV. Super Doc sourit et me dit « Oui ». Youhou !

C’est parti pour une deuxième FIV.

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